Madrid en majesté

Son caractère ouvert et cosmopolite, ses nombreux espaces verts, ses sites classés au Patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, sa population chaleureuse et accueillante font de Madrid une destination de choix pour tous ceux qui cherchent le dépaysement sans pour autant multiplier les kilomètres.

Comme toutes les grandes villes d’Europe, la capitale espagnole offre un nouveau visage, modelé dans les années 2000 par la réhabilitation de plusieurs quartiers et l’édification de gratte-ciel dans le Nord-Ouest qui portent le nom de « Cuatro Torres Business Area ». Les architectes de cet ensemble sont parmi les plus grands, l’anglais, Norman Foster, l’argentin, Cesar Pelli, les espagnols, Carlos Rubio Carvajal et Enrique Alvarez Sala Walter. Cerise sur le gâteau de l’avant-garde, la construction d’un palais des Congrès en forme de soleil levant au beau milieu des gratte-ciel.
Mais le cœur de Madrid, fait de grandes avenues et de petites ruelles où flâner, est on ne peut plus attirant. Il y a d’abord la ville des Habsbourg des XVI et XVIIe siècles, période pendant laquelle eurent lieu de grands changements. C’est là qu’elle devint capitale de l’Espagne (1561). C’est un Madrid un peu austère avec ses briques rouges et ses ardoises. La plaza Mayor reflète bien cette époque. Elle invite, avec ses cafés chics, à s’imprégner d’un calme presque solennel. De cette même époque, la cathédrale San Isidoro est à mettre au crédit des Habsbourg.
Sous le règne des Bourbons, au XVIIIe siècle, fut construit un palais royal sur les ruines d’un Alcazar maure du IXe siècle, par la volonté de Philippe V, premier Bourbon d’Espagne, qui s’inspira de Versailles et fit appel à l’architecte italien Filippo Juvarra pour mener ce projet à bien. Résultat : 2800 pièces toutes plus décorées les unes que les autres dont seules 16 sont ouvertes au public. Mais cette visite fait plonger le public dans l’histoire de l’Espagne avec ses collections picturales, ses magnifiques plafonds, ses porcelaines de la Compagnie des Indes, ses instruments de musique (deux Stradivarius entre autres) et son armurerie fondée par Philippe II. En traversant la plaza de Oriente, aménagée par Joseph Bonaparte, roi d’Espagne de 1808 à 1813, on aperçoit le Teatro Teal, l’Opéra (inauguré en 1850), la Puerta del Sol. La rue Alcala conduit à l’Académie Royale des Beaux-Arts de San Fernando. Puis le Paseo del Prado, langue verte, commandée par Charles III, le fils de Philippe V, à l’architecte Ventura Rodriguez est ponctué par trois fontaines imposantes, décidément inspirées par la démesure du parc de Versailles. Ce centre respire le penchant pour la démesure des Bourbons.
Après avoir épuisé les trésors du Madrid des Habsbourg et celui des Bourbons, il reste à découvrir la ville toquée d’art en empruntant ce que l’on appelle le Paseo del Arte. Dans un périmètre réduit, on commence par l’ensemble prestigieux de la Fondation Thyssen-Bornemisza qui illustre l’art pictural occidental de ces huit derniers siècles : primitifs italiens, chefs-d’œuvre de l’école allemande du XVIe, peinture baroque des XVII et XVIIIe siècles mais aussi peinture hollandaise et flamande du XVIIe ou encore la peinture américaine et européenne du XIXe. Une exposition Cézanne s’y tient jusqu’au 18 mai 2014.
Quelques mètres plus loin, le musée National du Prado, impressionnante pinacothèque, abrite les œuvres des grands maîtres espagnols, Vélasquez, Goya et le Gréco…Une exposition « Le Greco et la peinture moderne » s’y tiendra du 24 juin au 5 octobre 2014 exposition organisée dans le cadre des cérémonies de commémoration du quatrième centenaire de la disparition du peintre crétois (mort en 1614 à Tolède), elle montre son influence sur des artistes des XIXe et XXe siècles comme Manet et Cézanne.
Et la troisième étoile de ce firmament de l’art est le musée National Centre d’Art Reina Sofia qui présente des œuvres de Dali, Miro, Juan Gris, Tapiès et surtout le Guernica de Picasso.
Madrid est une ville compacte : on peut donc passer d’un quartier à l’autre sans s’épuiser, toutefois elle possède un excellent réseau de métro.
Reste à voir le quartier de Salamanca, c’est le quartier de la mode, du design et du prêt-à-porter. La célèbre rue Serrano vaut un détour, on y trouve les grandes marques internationales et les créateurs de mode. Il semble que Madrid occupe dans l’Europe de la mode une place de choix et qu’elle pourrait même devancer l’Italie dans le bon goût…
Il reste encore que nous avons à faire à une ville festive et que ses habitants sont particulièrement noctambules. Est-ce un effet du climat qui fait sortir les gens de préférence à la nuit tombante lorsque la température fraîchit ? Le quartier de Malasana ou Barrio de las Maravillas est l’endroit où il faut déambuler le soir car il a préservé intact l’esprit de la fameuse movida des années 1980. Musique et fête sont incontournables et on pourrait même y croiser un certain Pedro Almodovar qui aime à s’y promener.

I. Aubert

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