Edimbourg et Glasgow so Scottish !

Si vous êtes golfeur et amateur de bon whisky, il est vrai que la destination s’impose ! Faire 18 trous sur le prestigieux parcours de Saint Andrews, suivi d’une dégustation dans les meilleures distilleries du pays est, somme toute, déjà un voyage en soi. Mais il n’y a pas que cela…

Edimbourg, l’historique, la romantique, la politique, la financière qui regarde vers l’Europe continentale s’oppose à sa grande sœur, Glasgow l’industrieuse, la travailleuse, l’aimable, tournée, elle, vers l’Irlande et au-delà vers les Etats-Unis. Edimbourg ? Ce sont des pierres, des murailles, c’est un château qui domine, depuis un vieux volcan, la ville et les quartiers typiques de l’Old Town, c’est le Royal Mile, l’ancienne grande rue bordée de maisons Renaissance à colombages avec le palais d’Holyrood, résidence de la famille royale britannique, en contrebas, une cathédrale gothique et la Trinity Church aux pierres couvertes de mousse. Et aussi Edimbourg, c’est la nouvelle ville, due au talent de Robert Adam, et qui offre un témoignage éclatant de l’architecture géorgienne. - Quel événement de cette ville est retransmis dans 30 pays et voit près de 250 000 visiteurs en trois semaines ? Un festival de musique militaire ! Uniformes de parade, musiques, chants et danses le soir au pied du château : quel spectacle ! Alors, pour écouter Plaine, ma plaine, Voilà du boudin ou Sambre et Meuse il faut aller au Edimburgh Military Tattoo, en été.
A Glasgow qui rassemble plus de 40 % de la population écossaise, il y a le centre élégant, embelli au XIXeme siècle par Charles Mackintosh, portefaix de l’Art Nouveau écossais qui compte le  Kelvingrove Art Gallery and Museum d’excellent niveau pour l’art contemporain et de nombreux parcs, celui de Nécropolis par exemple, un superbe cimetière victorien. En quelques décennies, Glasgow est devenue une capitale de l’architecture et du design. Cet été la ville accueille les jeux du Commonwealth, 71 pays représentés dans 17 disciplines, alors pour voir les Vanuatu affronter Trinidad et Tobago en « boulingrin » (pétanque sur herbe avec des boules asymétriques, ancêtre du bowling green) ou en rugby à 7 c’est en 2014 à Glasgow.
Mais l’Ecosse c’est évidemment des forteresses médiévales, il faut prendre la route des châteaux qui nous emmène vers d’innombrables sites, tous splendides et spectaculaires. Pour chacun, il y a un clan, des histoires chevaleresques, des batailles, des amours romantiques, ce sont toujours des visites passionnantes en compagnie du fantôme de Walter Scott, auteur prolifique de ballades, poèmes et de romans historiques qui nous évoque la vie écossaise des siècles passés, dans des décors ébouriffants. L’Ecosse se découvre dans son entier en autobus : ce sont d’immenses pâtures vallonnées et très vertes, des Loch profonds et mystérieux. Ce pays si vert, si propre, entouré de mers sauvages offre des produits naturels d’excellente qualité que les restaurateurs locaux savent mettre en valeur. Bien sûr il y a le traditionnel Haggis, un boudin de viande et de farine d’avoine, épicé, on le déguste pour le « Burns Supper » quand on célèbre le poète national Roberts Burns. Il s’accompagne de rutabagas écrasés et de pommes de terre en tatties. Une gastronomie très agréable même si elle est parfois un peu roborative. Il faut bien affronter le grand air et le vent !
Faut-il rappeler que l’Ecosse et la France ont de forts liens de parenté qui se dévoilent en s’intéressant à l’histoire du pays. Par exemple la « Vieille Alliance » (Auld Alliance en scots) qui a uni les deux royaumes à la suite d’un traité signé par Philippe le Bel en 1295, dura trois siècles jusqu’à ce que l’Ecosse se décide à partager son trône avec l’Angleterre. Trois siècles pendant lesquels les troupes écossaises ont soutenu les troupes françaises contre les Anglais, et vice versa. Les Écossais participèrent ainsi à la guerre de Cent Ans aux côtés des Français qui soutiendront plus tard les Jacobites. L’Écosse devenue protestante s’alliait désormais avec l’Angleterre, protestante également. Cependant, certains points du traité restaient en application. Entre autres, les Écossais résidant en France et les Français résidant en Écosse disposaient sans recours de la double nationalité jusqu’à la révocation de ce point en 1903, par le gouvernement français. En 1558, cette alliance historique fut encore renforcée par le mariage du Dauphin François, futur François II, avec Marie Stuart. À cette occasion, le roi de France, Henri II, établit une lettre de grande naturalisation automatique entre Français et Écossais. Mais c’est au XVIIIe siècle que cette fraternité se fit le plus sentir lorsqu’à la suite de l’Acte de l’Union entre les royaumes d’Angleterre et d’Ecosse, certains Jacobites partisans des Stuart, défaits à la bataille de Culloden, trouvèrent refuge en France au nom de l’Aud Alliance, en particulier à Saint Germain en Laye où le roi Louis XIV et sa cour avaient laissé libres les hôtels particuliers du centre ayant émigré à Versailles, et à Sancerre. Louis XIV prêta même le château de Saint Germain à celui qu’il appelait, « mon cousin » Jacques II Stuart. Dont on peut d’ailleurs voir le tombeau dans l’église de Saint Germain-en Laye. Au vieux cimetière de la ville, on peut voir de nombreuses tombes britanniques datant de cette période. Tandis qu’à Aubigny sur Nère, ravissant village du Sancerrois, un musée est consacré à l’Alliance et chaque année s’y déroulent des fêtes franco écossaises. Et puis pour souligner encore cet attachement des deux pays, le général de Gaulle qualifia, en 1942, l’Alliance franco écossaise de « plus vieille alliance au monde », autorisant des parachutistes français à être réunis à une unité britannique (les SAS) car elle était dirigée par un Écossais, David Stirling !
Que de raisons d’aller voir nos cousins en leurs terres !

I. Aubert

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Circuit 9 jours
 /  à partir de 2 580 €

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du 14 au 22 août 2020
Départ garanti
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du 2 au 10 oct. 2020
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