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Le carnaval de Venise

Les masques et les costumes, les peintures de Longhi, le théâtre de Goldoni, l’opéra, Vivaldi, Farinelli… L’image du carnaval de Venise semble souvent liée à la fête baroque, aux fastes du XVIIIe siècle qui exaltent l’imagination. Mais l’origine du carnaval remonte au Moyen Age et son histoire est complexe, ses significations variées en fonction des époques.

En 1094 le doge Vitale Falier autorise officiellement le carnaval. Il s’agit alors de garantir l’harmonie sociale, d’unir les habitants des différents sestieri autour d’un rituel célébrant la puissance de Venise qui s’est affranchie de la tutelle de Byzance et s’est hissée grâce au commerce en position prédominante. Comparable alors aux carnavals d’autres cités italiennes et méditerranéennes, il revêt aussi bien-sûr la fonction carnavalesque traditionnelle de transgression, de défoulement, de « soupape de sécurité ».

A partir de la fin du XIVe siècle, le patriciat qui domine désormais la vie politique entend contrôler étroitement le carnaval : les festivités carnavalesques convergent alors vers la place Saint-Marc, centre politique et religieux, délaissant les quartiers trop enclins à exprimer leur autonomie à la faveur de l’événement. L’aristocratie souhaite aussi mettre en scène la puissance commerciale, politique et diplomatique de Venise et accueillir avec éclat les dignitaires et souverains étrangers. Les divertissements deviennent plus raffinés et l’usage du masque, apparu aux alentours du XIIIe siècle, se répand. Au XVe siècle des artisans spécialisés dans la fabrication des masques, commercialisés dans de nombreuses boutiques, obtiennent un statut spécifique et une corporation dédiée.

Puis le carnaval devient à partir du XVIIe siècle une fête baroque dont la durée s’accroît et qui attire les élites de toute l’Europe. Au XVIIIe siècle, c’est une débauche de festivités, célébrations, spectacles, régates le long du grand canal… qui donnent l’impression d’une fête sans fin. De multiples théâtres, concurrents, fondés par des grandes familles rivales, se spécialisent dans un type de répertoire et jouent tous les soirs pendant le carnaval. Ils se disputent les meilleurs auteurs, compositeurs ou interprètes. C’est la grande époque des castrats et de l’opera seria. De nombreuses fêtes privées, chez les nobles ou dans les tavernes, inquiètent les autorités publiques qui tentent de les contrôler étroitement, pour éviter les excès. On fréquente aussi le salon de jeux du palais de Marco Dandolo, un riddotto pubblico, l’un des premiers casinos. L’anonymat du costume carnavalesque permet toutes les débauches : on porte le tabarro, ample manteau noir, la bauta, sorte de capuchon noir couvrant la tête et les épaules, et le masque blanc, la larva. Les femmes aussi revêtent manteau et masque, ce qui leur confère une certaine liberté… Venise prétend encore afficher sa puissance et sa splendeur à l’Europe qui afflue à son carnaval, mais au fond elle s’étourdit pour oublier son déclin politique et économique...

Craignant la force subversive du carnaval, Napoléon Bonaparte l’interdit, les Autrichiens le rétablissent ensuite, mais il ne cesse de décliner jusqu’aux années 1970. Quelques étudiants et commerçants essaient alors de ranimer la flamme carnavalesque, maquillages, costumes et masques réapparaissent dans une atmosphère spontanée. C’est en 1980 que le carnaval est officiellement restauré, attirant de nombreux visiteurs. Pendant une dizaine de jours, les festivités battent leur plein, « Fête des Maries », « Vol de l’Ange », concours du plus beau costume, « Vol du Lion »… les participants se dissimulent derrière des masques souvent originaux et des costumes historiques bigarrés. La fascination exercée par le carnaval de Venise semble intacte...

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