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La Nouvelle-Orléans

On l'appelle la Big Easy car tout y est léger et joyeux, ou encore Crescent City parce qu'elle épouse un méandre du Mississippi auquel elle est intimement liée, mais Nola n'oublie pas qu'elle veut rester dans le vent et qu'elle n'a rien à envier à l'autre L.A. !

A l'origine, deux frères appartenant à la noblesse française partis en 1699 asseoir les nouvelles possessions du roi de France, baptisées en son honneur Louisiane. Les sieurs de Bienville doivent affronter Indiens et Anglais, mais aussi un milieu particulièrement hostile. Imaginons ce moment extraordinaire qu'a dû être la fondation de cette ville en 1718, surgie péniblement au milieu des marécages et de la forêt tropicale. Un coup d'œil sur une carte de 1726 et l'on saisit d'emblée la fragilité, pour ne pas dire l'absurdité, de l'entreprise. A l'aube du Siècle des Lumières, il était donc de mise de frapper un grand coup et d'illustrer la suprématie architecturale française en faisant appel à deux ingénieurs, Adrien de Pauger et Le Blond de la Tour en 1721 pour dessiner les plans de cette ville nouvelle placée sous l'évocation du Régent de France, Philippe d'Orléans.

Ce noyau, renommé ultérieurement « French Quarter » ou « Vieux Carré », adopte davantage la forme d'un rectangle de 1169 sur 652 mètres au bord du fleuve placé sous le vocable du saint patron de la monarchie française, Saint-Louis. La ville est bâtie sur une trame définissant 66 îlots carrés déployés à partir d'une place d'armes centrale bordée par le presbytère, le corps de garde et une église. Des Ursulines sont envoyées par le roi de France afin de prendre en main de manière pionnière l'éducation et le secours de la population féminine installée ou envoyée pour peupler la fondation. Les Ursulines se distinguent alors par leur accueil équitable des femmes blanches, créoles ou indiennes, depuis l'école pour les jeunes filles à l'asile et à la maison de retraite pour les femmes plus âgées.

La population n'atteint pas encore le millier d'habitants et la colonie semble végéter jusqu'au passage de la Louisiane à la Couronne d'Espagne en 1764. Cette décision fait suite à la stratégie familiale définie par les branches des Bourbons de France et d'Espagne. Pendant quarante ans vont ainsi se succéder des gouverneurs espagnols exerçant leur autorité sur une population de culture et de langue françaises et donnant enfin son essor économique à la province. Celui-ci reposait alors principalement sur l'échange de fourrures, d'indigo, de sucre et de rhum avec les populations indiennes, mais bientôt le commerce prend de l'ampleur suite aux accords de navigation conclus avec les Américains en 1787. Désormais, la production agricole se concentre sur la culture du coton, de la canne à sucre et du riz.

Cette époque est absolument fondatrice pour la mémoire de la Nouvelle-Orléans, dans la mesure où le Vieux Carré prend son apparence actuelle dans les dernières années du XVIIIe siècle, suite à deux incendies successifs en 1788 et 1794 qui détruisent la quasi-totalité de la ville française qui offrait encore une image fruste de cabanes de bois. Une nouvelle législation transforme définitivement le visage de la ville en imposant aux maisons un soubassement de briques, dès lors que celles-ci dépasseront un étage. Le French Quarter n'a ainsi de français que le nom, les maisons à balcons de fer forgé, érigées autour de patios ombragés et ornés de fontaines étant bien plus redevables aux traditions du sud de l'Espagne. C'est également à cette période qu'est élevée la première cathédrale Saint-Louis qui domine aujourd'hui Jackson Square. On peut cependant encore repérer certains témoins architecturaux de la période française avec le Couvent des Ursulines, d'une part, mais aussi avec la Madame John's Legacy House ou encore le Lafitte's Blacksmith Shop. Ces deux dernières constructions conservent le souvenir des maisons de plantations créoles à colombages formant la structure de l'habitat, construit de plain-pied avec le sol ou comportant un étage ouvrant sur une galerie extérieure à poteaux de bois et sur laquelle ouvrent les différentes pièces situées à l'arrière.

Au plan historique, la fin du Siècle des Lumières coïncide avec l'arrivée des Acadiens, chassés du Canada par les Anglais à la suite du Traité de Paris de 1763. Ceux-ci se mêlent alors à une population d'origines européennes déjà très diverses (on trouve ainsi de nombreux Allemands et Suisses, et bientôt des Italiens), des créoles, population de souche, mais aussi des Indiens, avec lesquels les Acadiens, qui deviennent par déformation linguistique des « Cajuns », vont particulièrement bien cohabiter.

A la suite d'un jeu de dupes mené par Bonaparte, la France rentre brièvement en possession de la Louisiane qu'elle revend immédiatement aux jeunes États-Unis d'Amérique. Nous sommes alors en 1803...

Tout s'accélère à partir de là : en 1812, le premier bateau vapeur atteint la ville, qui devient la capitale mondiale du coton et multiplie par quatre sa population entre 1840 et la veille de la guerre de Sécession. Celle-ci va durement toucher l'économie locale et cristalliser sans les résoudre toutes les tensions sociales apparues au cours du siècle. La rancœur est en effet exacerbée entre créoles de souche, Américains du nord et Noirs, hier esclaves et subissant désormais une ségrégation soigneusement planifiée, matérialisée dans l'émergence de quartiers clairement différenciés.

La fin du siècle voit le retour de l'essor économique de la ville, qui rivalise avec New-York dans le classement comme premier port du pays. Revers de la médaille, sa mauvaise réputation – qui est encore la sienne aujourd'hui – due au crime, à la prostitution et à la corruption entache progressivement son image. Ce terreau néfaste va cependant donner naissance à un style de musique qui va contribuer à la célébrité de Nola : le jazz, qui éclot dans le sinistre faubourg de Storyville et qui reprend par sa danse libertine les plaisirs auxquels s'adonne la bourgeoisie masculine dans ses maisons closes.

De nouveau, de nombreux changements affectent la ville en profondeur au XXe siècle : creusement de canaux accroissant le trafic portuaire entre le golfe, le fleuve et les lacs côtiers, premiers forages de pétrole, qui va constituer une source de revenus capitale pour l'économie de l'État, activité décuplée des chantiers navals suite aux deux guerres mondiales. Ces grands travaux, accentués par une pression immobilière qui entraîne des constructions à tout-va s'accompagnent de graves déséquilibres dans le milieu naturel. En 2004, l'ouragan Katrina s'engouffre dans le réseau mal entretenu des canaux en faisant céder les digues et cause la mort d'au moins 1 800 personnes, déclenchant une semaine de chaos dont les habitants actuels conservent encore le souvenir traumatique. En 2010, c'est au tour d'une marée noire d'une ampleur inédite d'affecter les côtes de la Louisiane, dévastant une nouvelle fois le fragile écosystème et l'économie piscicole. Pourtant, la ville se relève une fois de plus sous l'influence de sa légendaire atmosphère festive, continuant à vivre au rythme de son carnaval et de son festival de jazz annuels de réputation mondiale.

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