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Italie : obscur Caravage…

Peintre de génie, protégé pour son art par plusieurs cardinaux, un temps peintre officiel de l’Eglise, mais aussi délinquant récidiviste, Michelangelo Merisi dit Le Caravage, natif de Milan, est mort il y a un peu plus de 400 ans, en Toscane, à Porto Ercole.

Où est donc sa dépouille ? Comment est-il mort ? Incroyablement l’affaire continue à défrayer la chronique au point que l’on tente aujourd’hui d’identifier ses restes. Bien sûr nous sommes en Italie, l’affaire est traitée, sous les flashs des photographes de presse et devant les caméras de télévision, sous forme de show, animé par un ancien présentateur plutôt controversé !
Qu’importe, celui que l’on a surnommé « le peintre des peintres », est mort à 39 ans, en 1610. Reste à savoir dans quelles circonstances. La maladie est une possibilité et il faudra alors choisir entre le paludisme et la syphilis. Reste l’assassinat. De ce côté on peut penser à la vengeance de la famille de Ranuccio Tomassoni, l’homme qu’il avait embroché à Rome lors d’une rixe… Il s’était également fait des ennemis chez les Espagnols qu’il aimait provoquer, chez des membres de l’Ordre de Malte dont le grand maître Alof de Vignacourt, malgré la réalisation d’un magnifique portrait, s’était senti bafoué à la suite de son évasion de la prison de l’Ordre. Mais encore…
Est-il besoin de s’acharner à découvrir ce qui a causé la mort de l’auteur de La Conversion de Saint Paul ou de La Diseuse de bonne aventure ? Le mystère n’ajoute t’il pas quelque chose à l’œuvre de l’homme ?
Ce qu’il était nous est dit dans ses toiles qu’il ne signa jamais sauf une et avec son propre sang. Regardez bien, il se révèle à nous dans plusieurs œuvres : Goliath décapité par David ? C’est lui. Le Jeune Bacchus malade ? C’est son autoportrait. L’homme qui brandit une lanterne au passage du Christ lors de son arrestation ? C’est encore lui. Sa vie comme ses toiles sont au comble du tourment. Jamais de sérénité, jamais de douceur, un réalisme violent, le naturalisme et surtout un cadrage que révèle le clair obscur d’un gros plan. Mais quelle technique, quelle perfection, quelle justesse dans le choix des lumières et des couleurs ! Il a ainsi été à l’origine d’une école qu’on appellera « le Caravagisme » et qui sera suivie pendant plusieurs décennies. Il y avait déjà, en Italie, le réalisme d’un Orazio Gentileschi et de sa fille, Artemisia, mais les tableaux de Caravage ont vraiment inspiré les peintres de toute l’Europe. Georges de La Tour, par exemple, avec ses remarquables clairs obscurs, Ribera puis Zurbaran, Rembrandt, Jordaens, les français Valentin de Boulogne, Simon Vouet et bien d’autres.
Pense-t-il expier en faisant de chaque tableau un acte de contrition ? Sa foi s’impose à nous au-delà du choix des thèmes, dans la réalisation elle-même. Cette opposition entre le bien et le mal, le beau et le laid, les ténèbres et la lumière l’ont rongé tout au long de sa courte vie, il l’affiche et il convient de se satisfaire de ce que nous savons faute de connaître le mystère de sa fin.

I. Aubert

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