- 1er jour - Vol Paris / La Nouvelle-Orléans
Départ de Paris sur vols réguliers.
Transfert à l’hôtel.
Dîner et nuit à l’hôtel à La Nouvelle-Orléans.- 2ème jour - La Nouvelle-Orléans : le Monde Créole
Dès 1682, Cavelier de La Salle, jeune aventurier français, explore la vallée du Mississipi et revendique, au nom de la France, ce territoire qu’il nomme Louisiane en l’honneur du roi Louis XIV.
Le rêve d’une immense colonie allant du Canada au golfe du Mexique et située entre les possessions anglaises de la côte et la Floride espagnole, commence à prendre forme ! En 1718, Jean Baptiste Le Moyne de Bienville fonde près de l’embouchure du Mississipi une ville qu’il baptise La Nouvelle Orléans en hommage au régent de France. Notre journée sera consacrée à la découverte de cette cité empreinte de l’atmosphère pieusement conservée du vieux Sud.
Le Vieux Carré, surnommé le « Quartier Français », évoque toutefois davantage la période espagnole (1762-1800) de La Nouvelle Orléans. Les Espagnols, à qui Louis XV céda en effet la Louisiane, émaillèrent le Vieux Carré de ravissantes maisons de style andalou, avec balcons ouvragés et patios fleuris. Au cours d’une promenade à pied, nous profiterons de ce patrimoine architectural unique aux USA.
Nous découvrirons le Quartier Français notamment au travers d’une visite exceptionnelle, « Le Monde Créole » : en arpentant les rues du "French Quarter", nous remarquerons des grilles en fer forgé, des portails massifs et d’élégantes portes cochères derrière lesquels on devine des patios oubliés, comme figés dans le temps. Longeant un corridor sombre, aux murs ruisselants d'humidité, nous noterons alors une lampe à huile à la lumière vacillante ou une cloche fêlée, suspendue dans le temps... Quelques marches érodées nous mèneront alors à un ancien quartier d'esclaves situé en plein cœur du centre urbain de la Nouvelle-Orléans. Nous y découvrirons les mœurs de cinq générations d'une des plus anciennes familles de La Nouvelle-Orléans. Pénétrant dans ces lieux mystérieux et jardins tropicaux du Vieux Carré nous découvrirons l'univers fascinant et controversé des Créoles... Un monde disparu qui resurgit.Déjeuner dans un des plus anciens restaurants de la Nouvelle Orléans, le « Court of Two Sisters ». Buffet à volonté avec spécialités créoles et orchestre de jazz traditionnel.
Découverte du musée Rosette Rochon : petit musée dans le Faubourg Marigny qui retrace la vie (1767-1863) d’une femme de couleur, libre, financière avertie bien que ne sachant ni lire, ni écrire. La Nouvelle-Orléans d'avant la guerre de Sécession abritait des milliers de noirs libres et instruits que les Français appelaient "Gens de couleur libres". Leur statut était ambigu: parlant le français, ayant quelquefois bénéficié d'une éducation reçue dans des collèges privés, réservés aux élites, ils partageaient le mode de vie des riches planteurs blancs auxquels ils étaient reliés par des liens du sang. Etant esclavagistes, ils vivaient volontiers dans les quartiers du Faubourg Marigny et du Trémé, tous deux adjacents au Vieux Carré. Cependant, leurs origines africaines remontant à plusieurs générations leur conféraient une différence : c'est un chapitre délicat et souvent éludé de l'histoire de la Louisiane qui sera évoqué ici.
Puis visite du Back Street Cultural Museum : petit musée dans le quartier du Trémé qui explique les traditions de Mardi-gras, des clivages entre races et classes sociales, et de l'accompagnement lors des enterrements par des orchestres de jazz. L'essence de la Nouvelle-Orléans, berceau de la musique noire américaine.
Dîner au restaurant le Tujague's, également l'un des plus anciens de la ville.
