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Conférences culturelles

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Conférences en version audio

Conférences
Conférences culturelles
Cycles de conférences
mar. 27 mai 2014
14:30 - 16:30

Le voyage de Magellan (1519- 1522). Mythes et réalités

Fernand de Magellan († 1521) est le plus célèbre des navigateurs, et son voyage (1519-1522) la plus fascinante des aventures. Cependant, le personnage, les raisons de son voyage et les détails de sa navigation sont très mal connus du grand public. Cette conférence permet de comprendre la première circumnavigation du globe à partir des cartes de l’époque, tout en passant en revue les nombreuses idées reçues qui circulent dans la plupart des livres et des médias sur ce sujet.

lun. 26 mai 2014
17:00 - 19:00

LE SURREALISME

Né en France, ce mouvement artistique a connu son apogée dans les années Trente, sous l’impulsion d’André Breton. Il est caractérisé par une double quête, éthique et esthétique. Grâce à l’automatisme qui constitue le moteur principal de la création, l’artiste accède à son inconscient et échappe ainsi à l’étroit contrôle de la raison et du savoir-faire. Il conduit de la sorte à une nouvelle conception de l’oeuvre d’art. Il développe, avec une grande diversité de structure et d’apparence un nouveau type d’intervention plastique qui se distingue tout autant de la peinture que de la sculpture.

jeu. 22 mai 2014
17:00 - 19:00

De Watteau à Fragonard, les Fêtes Galantes - Présentation de l’exposition du musée Jacquemart-André

La « Fête galante » désigne un genre pictural nouveau qui éclot au début du XVIIIe siècle, pendant la Régence, autour de la figure emblématique de Jean Antoine Watteau. Dans des décors à la végétation luxuriante, réels ou imaginaires, elle met en scène le sentiment amoureux : danseurs, belles dames ou bergers idéalisés s’adonnent à des divertissements de société ou à des confidences. À la suite de Watteau, Nicolas Lancret et Jean-Baptiste Pater s’approprient les codes de la fête galante, qu’ils font évoluer. François Boucher et Jean Honoré Fragonard donneront à leur tour une vision très personnelle des plaisirs de la fête galante.

mar. 20 mai 2014
14:30 - 16:30

Éros et Aphrodite (2ème partie) : de Paul de Tarse au christianisme

Entre la tradition classique de la gestion maîtrisée des aphrodisia d’une part, et le système chrétien de l’autre, se situent des relais aux effets correctifs déterminants. Faisant pièce, entre autres, aux Lois de Platon, vient d’abord la Loi de Moïse dans sa version grecque, assortie du riche cortège de ses interprétations. Parmi celles-ci, les unes sont judéo-grecques : ainsi, celles de l’exégète et philosophe Philon d’Alexandrie, pour beaucoup héritier des idées de Platon. Les autres sont christo-judaïques, en tout premier lieu celles de Paul de Tarse, le très précoce théoricien du christianisme. Au IIe siècle de notre ère, de grands maîtres chrétiens nourris surtout de platonisme feront la synthèse entre ces deux courants ; ils transféreront le propos du domaine de la philosophie politique, avec la Cité comme objectif central, à celui de l’éthique théologique, avec l’Assemblée sainte comme référence unique. Sur la base totalement inédite de la « crucifixion de l’éros » (mot systématiquement omis par la Bible chrétienne), ils inaugureront une codification rigoureuse de l’usage du sexe dans la perspective prioritaire d’un ordre moral aux dimensions, cette fois, universelles.

lun. 19 mai 2014
17:00 - 19:00

HAYDN CHEZ LES ESTERHAZY

Eisenstadt dans l’actuelle Autriche, Fertöd en Hongrie, ce sont les châteaux des Esterhazy. Haydn y passe plusieurs dizaines d’années de sa vie. Musicien de cour, musicien à tout faire, Maître de Chapelle, compositeur, il doit se plier aux commandes de son « patron », écrivant des œuvres de circonstance (Comme ces concertos pour lyres organisées, un instrument improbable mais dont jouait le roi de Naples en visite). Il sera le dernier des grands compositeurs de cour mais aussi le premier indépendant quand il part à Londres, ouvrant la voie de la liberté à Mozart et Beethoven. La vie de Haydn à Eisenstadt est emblématique. Elle témoigne d’un monde qui s’achève, celui de l’Ancien Régime. A situation nouvelle, musique nouvelle. Haydn est à la fois un crépuscule et une aurore.

