Année France-Corée

De septembre 2015 à août 2016 c'est l' Année de la Corée en France, elle sera inaugurée le 18 septembre 2015.
A partir de mars 2016, elle se doublera de l'année de la France en Corée cela jusqu'en décembre 2016. Le président en est Henri Loyrette qui fut directeur du Musée d'Orsay et pour douze années Président directeur du Louvre, La programmation est coordonnée par l'Institut français.

Il n'y a pas de domaine dans lequel les échanges ne se feront pas : Événements culturels d’envergure dans les musées, les théâtres, les salles de concert mais aussi manifestations dans les espaces publics. Associant toutes les formes artistiques, des plus classiques aux plus novatrices. Même la gastronomie sera au rendez-vous, tout comme les savoir-faire amenant à multiplier les échanges.
Déjà, le musée Guimet révèle ce mois-ci quelques artistes contemporains et parallèlement, les broderies de la créatrice Son In-Sook qui associe les travaux traditionnels à la modernité, merveilleux aboutissement d'un art qui a longtemps été le seul moyen de s'exprimer pour les femmes. Vous y verrez aussi des trésors de la collection Lee Ufan une centaine de peintures et vingt sept paravents des XVII, XVIII et XIXe siècles que le musée avait dans ses collections depuis l'exposition « Nostalgies coréennes » en 2001. Et ce n'est qu'un début ! Cet automne, Paris, Lille, Metz et Marseille ouvrent leurs espaces à des expositions qui surprendront les visiteurs.
Au Grand Palais, la deuxième édition de la biennale « Révélations » salons des métiers d'arts et de la création invite, du 10 au 12 septembre, vingt deux créateurs coréens présentés par la Korea Craft & Design Foundation. Aux Arts décoratifs, l'exposition « Korea Now ! », envahit la totalité des espaces avec quelques sept cents pièces caractérisées par la simplicité, l'élégance et un raffinement sophistiqué. A la mairie du VIIIè arrondissement, « Séoul Paris Séoul » présente des artistes ayant séjourné en France dans les années 1950.
Le château de Chambord affiche les paysages photographiques de Bae Bien U, de fin septembre à avril 2016. Le Centre Pompidou de Metz offre un espace à Kimsooja pour y poser ses installations à la fois ludiques et nostalgiques. Tandis qu'à Marseille, la Friche Belle de Mai accueille une exposition conçue par le Musée national d'art moderne et contemporain de Séoul autour des nouvelles technologies de l'image. Au Tri Postal, à Lille, « Séoul, vite, vite » dresse un portrait de la capitale coréenne à travers ses artistes : un mélange d'époques qui montre les temples phagocytés par la modernité des buildings, images insolites qui servent de fil conducteur à cette première année de France-Corée qui étonne par la richesse de son programme et invite à aller sur place voir si le « pays du matin calme » tient bien ses promesses.

I. Aubert