Le Japon de Tokyo à Kyoto

Contactez le Service Clients
01 45 61 90 90
» Recevez notre newsletter

Voyage et culture japonaise à l'occasion du festival Jidai Matsuri

Téléchargez le programme
Le Japon de Tokyo à Kyoto
Programme 2012

" Vivre seulement l’instant présent, savoir se donner tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, des cerisiers en fleurs et des érables rougeoyants, chanter, boire, se divertir juste en flottant comme la calebasse emportée par le courant: voilà ce que nous appelons le monde flottant." Asa Ryoi, Contes du Monde Flottant, 1661. Pendant la période Edo une société japonaise nouvelle, une "bourgeoisie" en quelque sorte, émerge mettant à l’honneur une certaine modernité de mœurs qui va à l’encontre de la société traditionnelle… ce contraste subsiste toujours dans le Japon actuel. C’est sans doute même l’une des caractéristiques majeures du Japon. Éprouver le calme des jardins au cœur des industrieuses mégalopoles, assister à la cérémonie du thé ou essayer le dernier appareil photo le plus hi-tech… Une volonté fébrile de travailler et de réussir côtoie la pratique de la méditation Zazen qui permet d’ "apaiser les troubles de l’âme"… Le pays du monde flottant, le Japon, est une civilisation à part entière où les codes sociaux ne sont pas les nôtres, où l’esthétique se fonde sur la contemplation de l’éphémère où tout peut exister comme son contraire…

Ce voyage est programmé à l'occasion du Jidai Matsuri ou Grand Festival de l’Histoire.

Départs Retours Tarifs  
16 octobre 2012
avec un conférencier Intermèdes
26 octobre 2012
  • Tarif : 4 480,00 € par personne
  • Sup. chambre individuelle : 530,00 €
Prendre une option
Itinéraire

Itinéraire

Cliquez sur la journée pour en voir le détail.

1er jour - Vol Paris / Tokyo

Départ en début d’après-midi à destination de Tokyo sur un vol régulier.
Dîner et nuit à bord.

2ème jour - Arrivée à Tokyo, entre tradition et modernité

Arrivée le matin et transfert en ville.
Découverte du quartier d’Asakusa où nous goûterons l’atmosphère de l’ancienne Edo et du Tokyo populaire. Théâtres, petits bars, maisons basses en bois… nous déambulerons à travers Nakamise et les rues adjacentes jusqu’au temple Sensô-ji qui abrite la statue d’Asakusa Kannon, dédiée à la déesse Kannon, en passant par des portes et des échoppes. Le contraste, lorsque l’on aperçoit l’immeuble Asahi, dont Philippe Starck a assuré le design, est fulgurant : la tradition rattrapée par la modernité…
Déjeuner libre.

En début d'après-midi, découverte du musée Nézu réputé pour sa très belle collection d'art traditionnel, notamment le sublime Paravent aux Iris d'Ogata Kôrin mais aussi pour son jardin.
Puis, nous nous rendrons dans le quartier d’Harajuku, quartier essentiellement fréquenté par les adolescents qui jouent aux rockers avant de s’assagir et de devenir de braves Salarymen (salariés). Mais c’est également le quartier de la mode avec ses nombreux magasins de grandes marques internationales. A proximité, nous découvrirons le jardin et le sanctuaire Meiji Jingu, havre de paix dans le tumulte de la ville. Le sanctuaire fut achevé huit ans après la mort de l’empereur Meiji, en 1920, pour faire entrer le monarque au panthéon des divinités shintoïstes.
Transfert et installation à l’hôtel.
Dîner. Nuit à l’hôtel.

3ème jour - Tokyo : Ueno Goyen

Il est difficile d’évoquer Tokyo tant cette ville, où plutôt cette mégalopole est contrastée. Un peu d’histoire… D’abord lieu de résidence d’un seigneur de la guerre à l’époque féodale, un Daimyô, en 1456, cette petite place forte attendra 150 ans pour que Ieyasu Tokugawa, fondateur du clan du même nom et premier shôgun, y installe son quartier général. Edo voit alors le jour, devient capitale de la dynastie et donne son nom à toute une période : celle d’Edo. Ce n’est qu’à l’ère Meiji, au XIXe siècle, qu’Edo est rebaptisée Tokyo "la capitale de l’Est" pour la distinguer de Kyoto. Il faut garder à l’esprit qu’en 1840, Tokyo était déjà la plus grande capitale au monde devant Londres. Aujourd’hui, des venelles de l’ancienne Edo aux gratte-ciel de la Tokyo moderne, c’est une agglomération de près de 30 millions d’habitants que nous allons découvrir…
Déjeuner au restaurant.

