« Il était une fois l’Orient Express » Une exposition à l’Institut du Monde Arabe 1er avril / 03 août 2014

« Depuis quelques jours le train était immobilisé par la neige dans une petite gare du Nord de la Yougoslavie et dans la voiture « Constantinople / Calais » l’infâme Ratchett gisait mort sur sa couchette transpercé d’autant coups de poignard qu’il y avait de passagers… » Hercule Poirot viendra vite à bout de l’énigme, on en attendait pas moins de lui.

Fait amusant dans « Le Crime de l’Orient-Express » d’Agatha Christie, publié en 1934, la victime et les passagers assassins ont tous emprunté une fausse identité pour ce voyage. Voyager incognito dites-vous ?

L'Orient Express, une source d'inspiration


Pour ce roman, qui obtint le succès que l’on connaît, l’auteure s’était inspirée du rapt du fils de Charles Lindbergh, mais surtout de sa propre expérience, étant passagère du train, lors d’une longue immobilisation du fait de la neige entre Constantinople et Vienne. Agatha Christie ne se doutait sans doute pas alors qu’elle scellait sur le rail et dans les mémoires un lien définitif entre son univers et celui de l’Orient Express.

C’est au point qu’à la seule évocation du fameux train de luxe Hercule Poirot apparaît dans la voiture-salon, celle tapissée de boiseries enchâssées de panneaux de verre taillé, signés René Lalique dont Paul Claudel disait que c’était « une espèce d’eau solidifiée, tangible et intangible entre nos doigts ».

Pourtant, nous sommes tous d’accords, seul le train a existé n’est ce pas ? Ce n’est pas la seule référence de l’Orient Express. Lawrence d’Arabie le prit quelquefois pour ses missions, il y eut d’autres passagers célèbres bien sûr. James Bond aussi ? Et voilà la fiction qui revient, tout un univers à la marge du réel.

Histoire de l'Orient Express


Inauguré l’après-midi du 4 octobre 1883 alors que les Parisiens se pressent Gare de Strasbourg, qui deviendra la Gare de l’Est, ce convoi de luxe sillonna l’Europe, de Londres à Istanbul, Bagdad ou Le Caire, à partir de 1883.

La concurrence de l’avion, les complications douanières à chaque frontière, sa faible vitesse moyenne (55 km/h) auront eu raison de sa pérennité et la Compagnie des Wagons-lits, propriétaire de la ligne, mit un terme à ce service en 1977.

Depuis 1982, une autre société, la Venice Simplon Orient Express exploite un train similaire depuis Londres vers l’Orient.   

Exposition "Il était une fois l'Orient Express"


Du 1er avril au 3 août 2014, l’Institut du Monde Arabe présente « Il était une fois l’Orient Express ». « C’est Guillaume Pepy, le président de la SNCF qui m’avait proposé ce très beau projet d’exposition », déclare Jack Lang, lui-même président de L’IMA.

Le train sera installé sur le parvis de l’Institut ; la locomotive, la voiture bar restaurant dite « Train Bleu », suivie de la « Flèche d’Or », voiture salon dite « Lalique », enfin une voiture couchettes « Orient Express ». On pourra bien sûr monter à bord, le mythe du train dans la littérature et le cinéma y seront exposés avec bien sûr tous les objets et ustensiles formant le luxe feutré et confortable offert aux voyageurs de l’époque.

Dans les murs de l’Institut, le parcours se poursuit avec un diaporama consacré aux étapes du train traversant une Europe faite d’empires déjà chancelants. Damas, Beyrouth, Bagdad, Le Caire, Louxor, Assouan défilent avec leurs grands hôtels, des lieux qui brillaient alors des grandes découvertes archéologiques de la fin du XIXe siècle.

Il y aura également une partie proposant aux visiteurs les objets, documents concernant le mythe Orient Express et puis une déclinaison de l’art de vivre du voyage dans des salles reprenant le thème de la bagagerie imposante de l’époque.

Tout un monde que Georges Nagelmackers créateur de l’Orient Express offrait à ses voyageurs de l’Occident jusqu’au Levant.

Le Transsibérien
Et que dire du Transsibérien ? Troisième ligne de luxe ? Se souvient-on que ce train fût construit sur l’ordre du tsar Alexandre III pour relier l’occident à l’orient à travers les forêts de bouleaux de la taïga et l’immensité des steppes? C’est à une épopée de l’Est » que l’on est convié, sur les traces de Michel Strogoff, Dostoïevski, Lénine ou Staline !

Le luxe dans la décoration des wagons de « l’Or des Tsars »,n’a rien à envier à l’Orient Express, et le service d’un autre temps, propulse le voyageur dans une époque romanesque tout en faisant revivre l’art de voyager du début du XXe siècle en permettant d’évoquer le temps où, pour se déplacer dans ces régions, il fallait affronter outre les brigands, une nature particulièrement hostile, les attaques de loups sans oublier la distance interminable du trajet.

I. Aubert

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