L’art de la mantique à Delphes

« L’homme est un animal, dit-on, doué de raison », et pourtant, de tout temps, il n’a pas toujours songé à confier à sa seule raison le soin de déterminer sa conduite ici-bas.
On sait en effet que les Grecs, plus peut-être que les autres peuples anciens, allaient consulter leurs oracles, non pas exactement pour savoir l’avenir, comment on le dit souvent, mais pour être éclairés sur la meilleure façon d’en tirer parti.

Pendant près de mille ans, les hommes montèrent au pied du Parnasse pour entrer en communication avec le divin et lui demander conseil sur une conduite à tenir en ce monde et ce dès les temps les plus reculés. Eschyle rappelle, dans l’Orestie, que la Terre-Mère avait sa prophétesse au pied du Parnasse. Et l’archéologie confirme  qu’une divinité féminine qui passait, aux yeux des méditerranéens, pour la source essentielle du pouvoir prophétique, y recevait, dès le XIVème siècle avant Jésus-Christ, l’hommage de sacrifices et d’offrandes, autour d’une pierre sacrée particulièrement vénérée à Delphes, pierre levée, à rapprocher du bétyle oriental, ou des mégalithes des civilisations méditerranéennes. L’« omphalos» en forme d’ogive, de matrice, était habillé d’un vêtement, l’ « agrenon », sorte de casaque en forme de filet que portaient les devins. Dressé dans l’«adyton », tout près du trépied fatidique, il était évidemment un monument très vénérable, mais personne n’en connaissait plus la signification. Tombeau du serpent dragon, « python », que dut tuer Apollon, pour prendre possession de l’oracle ? Une borne marquant le centre du monde ?
Zeus en effet, assure le mythe, avait un jour choisi sur le pourtour du disque terrestre, deux points diamétralement opposés, d’où il avait lâché deux aigles volant l’un vers l’autre. Ils s’étaient rencontrés très précisément à la verticale de Delphes, en un point qui fut marqué sur le sol par une pierre conique surmontée de deux aigles d’or. L’Omphalos, le nombril de la terre, un « axis mundi », à partir duquel durant presque vingt siècles la gloire de Delphes rayonna sur le monde grec.
Mais comment Apollon opéra-t-il son usurpation ? Dès sa naissance, sur l’île de Délos, Apollon s’écrie :« Qu’on me donne ma lyre et mon arc recourbé, j’annoncerai aux hommes l’inflexible volonté de Zeus ». Dès sa naissance, le Dieu se révèle ainsi désireux de fonder sur terre un oracle où il révélerait aux mortels, incertains de leur avenir, écrasés par le poids de leur ignorance, « ce qui est profitable et meilleur ».
Arrivé sur la terrasse au pied du Parnasse, le jeune Dieu doit lutter contre le gardien de l’oracle antique, le serpent « Python ». Le combat du Dieu ou du héros bienfaisant contre le dragon est, on le sait, un symbole, un thème universel, un mythème traditionnel dans tous les mythes de fondation. Frappé à mort par une flèche, le monstre expire en exhalant un souffle sanglant. Alors Apollon déclare triomphalement : « Ici même, maintenant, pourris sur la terre nourricière. Tu ne seras plus le fléau destructeur des humains. » Parce qu’Apollon avait dit au serpent « pourris », à partir de la racine « puthein », le serpent fut appelé « Puthon », Apollon, « Puthios », sa prêtresse, « puthia »,
Des prêtres Crétois, conduits par un dauphin mandé par Apollon , constituèrent dès lors le clergé delphique, ainsi s’explique le nom du site, de « delphinos », le dauphin.

Le fonctionnement de l’oracle.