Nous partirons à la découverte de Ueno Goyen. Investie dès la période Edo par les daimyôs, la colline d’Ueno est stratégique par sa situation dominante. Son parc recèle l’ensemble des musées nationaux du Japon dont le musée national de Tokyo qui regroupe la plus grande collection d’art japonais et asiatique du pays : laques poudrées d’or, panneaux de Kanji, paravents et statues.
Ensuite, nous nous dirigerons vers le cœur de la mégapole pour une courte promenade aux abords du Palais Impérial.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

4ème jour - Nikko : le Tôshô-gu, le temple Shintô Futarasan, la cascade de Kegon et le lac Chuzenji

(Environ 300 km environ aller et retour)
Départ pour Nikko.
"Qui n’a pas vu Nikko, n’a pas le droit d’employer le mot magnifique" (Proverbe japonais). Nikko, site classé au Patrimoine mondial de l’Humanité, nous permettra de découvrir l’un des plus beaux ensembles de temples au monde. Les sanctuaires et temples de Nikko, ainsi que le cadre naturel qui les entoure, constituent, depuis des siècles, un lieu sacré où se sont élevés des chefs-d'œuvre d'architecture et de décoration artistique. Ils sont étroitement liés à l'histoire des shoguns Tokugawa. Associé à la perception shintoïste des rapports avec la nature, où les montagnes et les forêts ont une charge sacrée, ce lieu est un sujet de vénération.
Le Tôshô-gu est l’hommage d’un petit-fils à son grand-père le fondateur du shogunat des Tokugawa. Cette période correspond à notre XVIIe, baroque, et déploie la même emphase décorative et architecturale. Vous verrez notamment la célèbre Trinité simiesque : les Trois singes de la Sagesse "Ne pas écouter le mal, ne pas dire le mal, ne pas voir le mal".
Puis, nous nous rendrons au temple Shintô Futarasan en empruntant la fameuse route sinueuse nommée Irohazaka.
Déjeuner dans un restaurant.

Départ par la route vers la cascade de Kegon et le lac Chuzenji. En partant, vous passerez par l’avenue des Cèdres longue d'environ 38 kilomètres, œuvre d’un seigneur, un daimyô, du Shogunat qui transplanta plus de 40 000 arbres de son fief comme tribut offert à son shôgun. La route qui monte vers le lac est escarpée. Ce lac de cratère a souvent la couleur sublime de l’Indigo et la cascade de Kegon qui en découle, chute de 96 mètres vers la rivière Daiya qui coule à Nikko.
Retour à Tokyo.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

5ème jour - Kamakura la "petite Kyoto", le grand Bouddha

(Environ 100 km aller et retour)
Départ à destination de Kamakura. Capitale autoproclamée du premier gouvernement militaire nippon, Kamakura est blottie au sein d’un amphithéâtre naturel de collines. Pendant plus de 150 ans, le Bouddhisme Zen rayonnera sur le Japon transformant en profondeur le paysage religieux nippon. Souvent surnommée "Petite Kyoto" en raison de sa richesse patrimoniale et de la formidable continuité stylistique du site, nous débuterons les visites par le grand Bouddha ou Daibutsu, chef-d’œuvre de la statuaire monumentale japonaise, en bronze fondu vers 1252. Il atteint une hauteur de 12 mètres environ et pèse près de 124 tonnes. C’est la représentation d’Amida le Miséricordieux. Le bâtiment qui abritait la statue aurait paraît-il été détruit par un tsunami, à la fin du XVIe siècle.
Déjeuner au restaurant.

Les visites se poursuivront avec, entre autres, le Kencho ji et sa cloche classée Trésor National ainsi que le temple Engaku ji, qui conserve une Dent de Siddharta Gautama, le Bouddha historique.
Retour vers Tokyo dans l’après-midi.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

6ème jour - Train pour Kyoto, le Temple du Pavillon d’argent, le Temple de l’Eau pure

Départ à destination de Kyoto par le train Shinkansen. Arrivée en fin de matinée.
Déjeuner dans un restaurant.

