Actualités culturelles

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Exposition Rubens, à voir au Musée du Luxembourg
Avant de vous rendre en terres flamandes lors d’un voyage Intermèdes, le musée du Luxembourg (à Paris) vous invite à découvrir les portraits princiers de Pierre Paul Rubens, peintre le plus célèbre du XVIIe siècle.  Mêlant création et diplomatie, le maître qui oeuvra dans toutes les cours d’Europe livre des portraits éblouissants des familles régnantes au temps de Marie de Médicis et révèle ainsi les liens complexes, les alliances et les divergences de ces dynasties.
Albrecht Dürer, héraut de la Renaissance allemande
Un des grands principes de la civilisation est la loi des plus nombreux contacts. Au contact des peuples, les peuples puisent un sens plus sûr du potentiel humain qui est en eux. La solitude stérilise l'âme des nations, n'en déplaise à certains potentats isolationnistes, mais peut-être est-ce ce qu'ils ambitionnent. Toute l'histoire de la culture est celle d'un chassé-croisé d'influences. C'est bien lorsqu'elles sont le plus européennes que les nations d'Occident atteignent leur expression spécifique. Ainsi l'Allemagne, à la Renaissance, où elle engendra cet Albrecht Dürer qui donne la main à Giovanni Bellini et à Lucas Van Leyden, entre autres.
Pierre le Grand en visite à Versailles, pour la deuxième fois
En effet, deuxième visite, trois cents ans pile après la première qui eut lieu en mai-juin 1717, visite au cours de laquelle il fut reçu par le Régent et le futur Louis XV, agé alors de sept ans. Les chroniques, écrites par Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat, nous ont laissé de précieux témoignages permettant de faire revivre ce séjour, Voltaire le relate également dans son Histoire de l’empire de Russie sous Pierre le Grand. On y apprend, entre autres détails, que le Tsar se précipita vers l'enfant-roi, le souleva dans ses bras et l'embrassa avec fougue, causant un grand émoi mâtiné de réprobation de la part de la Cour, tandis que Louis ne s'émouvait pas et même, dit-on, appréciait l'élan du tsar !
Sérénissime ! Venise en fête de Tiepolo à Guardi - Une exposition à voir au musée Cognacq-Jay
C'est au musée Cognac-Jay, au coeur du Marais, que se tient cette charmante exposition. Et c'est dans un bel hôtel du XVIIIe siècle, au milieu d'un quartier qui en compte tant et plus, que vous êtes conviés à partager les fastes, les décors, les costumes, les spectacles de rue, les opéras et autres comédia del arte de la Sérénissime. A l 'époque des Lumières, tous les prétextes sont bons pour célébrer : saints du calendrier, apologie d'un prince régnant, manifestations publiques ou privées, inauguration d'un théâtre, d'un opéra, alimenté en castrats par Naples, accueil d'un artiste, d'un grand de ce monde, tout fait fête !
Pissarro, la nature en exergue
Ils allaient sur les bords de la Seine, de l'Oise ou de la Marne, se qualifiaient en riant de « Peintres du Dimanche », posaient leur chevalet, s'épaulaient en partageant un belle amitié. Eux, c'était Cézanne, Gauguin, Schuffenecker, banquier et ami serviable dans les moments difficiles, Daubigny et Pissarro. Parfois Claude Monet se joignait à eux. Pissarro défendait Paul Cézanne et se conduisait en maître avec Gauguin avant de soutenir Signac et Seurat avec qui il allait aborder des techniques nouvelles.
Vermeer au Louvre !
L'exposition qui vient de s'ouvrir au Louvre, traite de la peinture hollandaise au siècle d'Or. C'est à dire durant la presque totalité du XVIIe siècle, période opulente où les vaisseaux de la Compagnie néerlandaise des Indes apportent les épices de Java, le café du Yémen, les porcelaines de Chine, les tapis de Turquie, les calicots de l'Inde, le bois d'ébène d'Afrique, etc. La Hollande est riche, la Hollande est prospère et ses citoyens veulent que cela se sache. Pour ce faire ils couvrent leurs murs de tableaux qui doivent refléter cette « aisance ».
