Bhoutan, le « pays du Dragon Tonnerre »

Peut-on imaginer un pays où il a fallu attendre l’an 2000 pour qu’apparaissent Internet, la télévision et les téléphones mobiles ? Ce n’est qu’en 1974 que furent émis les premiers visas pour les étrangers !
Et même à présent, le gouvernement veille à ce que le nombre de touristes annuels ne dépasse pas 100.000 !

Pelotonné dans son écrin de montagnes, entrecoupé de vallées où se répandent les eaux des neiges de l’Himalaya, le Bhoutan s’ouvre maintenant doucement, tentant de passer du XVIIè siècle, où s’est affirmée son identité bouddhiste en même temps que son unité, au troisième millénaire d’une mondialisation qui offre plus de dangers que de sécurité pour ses territoires vierges et son art de vivre multi séculaire.

Son souverain applique le principe de « bonheur national brut » plutôt que de « produit national brut », pour son peuple. Sa gouvernance consiste à protéger sa culture en préservant un certain isolement. Et cela se ressent, la nature y étincelle et semble une bulle suspendue au dessus des très pollués sols chinois et indiens voisins. Rhododendrons géants, pavots bleus, forêts de pins drus dévalant les pentes, rizières d’un vert acide enserrant les vallées, voilà ce qui attend le voyageur débarquant du seul aéroport international du Bhoutan : Paro. Le message le plus agressif au passage de la douane, est une recommandation de ne pas fumer. Dans ce pays, « l’herbe à Nicot » est interdite depuis 2004. Même le cannabis est réservé aux vaches et aux cochons auxquels il donne un appétit féroce.

La petite ville de Paro ressemble à une station de sports d’hiver avec des maisons décorées de festons de bois découpé. Les quelques 21 sommets atteignant souvent 7000 mètres qui l’entourent attestent bien du fait qu’on est sur le toit du monde. Grand comme la Suisse, le Bhoutan compte 750.000 habitants. Par décret royal, les tenues traditionnelles qui sont un véritable régal pour les yeux, sont obligatoires en public. Ce sont le « gho », genre de kimono, pour les hommes et le « kira » qui drape les femmes jusqu’aux pieds. Les couleurs en sont chatoyantes.

Le pays compte plus de 1000 dzongs (monastères-forteresses), aux murs défensifs dont la masse blanche rivalise avec les neiges éternelles. Le dzong de Punakha est une place forte, il domine la rencontre de deux rivières, et rutile de peintures toutes fraîches et de dorures. Une autre merveille est le monastère de Taktshang « nid du tigre », accroché à une falaise de 1000m entaillée de 800 marches ponctuées d’un millier de drapeaux de prières par les pèlerins.

Des merveilles architecturales, une population d'une exceptionnelle hospitalité et une culture traditionnelle parfaitement intacte, telles sont les promesses que vous offre un voyage au Bhoutan.

La capitale, Timphu, ne ressemble à aucune autre capitale du monde : pas de buildings, pas de panneaux publicitaires, pas de stade olympique, même pas de feux rouges ! C’est à se demander si un tel pays existe vraiment…

I. Aubert

Voyage associé

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