Kyoto, l’ancienne Heian-kyô, fut la deuxième capitale impériale du Japon. Fondée en 794, elle amorça l’une des périodes les plus brillantes de l’histoire japonaise. Une époque de culture raffinée, élégante, précieuse, éminemment aristocratique, qui vit l’essor de la littérature japonaise : poésies, journaux et même romans. La période de Heian prit fin en 1185. Le pouvoir politique passa alors aux mains des guerriers. Kyoto resta néanmoins la résidence de l’empereur et donc la capitale officielle jusqu’en 1868. A cette date, et pour marquer l’entrée du Japon dans l’ère moderne, l’empereur en transféra la capitale à Tokyo.
Kyoto reste, aux yeux des japonais, l’écrin préservant les arts traditionnels des vicissitudes de l’Histoire. C’est la ville qui compte le plus de Trésors Nationaux, notamment dans le domaine de l’architecture et de l’art du jardin. D’autant que, à l’instar de Nara, la ville fut épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
Le Gingaku-ji ou « Temple du Pavillon d’argent », que nous visiterons en premier lieu, fut construit par le 8ème shogun Ashikaga Yoshimasa, à la fin du XVe siècle. Esthète à l’instar de son grand-père Yoshimisu, patron des arts, il voulut, lui aussi, édifier un pavillon aussi resplendissant que celui de son aïeul. Quant au pavillon, il souhaitait qu’il soit couvert de feuilles d’argent. Hélas, Yoshimasa mourut avant que les feuilles d’argent ne soient posées …et le pavillon ne fut jamais argenté mais en conserva néanmoins le nom. Cet esthète averti avait peu de goût pour la politique et laissa son pays sombrer dans la plus sanglante anarchie.
Le Sanjusangendô est l’appellation familière d’un temple bouddhiste du XIIIe siècle. Il abrite une extraordinaire collection de statues de cette époque, due à quelques-uns des plus grands maîtres japonais. Le clou de cette collection est un ensemble unique de mille et une statues de Kannon, le bodhisattva de la compassion, sculptées en laque sèche.
Le Kiyomizu-dera, ou "Temple de l’Eau pure", est situé aux limites sud-est de Kyoto, au pied des montagnes qui entourent presque complètement l’ancienne capitale japonaise. A l’extrémité d’une longue allée très achalandée, bordée de boutiques d’artisans et surtout de céramistes, se dressent les nombreux pavillons du temple, dont le bâtiment principal, adossé à la colline, est soutenu par un ensemble impressionnant de pilotis. C’est peut-être, d’après la tradition, le plus ancien temple de Kyoto. Si le bâtiment le plus ancien ne remonte pas au-delà du XIIe siècle ; les plus récents furent édifiés au XVIIe siècle.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

7ème jour - Kyoto, le château de la Deuxième avenue, le défilé du Jidai Matsuri, le Ryôan-ji, le Pavillon d'Or

Voici une journée entière que nous allons consacrer à la découverte de la capitale culturelle du Japon. Kyoto a su conserver les manières courtoises et la langue châtiée d’un Japon quelque peu suranné. Toutefois, en-dehors d’être la première destination touristique du Japon, Kyôto est aussi son deuxième centre universitaire avec son lot de jeunes excentriques et cette ville reste très animée de jour comme de nuit. Aujourd'hui, nous visiterons ce que l’on peut considérer comme les trois plus beaux monuments de Kyôto.
Nijô-jô ou le Château de la Deuxième avenue fut la résidence officielle des shogun ou dictateurs militaires de la famille Tokugawa qui gouvernèrent le Japon de 1603 à 1868. C’est le seul exemple qui subsiste d’une résidence des grands hommes politiques du Japon de cette époque. Les lignes maîtresses du Palais sont sobres et épurées et contrastent avec l’ostentation et la richesse de la décoration intérieure. Cette décoration illustre à merveille l’Ecole des Kano : parements métalliques ciselés, panneaux de bois ajourés et cloisons mobiles peintes avec une virtuosité tant dans la touche que dans le choix de la palette. C’est dans l’une des salles de ce palais, qu’en 1867, le quinzième et dernier shogun Tokugawa abdiqua et remit symboliquement à l’empereur ses pouvoirs politiques. Un tournant dans l’histoire nippone car, de pays isolé et quasiment autarcique durant trois cents ans, le Japon, vingt ans plus tard, devenait une des premières puissances mondiales...
Puis, nous assisterons au défilé du Jidai Matsuri ou Grand Festival de l’Histoire. Il s’agit d’une procession en costumes traditionnels représentant les époques historiques les plus importantes.
Déjeuner libre.