Ces prêtres qui accomplissaient les sacrifices, veillaient à l’entretien de la statue du culte, l’« agalma », de la fosse oraculaire, mais aussi au bon fonctionnement de l’oracle, ministres du culte, ils étaient chargés d’assister, au cours de la consultation, la prophétesse, la Pythie .
Un vers d’Euripide, quelques lignes de Platon, deux vers de Callimaque, une anecdote de Diodore, Plutarque, plus explicite à son propos, décrivent la prophétesse comme un instrument entre les mains du Dieu, une sorte d’instrument de musique qui fait entendre sa voix quand on en joue, mais qui se tait quand on l’abandonne. La Pythie ne prêtait en quelque sorte à Apollon que son organe du son, pour qu’il pût exprimer en paroles humaines ses oracles.
Pour devenir Pythie, point n’était besoin à l’évidence d’une compétence spéciale, de don particulier de médium, d’une vocation religieuse ; choisie parmi les habitants de Delphes, nommée à vie, elle était vraisemblablement désignée par le sort à partir d’une liste de candidates, dans laquelle le Dieu choisissait par cléromancie, sans discrimination et apparemment sans limite d’âge, une femme simple et sans instruction, son ignorance même garantissant son obéissance totale aux impulsions du Dieu.
Contrainte dès lors de respecter une rigoureuse pureté rituelle, elle devait dormir sur une litière de laurier, arbre apollinien par excellence et doué de vertus purificatrices, soumise à une austère réclusion, interdite de toute relation sexuelle, protégée donc contre les miasmes du monde, purifiée par le laurier et les ondes de la source Castalie, la Pythie était désormais digne d’accueillir en elle le souffle inspirateur du Dieu.
Enfin, tout autour du temple, gravitaient des exégètes, et des versificateurs, qui mettaient en beau style, moyennant rétribution, les oracles dont la forme semblait trop prosaïque au consultant.
L’oracle n’était d’abord rendu qu’une fois l’an, le septième jour du septième mois de l’année. Le sept pour les anciens était le nombre de la perfection, celui qui unit symboliquement le ciel et la terre, le principe féminin quatre et le principe masculin trois, le nombre d’Apollon, né le septième jour, du septième mois, auguste Dieu Septime. Ses fêtes avaient toujours lieu le sept d’un mois. Sa lyre était tendue de sept cordes, comme les sphères célestes. Sa doctrine se résumait en sept maximes, attribuées aux sept sages…
L’ordre des consultations était réglé par un protocole que l’octroi de certains privilèges comme la «  promanteia  » ou le tirage au sort complétaient. En vertu de ce protocole, les Grecs passaient avant les Barbares et les Delphiens avant tous les autres Grecs, les Athéniens avant les Spartiates….
Tout consultant était tenu d’acquitter une taxe de consultation, appelée « pelanos ». Il fallait en effet, avant toute consultation, s’assurer qu’Apollon était disposé à répondre. On observait le vol des oiseaux, par ornithomancie. Mais le moyen le plus habituel de sonder les intentions du dieu était d’examiner le comportement d’une victime lors du sacrifice préliminaire.

Le lieu de la consultation.

