Vienne baroque et Art nouveau

Le Concile de Trente ? La Vienne baroque lui doit tout. Lorsque Paul III le convoque le 22 mai 1542 pour répondre à Martin Luther, il ne se doute pas que la séparation des deux courants du catholicisme conduira à une radicalisation qui aboutira chez les partisans de l’église romaine à la naissance du Baroque. Car dès cette période, tous les arts subiront, avec des réussites diverses, l’exagération, l’exubérance, la grandeur et souvent la pompe.

On a dit que le pape avait voulu, en encourageant ainsi ce courant à Rome, restaurer son prestige en réformant les excès les plus patents de l’Eglise catholique romaine dont la réputation était entachée par le népotisme systématique et le scandale des indulgences. Naissance donc du Baroque pour aller de l’avant et en imposer à tout ce que les réformistes avaient d’austère. Vienne avait choisi de rester au sein de l’église catholique romaine, un choix qui fait qu’aujourd’hui elle dispose d’un patrimoine baroque remarquable. On peut découvrir cette architecture en suivant les chemins de la Vienne impériale qui mènent du superbe et monumental Château de Schönbrunn au rococo des appartements impériaux du Palais de la Hofburg, là d’où les Habsbourg dirigeaient leur empire. On y trouve le Musée Sissi, où le mythe est confronté à l’histoire. Toujours au comble du Baroque, il faut voir l’Ecole d’Equitation Espagnole et son manège grandiose conçu par l’architecte Fischer von Erlach en 1729 où s’illustre le ballet des lipizzans, splendides chevaux blancs, originaires de Slovénie. L'art équestre y est à son plus haut niveau de perfection, de la pirouette à la cabriole, la croupade ou le piaffer... C’est la seule institution au monde qui conserve et cultive, sans le transformer, l'art équestre classique de la Haute-Ecole, de la Renaissance à nos jours.
En hiver, à Vienne, on danse, en trois temps, c’est la saison des bals. Il y a celui des fleurs, celui des chasseurs, celui des médecins ou encore celui des juristes, un des plus couru est celui de l’Opéra, le 27 février, les viennois en raffolent. L’année se termine toujours par le bal de l’Empereur.
En été à quelques kilomètres du centre on peut respirer au milieu des vignes et danser en s’installant dans une guinguette !
Baroque ? Mais pas uniquement : impossible de voir Vienne sans Klimt et l’Art nouveau, tous deux réunis à La Sécession, bâtiment reconnaissable à son dôme doré, dessiné par Joseph Maria Olbrich en 1897. En 1902 Klimt a créé une salle spéciale qui présente une frise de 34 mètres interprétant picturalement la 9ème symphonie de Beethoven, hommage du peintre au musicien. Klimt est partout dans Vienne, au Burgtheater il a réalisé des plafonds avec son frère Ernst et Frantz Matsch, les plafonds peints du Musée des Beaux-Arts c’est eux aussi. Tout Klimt, le « baiser » notamment, est visible au Belvédère, autre Palais baroque du XVIIIe, Klimt y côtoie sur les cimaises un autre enfant de la ville, Egon Schiele. Toujours sur les traces de l’Art nouveau on peut parcourir la ville en suivant les réalisations d’Otto Wagner, il faut voir ses stations de métro… on pense à Hector Guimard que Paris regrette de n’avoir pas mieux traité. Et encore? Une exposition photo sur le peintre Kokoschka, jusqu’au 3 mars, au Musée Léopold, qui possède aussi une grande collection d’Egon Schiele, le fonds immense du Musée de l’Albertina, le « jeune lièvre » de Dürer y est visible à nouveau. Mais Vienne c’est bien sûr la musique, les concerts sont donnés au quotidien au Muzikverein et au Konzerthaus.
Il faut finir la journée de déambulations aux Thermes, ils sont fameux, les plus grands d’Europe, leurs eaux soufrées attiraient déjà les romains. On s’y délasse dans 26 bassins d’eau turquoise. Cerise sur le gâteau, Vienne s’est vue inscrire au patrimoine de l’Unesco pour une de ses grandes traditions ; les cafés brillants d’argenterie et de cristaux ! Ah déguster un Gugelhupf ou une Sacerdoce au Café Central ou à l’Hawelka ! Mais c’est tout l’empire de la crème fouettée qui frissonne sur la langue !

I. Aubert

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