Actualités culturelles

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À propos de Noël
Noël reste aujourd'hui la grande fête folklorique de l'année, en tous cas celle dont le folklore est le plus riche et le plus varié. On dit que ce folklore s'est paganisé, en réalité il s'est laïcisé, ce qui n'est pas la même chose. Car les fêtes païennes qui, dans l'antiquité, célébraient le solstice avaient dans leurs rites et jusque dans leurs excès une référence religieuse, un substrat religieux, et procédaient d'une indiscutable croyance en des forces supra-naturelles régissant le Cosmos. En fait le folklore moderne s'est coupé de ses origines à la fois païennes et chrétiennes. Ses rites, adoptés pour eux-même, pour leur pittoresque ou leur agrément, sont dépourvus de toute référence sacrée, ou, pour le moins, l'ont totalement oubliée. Mais ces rites, ainsi découronnés, dévitalisés, n'en sont pas moins des survivances. Il y a en eux un certain nombre de signes qui ne trompent pas et qui portent jusqu'à nos jours la marque de très anciennes croyances pré-chrétiennes.
La Porte de l'Enfer, chef-d’œuvre de Rodin au musée Rodin
En attendant le centenaire de la mort du sculpteur en 2017 qui entraînera la mobilisation de nombreux musées en France comme à l'étranger, son propre musée présente jusqu'au 22 janvier le principal chef-d’œuvre de Rodin et nous entraîne dans une vertigineuse plongée dans les affres de la création. L'inspiration ? Le Jugement Dernier ou les Danses Macabres comme on en voit dans nombre d'églises romanes ou gothiques, thème largement repris par les primitifs flamands : Peter Brueghel, Jérôme Bosch, Hubert Van Eyck ou encore Thierry Bouts… qu'on retrouve aussi dans la gigantesque peinture située sous l'orgue de la cathédrale d'Albi, inoubliable par sa qualité et ses dimensions et qui montre le ciel, la terre et l'enfer où gesticulent les impies dans des compartiments dédiés aux sept péchés capitaux. Enfin ultimes références: la Divine Comédie de Dante, Les Fleurs du Mal de Baudelaire dont il se réclame et les portes du baptistère de Florence qu'il a vues quelques année auparavant.
Winterhalter, Portraits de Cour - Une exposition à voir au palais de Compiègne
S'il est une exposition qu'il ne faut pas rater, c'est bien celle de ce grand portraitiste des cours européennes qui connut un succès exceptionnel tout au long du XIXe siècle. Cette visite offre un miroir à la haute-société du règne de Louis Philippe puis Napoléon III, en France, mais aussi du règne de la Reine Victoria, en Angleterre, de la cour de Belgique ou de Saint-Pétersbourg. La démarche complète superbement l'exposition du Musée d'Orsay qui est elle-même un panorama de cette brillante mais courte période qui mit en place les fondements de la modernité.
L'exposition « Jade, des empereurs à l'Art déco » à voir au Musée national des arts asiatiques Guimet
Le jade, cet automne, vient nous conter une longue histoire de la Chine. Du Néolithique aux années Art déco, au cours desquelles les joailliers français – Cartier en tête – montrent un fol engouement pour cette gemme aux jeux subtils entre matière et couleurs, c'est une véritable épopée qui nous enchante et nous entraîne, de l'autre bout du monde jusqu'à Paris, tant le goût pour la Chine est en faveur à la fin du XIXè et au début du XXè siècle.
L'exposition "Magritte la trahison des images" à voir au Centre Pompidou
L'exposition qui se tient au Centre Pompidou (21 septembre 2016 / 23 janvier 2017), surprendra les amateurs du surréaliste belge qu'est René Magritte. On l'attend insolent, fantaisiste, amusant, roi de l'humour à froid, on le découvre éloigné du « dogme Dadaïste » dont on fête le centenaire cette année, avec des noms comme Picabia, de Chirico, Tzara, Breton etc. puis de la dérive surréaliste : les deux mouvements se résumant à une forme de révolte contre l'air du temps. A partir des années Trente, Magritte change de style et affirme haut et fort que « l'art de peindre est un art de penser ». Tel est l'objet de l'exposition.
Hodler, Monet, Munch - Une exposition à voir au musée Marmottan Monet
Tout a commencé avec les découvertes accomplies en physique et chimie dans la première moitié du XIXè siècle. Eugène Chevreul, en particulier, éminent chimiste, publia, en 1839, une théorie intitulée « De la Loi du Contraste Simultané des Couleurs... » Nul doute que les trois peintres présentés au Musée Marmottan jusqu'au 22 janvier, en ont eu vent et même ont fait des recherches sur ces nouvelles connaissances autour de la lumière qui les fascinait au point de les obséder.
Il y a 350 ans, le Grand Incendie de Londres
Il a duré quatre jours et quatre nuits. Commencé un dimanche de septembre, à l'aube, il n'a été complètement éteint que le jeudi. L'incendie a démarré dans l'arrière boutique (ou dans le fournil ce qui serait plus logique) d'un boulanger qui se situait non loin de London Bridge. Et les maisons se sont enflammées comme des fétus de paille, construites qu'elles étaient en bois recouvert de poix (mélange de résine et de goudrons végétaux) pour en assurer l'étanchéité. Atout supplémentaire pour le feu: les rues étaient très étroites.
Rembrandt Intime - Une exposition à voir au musée Jacquemart-André
Encore une fois, une éclatante saison d’automne prend place dans la capitale et nous tiendra en haleine, jusqu’aux frimas de janvier ou février! Nous n'avons que l'embarras d'un choix très éclectique… Au Musée Jacquemart André, boulevard Haussmann, dans un superbe « hôtel »qui reflète bien le goût du Second Empire, particulièrement illustré sur cette plaine Monceau, nous est présenté un «  Rembrandt Intime », exposition qui dévoile des facettes moins connues du Maître incontesté de l'art hollandais du XVIIè siècle.
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