L’intérieur du temple, et plus précisément l’« adyton », fut à ce point ravagé qu’il ne reste pratiquement aucune strate de ce qui fut le site oraculaire. Tous les auteurs anciens s’accordent cependant à dire qu’on « descendait » dans l’adyton ... Et là, dans le sol de l’antre, entre les pieds du trépied prophétique, s’ouvrait un trou béant, disent-ils, une ouverture dans le sol, d’où s’exhalait une vapeur inspiratrice, issue des profondeurs de la terre, le fameux pneuma...Enveloppée, physiquement pénétrée par ces émanations, la Pythie perdait le contrôle d’elle-même, « possédée » par son Dieu, elle proférait des sons incohérents, que le prophète transcrirait en termes intelligibles et communiquerait au consultant comme réponse à la question posée.
Les auteurs chrétiens nous paraissent tout aussi riches d’informations à ce propos. « On dit que cette Pythie était une femme qui s’asseyait sur le trépied d’Apollon, les jambes écartées. À la suite de quoi, un souffle malin jaillissant en dessous et se glissant par les organes génitaux, remplissait la femme de délire. Elle dénouait ses cheveux, entrait en transes, sa bouche écumait, et dans cet état d’ivresse, elle proférait les mots de la divagation. » Saint Jean Chrysostome
L’extase, la transe, le délire prophétique, bref la possession, l’enthousiasme au sens étymologique du terme, c’est-à-dire la pénétration par le   « theos », le divin, ainsi reconnus, voire confirmés, mais interprétés comme une possession de type diabolique, démoniaque qui était dès lors stigmatisée, voix sataniques, voix d’en bas opposées aux voix d’en haut.
La richesse du temple était proverbiale et il est vrai fabuleuse. Sitôt le péristyle franchi, le « pronaos », où accueillaient, gravées sur des hermès, de part et d’autre de la grande porte, les maximes des sept sages : « Gnôthi seauton”,”Connais toi toi-meme”, “ Mêden agan “ rien de trop”….Un amoncellement d’offrandes hétéroclites : lyres, trépieds, chars, chaudrons, cratères...Au fond du mégaron, « dans la partie la plus reculée du temple », se trouvait le lieu prophétique, interdit aux profanes, l’ « adyton», littéralement « où l’on n’accède pas », une échancrure dans le temple, dont le niveau devait se situer à un mètre au-dessous de celui du mégaron.
Aucun dallage ne recouvrait le fond de la fosse, la terre sacrée, foulée jadis par les Immortels,. Pas de crevasse, pas de faille géologique, spéculations longtemps entretenues par la fameuse expression que rapportent les textes anciens, du « chasma gês », au sens littéral « une ouverture dans le sol. ».
La fosse oraculaire recelait par ailleurs une collection d’étranges monuments qui étaient autant de vénérables reliques, instruments d’inspiration divine. Tout d’abord le trépied, chaudron sur le couvercle duquel s’asseyait la Pythie, monté sur trois supports, symbole de la divination delphique, énigme déjà pour les anciens, image du ciel par le nombre trois, symboles des trois éléments, terre, air, eau, ou encore, du passé, du présent et de l’avenir, reliquaire pour les os du serpent Python, ou bien encore le tombeau de Dionysos, déchiré par les Titans, dans lequel il aurait été remembré.
Plus insolite encore que celle du trépied était dans l’adyton la présence du laurier. « La Pythie dans le laurier s’installe, prédit grâce au laurier et s’étend sur le laurier ». Callimaque
Au moment d’officier, la prophétesse mâchait des feuilles de laurier, comme si une parcelle de l’esprit divin était censée pénétrer dans le corps de la prophètsse par l’intermédiaire de l’arbre consacré à Apollon. Plutarque ajoute que la Pythie faisait avant la consultation des fumigations de laurier.
Non loin du trépied, non loin du laurier, se dressait l’ « omphalos », le nombril du monde, comme nous l’avons dit plus haut, le symbole du centre du monde, centre spirituel, axis mundi, symbolisant la voie de communication entre les trois niveaux d’existence de l’homme, vivant ici-bas, du séjour souterrain, et du domaine des Dieux.
Plutarque nous parle par ailleurs d’un « oikos », un petit édicule construit en bois, isoloir pour les consultants, comme les iconostases des églises orthodoxes, avec une simple porte à rideaux que l’on tirait, au moment où la Pythie vaticinait, cachée ainsi aux regards des consultants.
L’archéologie semble infirmer la présence d’une source dans l’adyton. Pas de fontaine, pas de canalisations, pas de trace d’un puits. Mais sur la terrasse, comprise entre le temple et le grand mur polygonal du sud, les fouilles ont mis au jour une fontaine extérieure, la célèbre fontaine Cassotis, qui appartenait au sanctuaire de Gê, et à qui les divinités des ondes, les Muses, avaient inspiré les premiers oracles, source à partir de laquelle un savant complexe de canalisations amenait dans l’adyton l’eau nécessaire aux prophéties.

Le rite oraculaire.

Comment se déroulait la consultation ? Avant de prendre place sur le trépied prophétique, la Pythie s’était rendue de bon matin à la fontaine Castalie, à l’est du Péribole, au pied des Phédriades, « les flamboyantes », pour se purifier par des ablutions rituelles, et après avoir ceint sa chevelure d’une couronne de laurier et revêtu ses vêtements sacerdotaux, après avoir procédé aux fumigations de feuilles de laurier, accompagnée des prêtres, elle descendait dans l’adyton.
Comment dès lors la question était posée à la Pythie ?
Les décrets retrouvés montrent tous que l’on ne demandait pas à Apollon la prédiction de l’avenir, mais un avis, un conseil, un choix limité au terme d’une alternative, la consultation n’intervenant qu’en conclusion d’une délibération, où l’individu, où la cité, avait au préalable réduit à deux les possibilités envisagées. Les consultants préparaient eux-mêmes les solutions possibles et demandaient par écrit simplement une approbation ou un refus.