Puis nous rejoindrons le "Preservation Hall", temple du jazz "style Sydney Bechet"
Nuit à l'hôtel.- 3ème jour - La Nouvelle Orléans : Jazz Festival
Dans la matinée, transfert à l’hippodrome de Fair Grounds (l’un des plus anciens hippodromes américains, ouvert en 1872) où se déroule le festival. Douze scènes installées sur le site offrent toute la journée sans interruption des concerts de jazz, blues, gospel, folk, rock, zydeco (musique typique de la Louisiane, jouée par les noirs et proche du blues), de musique Cajun (chants très entraînants en cajun, patois français), musique latino-américaine, africaine ou des Caraïbes… Les plus grands artistes du moment se produisent au festival qui dans ses précédentes éditions a accueilli notamment Miles Davis, James Brown, Bob Dylan, Ella Fitzgerald, Dizzy Gillepsie etc…
Vous pourrez profiter toute la journée des concerts et rentrer quand vous le souhaitez à l’hôtel grâce aux navettes mises en place par le festival. Celui-ci commence chaque jour à 11h00 et s’achève à 18h00.
Déjeuner libre sur place (plusieurs lieux de restauration possibles).Dîner au restaurant.
Nuit à l’hôtel.- 4ème jour - La Nouvelle-Orléans : rencontres avec des personnalités locales
Visite du temple vaudou de la prêtresse Myriam. Participation à un authentique rituel et explication des croyances.
Chez Marie-Françoise Crouch, française installée en Louisiane depuis plus de 30 ans, rencontre amicale, apéritif et collation légère.
Déjeuner libre.L’après-midi, rencontre avec le plasticien Christopher Porché West dans sa galerie d'art située dans le quartier du Bywater, quartier des artistes. Présentation de l'artiste et de son lien avec le Jazz.
Dîner puis concert au club de jazz dirigé par le label Blue Note "Snug harbor", sur Frenchmen Street.
Nuit à l'hôtel.
- 5ème jour - Plantations Oak Alley et Laura, Lafayette
Nous évoquerons l'histoire de la Louisiane, l'âge d'or du monde des planteurs, le sort des esclaves à travers les visites de deux plantations de la paroisse Saint-Jacques.
La Laura plantation, si elle n'est pas la plus tape-à-l'œil, est sans doute l'une des plus authentiques. La maison aux couleurs vives, simple et édifiée en 1804 par un esclave sénégalais rappelle donc les maisons sénégalaises. La visite est basée sur les Mémoires de Laura Locoul, petite fille du fondateur, Guillaume Duparc, originaire de Caen et vétéran de la Révolution Américaine ayant combattu sous les ordres du Général La Fayette. C'est la vie quotidienne des maîtres et de leurs esclaves qui nous est racontée dans ce lieu bucolique, qui s'est vu décerner par LTPA (Louisiana Travel Promotion Association), le titre de "meilleure attraction touristique de Louisiane".
Située entre Bâton Rouge et la Nouvelle-Orléans, la plantation Oak Alley est surnommée "La Grande Dame". Elle est célèbre pour son allée de chênes géants de trois cents ans d'âge qui s'étire majestueusement depuis l'habitation principale de style classique "Antebellum renaissance grecque" jusqu'aux rives du Mississippi.
Déjeuner à la plantation.Route vers le pays cadien.
Les Cadiens forment un groupe ethnique comprenant, entre autres, les descendants des Acadiens d'Acadie qui ont été déportés de force en Louisiane durant la seconde moitié du XVIIIe siècle en provenance de ce qui est aujourd'hui la Nouvelle-Écosse, l'Ile du Prince Édouard et le sud du Nouveau-Brunswick en raison de leur refus de jurer allégeance à la couronne britannique. La déportation des Acadiens de 1755 se nomme le "Grand Dérangement". Les Cadiens n'étaient pas les premiers francophones à s'installer en Louisiane. La Louisiane est une colonie française, découverte en 1684. À la fin du XVIIe siècle, des francophones venant de Normandie, Bretagne, et des environs de Paris se sont installés en Louisiane, leurs enfants, nés en Louisiane, sont appelés Créoles. Les réfugiés Cadiens se sont ajoutés à cette population. Vinrent s'y surajouter un bon nombre de réfugiés de Saint-Domingue pendant la révolte des esclaves qui mena à la création de l'État d'Haïti. D'autres groupes (colons espagnols, immigrants allemands et italiens) se sont graduellement assimilés au groupe culturel des Cadiens. "Cajun" est l'orthographe utilisée dans le monde anglophone et reprise à tort par la plupart des francophones hors de Louisiane, tandis que les Louisianais préfèrent l'orthographe "cadien(ne)", quoique la prononciation locale s'apparente plus à ce qu'on épellerait "cadjin(e)". Étymologiquement, le mot est dérivé d'acadien et s'opposait autrefois à créole qui désignait alors les francophones natifs de Louisiane d'origine non acadienne. Le terme "créole", quant à lui, désigne aujourd'hui généralement soit les descendants d'Africains établis en Louisiane sous le régime français, ou bien l'aristocratie de La Nouvelle-Orléans.
