Actualités culturelles

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L'exposition « Jade, des empereurs à l'Art déco » à voir au Musée national des arts asiatiques Guimet
Le jade, cet automne, vient nous conter une longue histoire de la Chine. Du Néolithique aux années Art déco, au cours desquelles les joailliers français – Cartier en tête – montrent un fol engouement pour cette gemme aux jeux subtils entre matière et couleurs, c'est une véritable épopée qui nous enchante et nous entraîne, de l'autre bout du monde jusqu'à Paris, tant le goût pour la Chine est en faveur à la fin du XIXè et au début du XXè siècle.
L'exposition "Magritte la trahison des images" à voir au Centre Pompidou
L'exposition qui se tient au Centre Pompidou (21 septembre 2016 / 23 janvier 2017), surprendra les amateurs du surréaliste belge qu'est René Magritte. On l'attend insolent, fantaisiste, amusant, roi de l'humour à froid, on le découvre éloigné du « dogme Dadaïste » dont on fête le centenaire cette année, avec des noms comme Picabia, de Chirico, Tzara, Breton etc. puis de la dérive surréaliste : les deux mouvements se résumant à une forme de révolte contre l'air du temps. A partir des années Trente, Magritte change de style et affirme haut et fort que « l'art de peindre est un art de penser ». Tel est l'objet de l'exposition.
Hodler, Monet, Munch - Une exposition à voir au musée Marmottan Monet
Tout a commencé avec les découvertes accomplies en physique et chimie dans la première moitié du XIXè siècle. Eugène Chevreul, en particulier, éminent chimiste, publia, en 1839, une théorie intitulée « De la Loi du Contraste Simultané des Couleurs... » Nul doute que les trois peintres présentés au Musée Marmottan jusqu'au 22 janvier, en ont eu vent et même ont fait des recherches sur ces nouvelles connaissances autour de la lumière qui les fascinait au point de les obséder.
Il y a 350 ans, le Grand Incendie de Londres
Il a duré quatre jours et quatre nuits. Commencé un dimanche de septembre, à l'aube, il n'a été complètement éteint que le jeudi. L'incendie a démarré dans l'arrière boutique (ou dans le fournil ce qui serait plus logique) d'un boulanger qui se situait non loin de London Bridge. Et les maisons se sont enflammées comme des fétus de paille, construites qu'elles étaient en bois recouvert de poix (mélange de résine et de goudrons végétaux) pour en assurer l'étanchéité. Atout supplémentaire pour le feu: les rues étaient très étroites.
Rembrandt Intime - Une exposition à voir au musée Jacquemart-André
Encore une fois, une éclatante saison d’automne prend place dans la capitale et nous tiendra en haleine, jusqu’aux frimas de janvier ou février! Nous n'avons que l'embarras d'un choix très éclectique… Au Musée Jacquemart André, boulevard Haussmann, dans un superbe « hôtel »qui reflète bien le goût du Second Empire, particulièrement illustré sur cette plaine Monceau, nous est présenté un «  Rembrandt Intime », exposition qui dévoile des facettes moins connues du Maître incontesté de l'art hollandais du XVIIè siècle.
L'Antiquité des jardins
Il faut remonter à la nuit des temps (le cinquième siècle avant J.-C.) pour évoquer les jardins de la reine Sémiramis, à Babylone... Mythe ou réalité ? Les archéologues restent divisés sur leur origine et surtout sur leur localisation. Leur existence tenait bien sûr au système d'irrigation. Les eaux de l'Euphrate alimentaient de nombreux puits équipés de chaînes à godets, exactement comme ce que l'on voit de nos jours le long du Nil où cultivent les fellahs. Ces jardins n'en étaient pas moins considérés comme l'une des Sept Merveilles du monde antique. La seule description que nous en ayons nous vient du latin Quinte-Curse, au 1er siècle de notre ère !
Néron, entre mythes et réalité
An 68 ap. J-C. Néron vient de se donner la mort. Ainsi se termine un règne de 14 années, sanglant et controversé. Dans l'imaginaire collectif, Néron porte une rare diversité de qualificatifs, tous plus éloquents les uns que les autres : tyran, persécuteur, pervers, faible et manipulé, égoïste, immature ; et cette liste n'est pas exhaustive. Dès sa mort, ses contemporains s'emparent de son nom pour en faire un mythe, une légende noire. Cette dernière, agrémentée au fil des siècles, est encore tenace de nos jours : antéchrist pour les chrétiens, « héros de la passion destructrice » pour le XVIIe siècle; le marquis de Sade lui ajoute encore une dimension scandaleuse dans son Histoire de Juliette. Enfin, la tentative de réhabilitation de Néron par des personnages comme Hitler ne fait qu'aggraver son cas. Résultat, Néron est aujourd'hui l'un des empereurs romains les plus méprisés dans l'inconscient collectif, mais surtout l'un des plus mal connus. Dans le but de démêler le vrai du faux et de faire la lumière sur ce personnage emblématique, Trêves consacre en 2016 trois expositions exceptionnelles à Néron, son mythe, et son époque. La première, organisée par le Rheinische Landesmuseum, présente une histoire chronologique du règne de Néron, grâce à l'exposition de plus de 400 pièces, allemandes et étrangères. La seconde, qui se tiendra au Museum Am Dom Trier, aborde les persécutions des chrétiens dans l'empire romain, en prenant pour point de départ le règne de Néron. Enfin, le Stadtmuseum explorera le mythe, au travers de peintures, photos, films et gravures qui ont fortement contribué à forger l'image contemporaine du personnage.
Macao, Coloane et Taïpa
« La baie de Canton part du delta de la Rivière des Perles pour s'évaser largement, comme les branches d'une tenaille ouverte. Au bout de la branche Est se trouvent Hong Kong et Kowloon. Sur la pointe extrême de la branche Ouest, il y a Macao», écrivait, en 1957, Joseph Kessel, grand reporter et merveilleux romancier. Il nous donne en quelques pages, l'histoire d'un mythe. Celui du plus grand centre de l'opium et de la capitale du jeu, nid de contrebandiers, paradis de la débauche, métamorphosé en postes frontières du monde occidental et de la Chine. Nous sommes encore au temps où Maurice Dekobra écrivait « Macao, l'Enfer du Jeu », roman traduit au cinéma par Jean Delannoy en 1942, avec Eric Von Stroheim et Mireille Balin ! A cette époque, Macao figurait une des plus anciennes colonies européennes du monde. Elle avait été accordée, quatre siècles auparavant, par le Fils du Ciel, l'Empereur Ming, qui régnait alors sur l'Empire de Chine, comme récompense aux Portugais, pour avoir anéanti les pirates qui infestaient la baie et ses archipels. Le Portugal, ce tout petit pays d'Europe, à peine libéré du joug maure, lançait ses marins vers de nouveaux continents, essaimant des comptoirs sur les rives de l'Afrique, de l'Arabie, de l'Inde et de la Malaisie, poussant jusqu'aux mers de Chine !
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