Le délire de la Pythie.

Mais ce qui est au cœur des énigmes de Delphes, c’est bien sûr l’attitude de la Pythie lorsqu’assise sur le trépied, pénétrée par le souffle sacré du pneuma, elle prophétisait sous l’inspiration du Dieu. Lucain dans sa Pharsale, présente une Pythie comme victime de la violence de la possession divine, de l’enthousiasme, au sens étymologique du terme de « possession divine », une bacchante hystérique, alors pourtant que bien des peintres de vases la représentaient recueillie, attentive à la voie du Dieu qui l’habite.
Quoi qu’il en soit, la divinité se glissait dans le corps d’un mortel pour lui dicter momentanément son comportement, sans que la volonté du possédé, en « extase » ne pût intervenir d’aucune manière. L’extase, branchement direct de l’âme sur le circuit du divin, se manifestait pour les anciens aussi bien sous la forme d’une immobilité totale, d’une insensibilité physique, d’un assoupissement, que par des danses orgiastiques ou des mouvements désordonnés, la tête renversée en arrière, peut-être avec des frissons et des tremblements, témoignant qu’on abandonnait pour un temps le domaine de l’humain, et qu’on était plongé dans le monde du surnaturel, du transcendant, comportement, pourrait-on dire, assurément pathologique
Nietzsche a imaginé pour la Pythie deux délires parfaitement complémentaires, un délire de type apollinien, dans lequel, calme et sereine, « habitée » par Apollon, la Pythie prêtait sa voix au Dieu, un deuxième, qu’il qualifie de type dionysiaque, dans lequel elle s’abandonnait à une puissance obscure qui l’emportait.
Quoi qu’il en soit, toute parole désormais que prononcera la Pythie, tout geste qu’elle accomplira, lui sera dicté par Apollon. La tradition est unanime d’ailleurs à rappeler que la Pythie à l’origine s’exprimait en vers. Strabon déclare cependant que de son temps les oracles étaient rendus soit en vers, soit en prose, et que dans le second cas, des versificateurs attachés aux sanctuaires, transcrivait la réponse en vers. Et de fait la plupart des oracles qui nous sont parvenus furent littérairement transcrits en vers. L’oracle littéraire prenait volontiers la forme d’une devinette, ou d’une énigme qui enchantait l’esprit subtil des Grecs, en enveloppant la réponse d’une certaine obscurité qui sollicitait le concours perspicace du lecteur.

La sagesse delphique.