Le Ryôan-ji est un temple appartenant à la secte bouddhique zen. Il est situé dans les faubourgs nord-ouest de la ville de Kyoto, encadré par des montagnes boisées. Le temple fut fondé au XVe siècle. Il est surtout connu pour son jardin "sec", considéré comme le plus caractéristique et le plus équilibré du genre, qui a laissé et laisse encore des générations de visiteurs recueillis dans une contemplation silencieuse à la recherche d’un message abstrait que dissimulerait l’agencement immuable des graviers et des roches du jardin.
Le Kinkaku-ji ou "Pavillon d’Or" est situé non loin du Ryôan-ji. Ce fut, à la fin du XIVe siècle, la résidence du 3ème shogun de la famille Ashikaga, laquelle gouverna le Japon du XIVe au XVIe siècle. Esthète raffiné, le shogun Ashikaga Yoshimitsu fit construire au bord d’un étang un somptueux pavillon de réception. Edifié sur trois étages, chacun d’un style différent, il fit recouvrir les deux étages supérieurs de feuilles d’or. Le pavillon doré se mirait ainsi dans les eaux de l’étang parsemé de roches et d’îlots boisés de pin. A sa mort, en 1408, il légua sa résidence à la secte zen Rinzai. Le merveilleux pavillon d’or, seul vestige intact au XXe siècle de ce que fut la résidence du shogun Yoshimitsu, donna au temple son surnom familier. L’écrivain japonais contemporain Mishima Yukio, le rendit célèbre dans son roman homonyme.
Dîner. Nuit à l’hôtel.

8ème jour - Le temple d'Hôryû-ji, Nara : le Grand Temple de l’Est, le Kofuku-ji

(Environ 80 km aller et retour)
Notre première visite ce matin, sera pour l’Hôryû-ji, situé un peu au-delà de la ville de Nara. Le Hôryû-ji est le plus ancien temple conservé au Japon. Sa fondation remonte au VIIe siècle de notre ère. Deux des édifices du monastère, la pagode et le Kondô, seraient les plus anciens édifices en bois existant dans le monde. Ils auraient été construits vers 620. Dans la pénombre du Kondô, on peut également admirer les plus anciens exemples de la statuaire, en bronze, japonaise qui remontent à la même époque, objets de dévotion placés dans cette salle de prières depuis près de mille quatre cents ans. D’autres objets d’art précieux, remontant aux VII et VIIIe siècles, sont également conservés dans le musée du monastère. L’Hôryû-ji est attaché à la mémoire d’un des plus célèbres personnages historiques, devenu semi-légendaire, connu sous son nom posthume de Shôtoku-taishi. Régent du Japon à l’aube de son histoire, il protégea le bouddhisme, entama les premières liaisons directes avec la Chine et s’efforça par ses édits de moraliser, d’organiser et de centraliser l’Etat. Il fut le fondateur de ce monastère. La partie orientale du Hôryû-ji fut édifiée au début du VIIIe siècle sur l’emplacement même du palais du prince Shôtoku.
Déjeuner en cours de visite.

La deuxième partie de nos visites sera consacrée à la ville de Nara proprement dite dans laquelle nous admirerons trois monuments parmi les plus connus. Nara fut la première capitale fixe du Japon, fondée en 710. Elle perdit ce rôle assez rapidement toutefois, dès la fin du VIIIe siècle, au profit, quelques temps plus tard, de Heian-kyô, l’actuelle Kyoto.
Le Tôdai-ji ou « Grand Temple de l’Est » fut édifié en 752 par l’empereur Shômu et son épouse, l’impératrice Kôken, qui lui succéda sur le trône. Son érection avait pour but d’affirmer en quelque sorte le pouvoir de l’empereur sur l’ensemble du pays. C’est en fait un vaste ensemble d’édifices et de pavillons divers, éparpillés dans un parc peuplé de daims, espèce particulière au site. L’édifice le plus impressionnant est sans conteste la salle de prières principale, appelée aussi la Salle du Grand Bouddha. Elle renferme un énorme bouddha de bronze haut de 16 mètres. Le bâtiment est à l’avenant… et les Japonais affirment qu’il s’agit du plus grand bâtiment en bois du monde. Or, bouddha et bâtiment, depuis le VIIIe siècle, ont subi les aléas du temps : guerres, incendies, séismes, foudre prélevèrent leur tribut…
Du grand bouddha d’origine et du bâtiment qui l’abritait, il ne reste plus grand-chose et ils durent être restaurés à plusieurs reprises. La statue conserva néanmoins ses proportions (gigantesques pour l’époque), et fut sans conteste, jusqu’à nos jours, la plus grande statue de bronze jamais fondue par la main de l’homme. Objet propitiatoire, l’empereur avait ordonné son érection en vue de conjurer les calamités que connaissait alors la nation.
Quant au bâtiment qui l’abrite, considéré encore aujourd’hui comme la plus grande construction en bois du monde, sa longueur actuelle ne représente que 40% de celle du bâtiment original. Qui plus est, au VIIIe siècle, deux pagodes mesurant respectivement 100 mètres de hauteur l’encadraient de part et d’autre…
Le Kofuku-ji appartenait à la grande famille des Fujiwara. Des structures originelles du VIIIe, il ne reste rien. Les plus anciens pavillons du Kofuku-ji ne remontent pas au-delà du XIIe siècle. En revanche, le monastère a conservé un remarquable ensemble de statues, donations des grands personnages de ces époques lointaines ; la plupart, les plus belles, datent des VIIe / VIIIe siècles.
Retour à Kyoto.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