Iran, la Perse, un songe de mille et une nuits
« Autrefois, sur une petite place à Chiraz, un géomancien était penché sur sa tablette en bois, poudrée de sable fin. Il dessinait les constellations, interrogeait la Lune et le Soleil, présageait l'avenir. Quand tout était dit, bon ou mauvais, il secouait sa planche. Le sable s'envolait, emportait au vent dessins, étoiles, ciel et Terre. Ne restait rien de ce qui fut, plus rien qu'une tablette nue. » Chiraz, berceau des poètes Hafez et Saadi, dont les tombeaux sont très fréquentés, est la ville des jardins embaumant la rose et le jasmin, où circulent des contes, comme celui-ci, qui répandent leur sagesse et forcent à la réflexion.
2017 - Année France Colombie
Première année croisée organisée en Amérique du Sud depuis l'Année France-Brésil (2009), l'Année France-Colombie débute par une saison française en Colombie, de décembre 2016 à juillet 2017, et se poursuit par une saison colombienne en France de juin à décembre 2017. En tout quelques 400 événements sont prévus ! Le coup d'envoi a été donné le 16 décembre à Bogotá, sur la place Simon Bolivar, avec un spectacle inspiré de la fête des Lumières de Lyon et qui a attiré 120.000 personnes par soir pendant huit jours.
Icônes de l'Art Moderne. La collection Chtchoukine - Une exposition à voir à la fondation Louis Vuitton
Reste-t-il quelque chose à écrire sur la merveilleuse exposition que nous présente la Fondation Louis Vuitton, jusqu'au 20 février 2017 ? La presse s'en est emparée et tout semble déjà écrit. Sauf peut-être sur le bâtiment, inauguré en 2014, que l'architecte Franck Gehry, auteur déjà de nombreux chefs-d’œuvre comme le musée Guggenheim de Bilbao, le DZ Bank Building de Berlin ou la New York Tower, a voulu emblématique du XXIè siècle. Bernard Arnault lui a commandé « pour Paris, un lieu d'exception pour l'art et la culture ». C'est un bâtiment puissant, audacieux et à la fois poétique, qui se joue de la pesanteur et se profile sur le ciel tel un navire : l'émotion est convoquée avant même d'avoir franchi les portes !
À propos de Noël
Noël reste aujourd'hui la grande fête folklorique de l'année, en tous cas celle dont le folklore est le plus riche et le plus varié. On dit que ce folklore s'est paganisé, en réalité il s'est laïcisé, ce qui n'est pas la même chose. Car les fêtes païennes qui, dans l'antiquité, célébraient le solstice avaient dans leurs rites et jusque dans leurs excès une référence religieuse, un substrat religieux, et procédaient d'une indiscutable croyance en des forces supra-naturelles régissant le Cosmos. En fait le folklore moderne s'est coupé de ses origines à la fois païennes et chrétiennes. Ses rites, adoptés pour eux-même, pour leur pittoresque ou leur agrément, sont dépourvus de toute référence sacrée, ou, pour le moins, l'ont totalement oubliée. Mais ces rites, ainsi découronnés, dévitalisés, n'en sont pas moins des survivances. Il y a en eux un certain nombre de signes qui ne trompent pas et qui portent jusqu'à nos jours la marque de très anciennes croyances pré-chrétiennes.