Visite de l'Acadian Village qui se veut le reflet de la vie des Acadiens de 1770 à 1939. Plus de quarante bâtiments originaux sont habités par des interprètes en costume d'époque qui font revivre les coutumes ancestrales et les métiers traditionnels. Chacun a une histoire à vous raconter.
Soirée bal "Fais do do"/ danses folkloriques.
Rencontre avec des musiciens cadiens.
Dîner.
Nuit à l’hôtel à Lafayette.- 6ème jour - Pays Cadien : Jungle Gardens, Isle Jean Charles, Houma.
Le matin, découverte des Jungle Gardens situés sur l’îlot d’Avery. Nous y verrons des azalées, des camélias, des iris, des plantes tropicales…
Déjeuner dans un petit restaurant local.Nous rejoindrons ensuite l'Ile Jean Charles. Une terre en danger, un peuple en sursis. Rencontre avec les oubliés de l’isle Jean Charles, les communautés indiennes francophones Choctaw et Chitimata.
En Louisiane, une digue devrait bientôt protéger la côte des ouragans. Mais son tracé exclut une langue de terre, Isle de Jean Charles, qui héberge avec précarité trois tribus indiennes francophones depuis plus de trois cents ans. Avec Katrina qui dévasta la Louisiane en août 2005, cette communauté fut frappée de plein fouet. La population indienne d’origine, à l’Isle de Jean Charles, dans le comté de Terrebonne, compte soixante foyers. Leur terre, "c'est une miette perdue au bout de nulle part", une île cernée par les bayous qui sombre lentement sous les assauts de l'eau salée. Pour rejoindre l’Isle de Jean Charles, sur la côte de la Louisiane, il n'y a qu'une seule route qui, par temps de pluie, perd régulièrement la bataille contre les éléments. Ensuite s'alignent de pauvres maisons de bois. Quatre kilomètres plus loin, le bitume disparaît, mangé par les marécages. Un carré de terrain vague résiste tant bien que mal. Chaque jour un peu plus, l’Isle de Jean Charles s'enfonce dans la mer. L'île n'en est pas vraiment une au départ mais elle est la première victime d'une érosion côtière qui saborde la Louisiane depuis des siècles, décuplée par les effets des tempêtes qui viennent se frotter au sud-est des Etats-Unis. Même les alligators ont fui l'eau salée qui a envahi les bayous. Et avec l'île, ce sont 277 Indiens qui coulent doucement…Rencontre et discussion avec les Indiens francophones.
Dîner et nuit à Houma chez une famille cadienne.
- 7ème jour - Houma, excursion en bateau, dans un bayou, la Nouvelle-Orléans
Le matin, excursion dans un bayou, marécages aux allures fantomatiques, hérissés de cyprès moussus et peuplés d’alligators… A bord d’un bateau, nous sillonnerons les marais afin d'observer la faune et la flore.
Retour à la Nouvelle Orléans.
Déjeuner au restaurant.Après-midi libre à la Nouvelle-Orléans.
Dîner au Palm Court, restaurant élégant avec orchestre de jazz.
- 8ème jour - Envol vers Paris
Transfert à l’aéroport et envol vers Paris sur compagnie régulière. Nuit à bord.
- 9ème jour - Arrivée à Paris dans la matinée
Arrivée à Paris.
NB : En cas de forte pluie, les concerts du festival peuvent être annulés. Le programme serait alors remanié afin de conserver une journée de participation au festival ou si cela s’avérait impossible, des prestations de remplacement seraient proposées.
Cliquez sur la journée pour en voir le détail.
Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.