jeu. 15 mai 2014
17:00 - 19:00

Puccini et le réalisme

L’opéra peut-il représenter des gens simples, des histoires de tout le monde ? Cavalleria Rusticana de Leoncavallo met en scène des villageois bien définis dans un milieu donné. Le Vérisme se rapproche du Naturalisme d’un Zola. Puccini retient la leçon dans sa Bohème, mais il ne s’en contente pas. Le « milieu donné » devient exotique (le Japon de Butterfly, la Chine de Turandot, le Far West de la Fille de l’Ouest dont on a pu dire qu’il était le premier western spaghetti de l’opéra !). Le réalisme des sentiments, des relations entre les personnages, transcende le Vérisme. Puccini réintroduit le « merveilleux » du XIXe siècle dans ses sujets en exploitant la fascination de son temps pour l’Orient lointain (Plusieurs musicologues ont évoqué Pierre Loti). Moins qu’à notre don d’observation, il fait appel à notre subconscient, il s’adresse à notre imaginaire. Réalisme, parce qu’il met en scène non seulement des personnages originaux mais aussi la relation qu’entretient avec eux un homme nouveau, le spectateur d’opéra dans une Italie définitivement unifiée.

mar. 13 mai 2014
14:30 - 16:30

Éros et Aphrodite (1ère partie ) : de Platon à Paul de Tarse

À partir du IVe siècle av. J.-C., dans la Grèce antique puis dans le monde gréco-romain, d’éminents penseurs (Platon en tête, avec des générations successives de Pythagoriciens et de Stoïciens) proposèrent de brillantes réformes en vue de réguler les actes et les plaisirs du sexe (les aphrodisia disait-on) sur la base d’une maîtrise raisonnée de l’éros ; ce qui, dans le contexte des mœurs et des pratiques ambiantes, ne manquait pas d’être révolutionnaire. De telles œuvres apportaient une contribution majeure au programme politique de la construction de la cité idéale, avec le but déclaré d’instaurer un ordre social durable ; la procréation, elle-même soigneusement raisonnée, assurant seule à l’humanité l’immortalité qui lui manquait. Tout cela n’eut guère d’effets dans les sociétés contemporaines ni dans l’histoire, si ce n’est, a posteriori, par le truchement plus ou moins direct du christianisme. C’est par ce dernier que ces idées marqueront jusqu’à nos jours la culture éthique de la société dite occidentale.

lun. 12 mai 2014
17:00 - 19:00

Le rire chez Rossini

L’oeuvre comique de Rossini constitue un des sommets de l’« opéra bouffe ». Mais chez lui, une situation comique ajoute souvent à l’expression d’un sentiment : Voir l’arrivée de Rosine au premier acte du Barbier. Une façon de tenir compte du Bel Canto. La scène fameuse de la « leçon de musique » dans la même oeuvre en est l’exemple le plus parlant. Mais Rossini retient aussi la science mozartienne des surprises musicales destinées à maintenir en éveil l’intérêt du spectateur. Toujours dans le Barbier, il y a cet extraordinaire passage pianissimo (on attendrait plutôt un fortissimo) au moment où Almaviva révèle sa véritable identité. Enfin, il « actualise » les thèmes. L’Italienne à Alger rappelle l’intrigue de l’Enlèvement au Sérail de Mozart, en l’inversant. Son Isabelle est une femme libérée par rapport à la Constance de Mozart. En somme, le rire chez Rossini est plus complexe qu’il n’y parait. Il constitue souvent un appel à notre conscience, une invitation à nous situer par rapport à un sujet, essentiellement la libération sociale de la femme. Un rire engagé…

mar. 06 mai 2014
14:30 - 16:30

LE VIETNAM

Deux pays en un, le Nord et le Sud qui se sont affrontés pendant des siècles avec des cultures différentes : le Vietnam est bien « l’Indochine ». C’est influence chinoise qui est visible à chaque coin de rue, mais le Vietnam a su cependant conserver sa langue et son indépendance de pensée. Sur cet héritage se sont greffées la colonisation française et l’arrivée du communisme, lui-même en pleine mutation, ce qui donne une atmosphère très particulière à ce pays éprouvé par la guerre.

lun. 05 mai 2014
17:00 - 19:00

VAN GOGH

A l’occasion de l’exposition qui se tient de mars au 15 juin, au musée d’Orsay, intitulée « Vincent Van Gogh / Antonin Artaud. Le suicidé de la société », un retour sur l’oeuvre du peintre s’impose. Parcours chronologique et thématique tout à la fois, il s’attachera à redécouvrir la puissance, l’originalité et la modernité d’une oeuvre constamment interrogée. Prenant le contre-pied de l’aliénation, Artaud s’attacha à démontrer comment la lucidité supérieure de Van Gogh gênait les consciences ordinaires.