La Porte de l'Enfer, chef-d’œuvre de Rodin au musée Rodin
En attendant le centenaire de la mort du sculpteur en 2017 qui entraînera la mobilisation de nombreux musées en France comme à l'étranger, son propre musée présente jusqu'au 22 janvier le principal chef-d’œuvre de Rodin et nous entraîne dans une vertigineuse plongée dans les affres de la création. L'inspiration ? Le Jugement Dernier ou les Danses Macabres comme on en voit dans nombre d'églises romanes ou gothiques, thème largement repris par les primitifs flamands : Peter Brueghel, Jérôme Bosch, Hubert Van Eyck ou encore Thierry Bouts… qu'on retrouve aussi dans la gigantesque peinture située sous l'orgue de la cathédrale d'Albi, inoubliable par sa qualité et ses dimensions et qui montre le ciel, la terre et l'enfer où gesticulent les impies dans des compartiments dédiés aux sept péchés capitaux. Enfin ultimes références: la Divine Comédie de Dante, Les Fleurs du Mal de Baudelaire dont il se réclame et les portes du baptistère de Florence qu'il a vues quelques année auparavant.
Winterhalter, Portraits de Cour - Une exposition à voir au palais de Compiègne
S'il est une exposition qu'il ne faut pas rater, c'est bien celle de ce grand portraitiste des cours européennes qui connut un succès exceptionnel tout au long du XIXe siècle. Cette visite offre un miroir à la haute-société du règne de Louis Philippe puis Napoléon III, en France, mais aussi du règne de la Reine Victoria, en Angleterre, de la cour de Belgique ou de Saint-Pétersbourg. La démarche complète superbement l'exposition du Musée d'Orsay qui est elle-même un panorama de cette brillante mais courte période qui mit en place les fondements de la modernité.
L'exposition « Jade, des empereurs à l'Art déco » à voir au Musée national des arts asiatiques Guimet
Le jade, cet automne, vient nous conter une longue histoire de la Chine. Du Néolithique aux années Art déco, au cours desquelles les joailliers français – Cartier en tête – montrent un fol engouement pour cette gemme aux jeux subtils entre matière et couleurs, c'est une véritable épopée qui nous enchante et nous entraîne, de l'autre bout du monde jusqu'à Paris, tant le goût pour la Chine est en faveur à la fin du XIXè et au début du XXè siècle.
L'exposition "Magritte la trahison des images" à voir au Centre Pompidou
L'exposition qui se tient au Centre Pompidou (21 septembre 2016 / 23 janvier 2017), surprendra les amateurs du surréaliste belge qu'est René Magritte. On l'attend insolent, fantaisiste, amusant, roi de l'humour à froid, on le découvre éloigné du « dogme Dadaïste » dont on fête le centenaire cette année, avec des noms comme Picabia, de Chirico, Tzara, Breton etc. puis de la dérive surréaliste : les deux mouvements se résumant à une forme de révolte contre l'air du temps. A partir des années Trente, Magritte change de style et affirme haut et fort que « l'art de peindre est un art de penser ». Tel est l'objet de l'exposition.
Hodler, Monet, Munch - Une exposition à voir au musée Marmottan Monet
Tout a commencé avec les découvertes accomplies en physique et chimie dans la première moitié du XIXè siècle. Eugène Chevreul, en particulier, éminent chimiste, publia, en 1839, une théorie intitulée « De la Loi du Contraste Simultané des Couleurs... » Nul doute que les trois peintres présentés au Musée Marmottan jusqu'au 22 janvier, en ont eu vent et même ont fait des recherches sur ces nouvelles connaissances autour de la lumière qui les fascinait au point de les obséder.
Il y a 350 ans, le Grand Incendie de Londres
Il a duré quatre jours et quatre nuits. Commencé un dimanche de septembre, à l'aube, il n'a été complètement éteint que le jeudi. L'incendie a démarré dans l'arrière boutique (ou dans le fournil ce qui serait plus logique) d'un boulanger qui se situait non loin de London Bridge. Et les maisons se sont enflammées comme des fétus de paille, construites qu'elles étaient en bois recouvert de poix (mélange de résine et de goudrons végétaux) pour en assurer l'étanchéité. Atout supplémentaire pour le feu: les rues étaient très étroites.
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