VOYAGE EN NAMIBIE : LES SITES INCONTOURNABLES, DES PLUS CÉLÈBRES AUX PLUS SECRETS

Sommes-nous revenus aux origines du monde ? Sur quelle planète avons-nous échoué ? Tout semble hors du temps en Namibie, depuis les gigantesques dunes rouges du Namib jusqu’aux montagnes étranges du Damaraland en passant par la vallée de la lune où fut tourné le dernier « Mad Max ». Dépaysement garanti…

On s’interroge encore sur les chevaux sauvages de Namibie. En plein désert brûlant des hardes d’équidés galopent librement, menées par des juments qui savent où trouver l’eau et les pâturages. Nul ne connaît exactement l’origine de ces chevaux légendaires que l’on peut apercevoir en allant vers Lüderitz, cette ville étrange au bord de l’océan, dans le sud namibien. Lüderitz, c’est une bourgade germanique en pleine Afrique, figée au XIXe siècle, avec ses bâtiments historiques extravagants, sa banque Deutsche Afrika, son église perchée et ses souvenirs de l’époque coloniale allemande. Tout près on visite Kolmanskop, le village fantôme, dévoré par le sable du désert, abandonné après la fin de la ruée vers les diamants. Tandis qu’un peu plus loin surgit l’un des sites majeurs et incontournables de Namibie, le Fish River Canyon, le second plus grand canyon du monde avec ses 160 kilomètres de long et ses 550 mètres de profondeur. Un des lieux les plus spectaculaires d’Afrique australe !

C’est souvent le but ultime d’un voyage en Namibie : le vénérable désert du Namib, âgé de 80 000 ans, avec ses dunes géantes de sable rouge, considérées comme les plus hautes du monde. Ce sont les vents venus de l’Est, du Kalahari, qui transportèrent vers l’océan un sable ensuite coloré par l’oxydation, signe de son ancienneté. A Sossusvlei, on escalade « Big Daddy », la dune gigantesque de 350 mètres, pour profiter d’un panorama hallucinant sur l’océan de sable. On découvre aussi « Dead Vlei », cuvette d’argile blanche hérissée d’acacias noirs pétrifiés, au cœur du désert rouge-orangé. Un paysage surréaliste. A Sandwich Harbor, les dunes gigantesques plongent directement dans l’océan Atlantique, offrant ainsi un spectacle irréel lors d’une excursion en 4x4 au départ de Walvis Bay. A la lisière du Namib un petit paradis caché se dévoile au voyageur avisé : la réserve de Namibrand etses paysages variés de savane dorée, de dunes rouges hérissées de formations rocheuses escarpées. Une riche population de mammifères et d’oiseaux peuple ce lieu hors du temps.

Au fil des millénaires, de nombreuses activités volcaniques forgèrent les vastes espaces sauvages du Damaraland où les savanes immenses sont ponctuées de massifs granitiques aux formes étranges, de montagnes abruptes flamboyant au soleil couchant. Parmi les curiosités géologiques de la région citons le Spitzkoppe, le « Cervin de Namibie », amoncellement rocheux aux formes intrigantes qui culmine à 1784 mètres. Au Damaraland vivent aussi les fameux éléphants et rhinocéros du désert, parfaitement adaptés à l’environnement rude et aride. Les observer lors d’une excursion organisée est un moment rare. Le Damaraland recèle d’autres trésors, telles les nombreuses peintures et gravures rupestres qui dateraient de 2500 à 6000 ans : représentation de la faune sauvage à Twyfelfontain, « Whyte Lady » au Brandberg… les témoignages émouvants des premiers habitants de ces territoires ne manquent pas. On peut aussi, au Kaokoland, rencontrer les Himbas, ce peuple étonnant qui refuse de s’adapter au monde moderne et continue de vivre en harmonie avec la nature.

Quand on part à l’aube pour une journée de safari dans le parc d’Etosha, on ignore ce que la nature nous réservera. Débusquerons-nous l’insaisissable léopard ? Assisterons-nous à une scène mémorable ? Chaque jour de safari offre son lot de surprises et d’émerveillement. Etosha est particulièrement renommé pour ses nombreux plans d’eau où la faune vient s’abreuver. C’est souvent une véritable arche de Noé que l’on découvre en arrivant au « waterhole » ! Girafes, zèbres, springboks, rhinocéros noir… Puis soudain débarque la troupe d’éléphants menée par sa matriarche, et les autres animaux s’écartent prudemment. Les éléphanteaux batifolent dans l’eau, protégés par leurs aînés toujours en alerte. Tout près, à l’ombre d’un buisson, quelques lionnes se reposent en haletant vivement pour se rafraîchir… Plus tard, en arrivant près d’un autre plan d’eau, on sent que quelque chose se trame. Les springboks et les zèbres scrutent l’horizon, inquiets. Un groupe de lionnes est en train de quadriller la savane, la stratégie collaborative de chasse est à l’œuvre… Le lion, qui protège sa troupe de lionnes et de lionceaux contre les autres prédateurs, chasse plutôt seul la nuit, en embuscade dans la végétation dense. On le dénichera plus loin, endormi sous un acacia. Tandis qu’aux abords du camp de repos où s’achèvera la journée, un jeune léopard a hissé sa proie dans un arbre au pied duquel une hyène veille, prête à lui dérober son repas…

Au nord de la Namibie, la bande de Caprivi contraste avec le reste du pays. Ici pas de désert mais des paysages verdoyants, avec des fleuves bordés de palmiers. La faune y est riche et l’on peut ainsi comme à Etosha observer le comportement et l’organisation sociale des animaux sauvages d’Afrique. Le plateau du Waterberg, aux flamboyantes falaises de grès, abrite également une faune abondante, tandis que la belle réserve d’Okonjima,avec ses paysages « Out of Africa », propose d’approcher les grands fauves qu’elle a pour vocation de protéger. Dans le désert du Kalahari, au cœur des dunes rouges traversées de rivières asséchées où poussent d’immenses acacias, vous observerez de majestueuses antilopes comme l’oryx, et peut-être, près du parc du Kgalagadi, les fiers et superbes lions du Kalahari…