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L’enfance au fil de l’histoire

L’enfant dans l’Antiquité romaine

Dans la Rome antique, l'enfant jusqu’à l’âge de sept ans n’est pas considéré comme une personne à part entière, puisqu’il n’est pas capable de s’exprimer intelligiblement. Le mot « enfant » découle du latin « in-fans » c'est-à-dire qui n’est pas capable de parler, au sens de comprendre plutôt que former des mots. Il est seulement un être humain potentiel, et il est la propriété complète du chef de famille (pater familias), qui peut disposer de sa vie.

D’ailleurs, juste après l'accouchement, l’enfant était déposé par la sage-femme aux pieds du père. Il l’acceptait symboliquement en le prenant dans ses bras, sinon l’enfant était « exposé » devant la maison, abandonné pour qui voudrait le recueillir et en faire un esclave, ou destiné à mourir.

L’enfant accepté issu de familles riches et libres était confié à une nourrice qui l’allaitait puis assurait son éducation avec un pédagogue jusqu’à sa puberté. En outre, entre sept et douze ans, il allait à l’école. Ensuite, les garçons continuaient les études, beaucoup plus rarement les filles, souvent mariées dès douze ans, et considérées comme adultes à quatorze ans. Les garçons aussi quittaient l’enfance au même âge et prenaient des habits d’adultes. Dès seize ans, ils pouvaient entrer dans la vie publique ou l'armée.

Malgré ces règles juridiques extrêmement sévères, il semble qu’assez naturellement la plupart des parents étaient attachés à leurs enfants, même aux nourrissons dont les sarcophages, parfois ornés de scènes de tendresse, témoignent du chagrin de leur famille.

 

L’enfant à l’époque chrétienne

La christianisation de l’Empire romain à partir du IVe siècle donne une nouvelle valeur à l'enfant, pourvu d’une âme qui peut être sauvée comme celle d’un adulte. Les enfants participent aux rites religieux au sein de la famille. L'infanticide devient un meurtre passible de la peine capitale (édit de 374). Si on baptisait aux premiers siècles du christianisme des adultes ayant reçu une formation chrétienne (les catéchumènes), on se met à administrer ce sacrement aux enfants, de plus en plus tôt. Dès le Haut Moyen Age, ils reçoivent le baptême peu après la naissance : même s’ils décèdent avant l’âge adulte -la mortalité infantile est très forte- ils peuvent prétendre au Paradis.

Au Moyen Âge, les enfants sont de plus en plus valorisés, en rupture complète avec la pratique de l’Antiquité romaine. D’ailleurs, les représentations de la Vierge à l’Enfant ont sûrement renforcé le sentiment maternel. Les idées avancées par Philippe Ariès en 1960 (L'Enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime, premier ouvrage à traiter du sujet) ont été remises en question : l’auteur considérait qu’avant le XVIIe siècle la famille n’avait pas réellement de fonction affective et que le concept de l’enfance n’était apparu qu’au XVIIe siècle.

Dans la famille médiévale, on prodigue de la tendresse aux jeunes enfants, tout en appréciant les qualités que l’on pense innées, le courage des garçons ou la modestie des filles. En revanche, les études sont relativement peu diffusées (écoles monastiques ou épiscopales) et la formation se fait en général au sein du foyer. L’enfance se termine à quatorze ans, c’est d’ailleurs l’âge auquel les rois de France peuvent être sacrés.

 

Une nouvelle conception de l’enfance

A partir de la Renaissance, on commence à considérer que l’éducation a un impact sur le caractère des enfants, qui n’est donc pas inné. Dès le XVIIe siècle, des orphelinats assurent la formation des enfants sans parents, tel l'hôpital des Enfants-Trouvés, créé en 1638 par Vincent de Paul. Au XVIIIe siècle, sous l’influence des philosophes, on estime que l’enfance prépare à la vie d’adulte, au moyen de l’éducation qui développe la raison dès le plus jeune âge.

Entourer l’enfant de tendresse, le faire jouer, le pousser à lire des œuvres formatrices est préconisé plutôt que les châtiments corporels. On recommande aussi l’allaitement des nourrissons par les mères plutôt que par les nourrices afin de renforcer les liens d’affection. On cesse progressivement d’emmailloter les bébés, et la mortalité infantile diminue notablement. Au XIXe siècle, le romantisme idéalise les enfants. Toutefois, leurs conditions de vie dans le monde paysan et ouvrier restent difficiles. En 1900, la féministe Ellen Key publie un livre intitulé « Le siècle de l'enfant », ouvrant un siècle où l’enfant va devenir roi.

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