Une préoccupation constante de la pensée grecque, et sans doute la plus élevée, fut de rechercher un système de vie sociale tel que la démesure, l’ « hybris », en fût bannie et remplacée par Thémis et Diké, filles de Zeus, symboles du droit et de la justice, qui doivent fonder les rapports des hommes avec les Dieux et des hommes entre eux, sur des lois raisonnables et librement acceptées.
« Mêden agan » «Rien de trop », était l’une des maximes inscrites sur le temple de Delphes.
Magnifique expression d’une « sophrôsunê » qui prône comme vertu suprême, la modération et répudie par-dessus tout la démesure. « De la mesure en toutes choses. »
Aux réformateurs, aux législateurs, aux penseurs, l’Apollon delphique donna caution. Il censurait de son auguste autorité les fondations de cité, les réformes législatives, l’institution des cultes. A force de le choisir comme le garant de leurs conquêtes spirituelles, les Grecs finirent par se persuader qu’il en avait été l’inspirateur, qu’il avait modelé les notions morales et juridiques sur lesquelles étaient fondés la condition et le comportement de l’homme grec.
Et l’une de ses notions fondamentales était celle de la pureté. L’impureté, en particulier la plus grave, celle qui découle du sang versé, menaçait de contaminer ceux qui vivent en société. Tout crime d’homicide produisait une souillure maléfique, fléau redoutable qui menaçait des collectivités entières, le courroux des Dieux s’abattant sur la cité : épidémies, stérilité. A ces maux, un remède sûr : envoyer une députation à Delphes. On consultait l’oracle comme un médecin, qui peut révéler l’origine lointaine du fléau.
Ainsi dans les temps archaïques, où le clan familial était la cellule essentielle de la société, c’était à la famille de réclamer aux criminels le « prix du sang ». Cette loi ancestrale du talion provoquant des désordres graves dans la cité naissant, l’intervention de l’Apollon delphique dans l’Orestie, permit au phylonomisme de succéder à l’antique ontonomisme. Désormais, à l’instar d’Oreste, tout meurtrier devra rendre compte de son acte devant un tribunal impartial, émanation de la cité, chargé d’apprécier le degré de culpabilité, en examinant les intentions. Ainsi entrait dans le droit une notion nouvelle, d’une portée immense, celle de la responsabilité individuelle.
Apollon Pythien devint ainsi le Dieu des législateurs, le garant des lois civiques et c’est pourquoi l’âge d’or du sanctuaire coïncide avec les siècles de la colonisation qui fit naître tant de cités nouvelles. Toujours consulté, lors de la fondation d’une colonie, avant d’entreprendre de porter au loin sur les rives de la mer du couchant les valeurs de l’hellénisme, le clergé delphique sut orienter intelligemment la pénétration grecque en terres d’Occident et faire de l’Apollon de Delphes, plus qu’un « mantis », un « philosophos », un philosophe, plus qu’un devin, le Dieu de la Sagesse suprême. L’Apollon de Delphes résume à lui tout seul la « Divinité ». Et selon l’heureuse formule de Marie Delcourt, « Les poètes et les penseurs de la Grèce ont tiré Dieu d’un dieu ».
Situation ambiguë donc de l’homme grec, partagé entre sa raison, qui est son guide de prédilection, mais qu’il sait insuffisante, et sa croyance profonde, instinctive, aux forces obscures. Tel est bien l’homme grec, partagé entre raison et mysticisme.
Et si Héraclite affirmait que « l’harmonie est le résultat d’une tension entre contraires, comme celle de l’arc et de la lyre. », Apollon, le Dieu à l’arc et à la lyre, en qui les contraires sont assumés et intégrés, maître de Delphes avec Dionysos, pouvait ainsi révéler aux humains la voie qui mène de la « vision divinatoire à la pensée ».
Et la sagesse de Socrate qui prétendait que « Ouden eidôs oida », que « Tout ce que je sais, c’est que je sais que je ne sais rien », n’est nullement diminuée parce qu’il conseillait à ses disciples de monter à Delphes consulter la Pythie. Ne l’avait-elle d’ailleurs pas proclamé lui, « Le plus sage des hommes » ?  En cela du moins, conviendra-t-on, elle ne se trompait pas.

Conférencier

M. Georges GENSANE

  • Professeur honoraire en lettres et histoire classiques à l’Université de Perpignan.
  • Professeur à l’Université de Beyrouth.

  • Georges Gensane, professeur agrégé en langues anciennes, est spécialiste des cultures égéennes (ses premières recherches portaient sur « L’imaginaire dans le culte de la Grande Déesse Crétoise »). A l'Université de Perpignan, il fut entre autres chargé du cours d’Histoire des Idées Grecques et créa un Diplôme Universitaire intitulé « Imaginaire et Art », pour former des médiateurs culturels avec l’ambition de promouvoir le voyage culturel comme une expérience intellectuelle, sensible, existentielle, convaincu avec Michel Serres que « Qui ne bouge n’apprend rien » et, avec Todorov, que « Le voyage est une science de la culture vue du dehors ». Ses travaux se sont poursuivis ensuite dans un centre de recherches au sigle évocateur, V.E.C.T., V comme voyage, E comme échange, C comme confrontation, T comme transformation, puis dans un DESS de formation aux métiers de l’ingénierie culturelle, intitulé « Culture et Voyage », dont il a assuré la direction pédagogique à Perpignan puis à l’Université de Beyrouth.

  • Professeur honoraire, il continue d’animer des voyages en Grèce et en Méditerranée Orientale, véritables périples au cours desquels il prend toujours le même plaisir à proposer in situ ses conférences, tout particulièrement sur la problématique de l’émergence de ces civilisations antiques auxquelles nous sommes tant redevables.

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