9ème jour - Shigaraki : le musée Miho, Uji : le pavillon du Phénix, Kyoto : le Grand Sanctuaire d’Inari du Fushimi

(Environ 70 km)
Ce matin, nous quitterons Kyôto et son passé pour aborder le Japon contemporain. Le musée Miho, perdu dans les montagnes de Shigaraki au centre du Japon, est dû à une fondation privée japonaise. La fondatrice, Mihoko Koyama, avait, aux cours des ans, assemblé une riche collection d’ustensiles liés à la cérémonie du thé. Enrichie plus tard d’œuvres d’arts les plus diverses, elle décida de créer un musée en pleine nature, au-milieu des montagnes du centre du Japon. Elle en confia la réalisation au célèbre architecte sino-américain, I. M. Pei. Le musée ouvrit en 1996. Il se compose essentiellement de deux parties bien distinctes : une aile Nord qui abrite des œuvres d’art japonaises, et une aile Sud dans laquelle a été rassemblée une collection assez hétérogène qui va de l’art égyptien à celui de la Chine.
L’autre étape de ce jour sera Uji ; une ville située au sud de Kyoto, à mi-chemin entre Kyoto et Nara. C’est à Uji que furent créées, vers les VII et VIIIe siècles, les premières plantations de théiers du Japon. Encore aujourd’hui, le thé d’Uji est considéré le meilleur du pays. C’est là, au bord du fleuve, que Fujiwara Michinaga, à la fin du Xe siècle, fit construire sa résidence dans laquelle il pensait se retirer. Les Fujiwara à l’époque de Heian, et plus spécifiquement du IXe au XIIe siècle, furent la famille la plus influente du Japon. Ils avaient, au nom de l’empereur, accaparé les rênes du pouvoir et se partageaient les postes gouvernementaux. Michinaga fut le plus éminent d’entre eux. Un demi-siècle après la construction de sa résidence, le fils de Michinaga, Yorimichi, en fit un temple bouddhique : le Byôdô-in. Dans la salle de prières principale, le Pavillon du Phénix, on installa une statue de bois doré représentant Amitabha, Amida en japonais, le Bouddha de l’Ouest, dans le paradis duquel ses pieux fidèles aspirent à renaître en béatitude au terme de leur cycle transmigratoire. La statue fut commandée à Jôchô, l’un des premiers grands maîtres de la sculpture japonaise, fondateur, à Nara, d’un célèbre atelier. La sérénité de la composition et l’équilibre des formes en fait l’un des chefs-d’œuvre de l’art plastique japonais. En outre, le Pavillon du Phénix, appellation tardive, est l’un des rares exemples qui subsistent de l’architecture de cette époque.

Nous aurons l’occasion d’assister à une cérémonie du thé.

Après la visite du Byôdô-in, nous remonterons vers Kyoto, en nous arrêtant dans les faubourgs méridionaux de l’ancienne capitale impériale pour découvrir le Fushimi Inari Taisha ou "le Grand Sanctuaire d’Inari du Fushimi". Il s’agît d’un très ancien sanctuaire shintô dédié à Inari, le dieu du riz, des "cinq céréales", du saké et, enfin, de la prospérité. Son messager est le renard, Kitsune. La couleur des sanctuaires d’Inari, très populaire au Japon, dont celui de Fushimi est le principal, est le vermillon, couleur de bon augure et vivifiante. Au cours des âges, les fidèles prirent l’habitude d’offrir au sanctuaire en ex-voto, des toriis miniatures, ces portiques traditionnels qui précèdent les sanctuaires shintô. Ainsi, à Fushimi, il vous faudra, pour arriver jusqu’au sanctuaire, passer sous la voûte de milliers de ces torii d’un vermillon éclatant, du plus bel effet photogénique.
Déjeuner en cours de visite.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.

10ème jour - Train pour Okayama, le château et le Jardin Korakuen, train pour Osaka

Le matin, départ en train Shinkansen vers Okayama.
Visite du Château de Okayama (le Château de la Corneille) et du Jardin Korakuen, l’un des plus connus au Japon. Couvrant 13 hectares et possédant des étangs, maisons de thé, chutes d'eau et colline en miniature, c'est un jardin typique du style "circuit de flânerie" (Kaiyu-shiki).
Déjeuner libre.

Puis départ en train vers Ôsaka, le deuxième centre économique du Japon. Ville au rythme de vie effréné, en constant changement, osant toutes les audaces architecturales, vouée au travail et aux plaisirs. Du passé d’Ôsaka, qui fut très riche, il ne reste rien, disparu pendant la Seconde Guerre mondiale ou englouti par le développement moderne intempestif. C’est donc un Japon très contemporain que nous abordons avec Osaka. Visite de la ville en transport en commun, ce qui nous permettra de nous plonger dans la vie trépidante de cette mégalopole.
Dîner. Nuit à l’hôtel.

11ème jour - Vol de retour Osaka / Paris

Tôt le matin, transfert à l’aéroport. Envol pour Paris sur compagnie régulière. Arrivée à Paris dans l’après-midi.

Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.

Petit groupe de 20 personnes maximum

Ce prix est garanti pour un nombre de participants compris entre 15 et 20 personnes. Entre 10 et 14 personnes, nous nous réservons le droit de demander un supplément de prix de 115 Euros par personne. Cet éventuel supplément vous serait demandé plus de 30 jours avant le départ. Prix basé sur un euro = 118 ¥ Japonais. Les réajustements de prix pour variations de change sont bien sûr calculés en fonction de la part du prix qui dépend du cours de la devise. Cette part représente 20 à 60% du prix. Dans le cas où une hausse de l’euro par rapport au Yen compenserait le supplément « petit groupe » de 115 euros, ce qui serait le cas si l’euro se situait entre 123 ¥ et 127 ¥ à 5 semaines du départ environ et si nous étions moins de 15 participants, alors l’un compenserait l’autre de façon tacite et sans courrier de notre part.

Ce prix comprend

  • Les vols internationaux,
  • Les taxes d’aéroport ainsi que la surtaxe pour hausse du carburant à hauteur de ce qui est annoncé par les compagnies aériennes au 1er décembre 2011 (327 euros). Une éventuelle hausse ou baisse de ces taxes et surtaxes serait répercutée sur le prix au plus tard 30 jours avant le départ,
  • La demi-pension comme indiqué dans le programme (6 déjeuners et 3 dîners), hors boissons,
  • L’hébergement dans les hôtels mentionnés,
  • Les trajets en autocar et en train,
  • L’accompagnement culturel du conférencier Intermèdes,
  • Les trajets en transports en commun pour la visite d’Osaka ainsi que le dernier dîner,
  • Les entrées dans les sites mentionnés au programme,
  • L’assistance rapatriement,
  • Le port des bagages.

Ce prix ne comprend pas

  • 3 déjeuners et 6 dîners,
  • Les boissons,
  • Les dépenses d’ordre personnel,
  • L’assurance complémentaire annulation, bagages et interruption de séjour. Elle est facultative et correspond à 2,9% du montant du voyage. Vous pouvez y souscrire au moment de l’inscription.
OFFRE EXCLUSIVE chambre à partager

Si vous vous inscrivez seul tout en souhaitant partager votre chambre d'hôtel et si aucun autre voyageur ne peut partager avec vous, Intermèdes a le plaisir de vous offrir :
  • le montant du supplément chambre individuelle pour tout séjour ou circuit, hors zones Amérique et Pacifique.
  • 50% du montant du supplément chambre individuelle si vous voyagez en zones Amérique et Pacifique, ou en voyages comprenant à la fois circuit et croisière (Egypte, Russie et Chine).
Cette offre n’est pas valable pour les croisières.

Les vols

Les horaires des vols mentionnés dans le programme correspondent aux réservations qui ont été faites mais sont toujours susceptibles d'être modifiés par les compagnies aériennes. Si vous devez prendre des engagements (pré acheminements, hôtels, etc.) dont les paramètres dépendent des lieux et horaires mentionnés dans ce document, nous vous invitons à consulter notre site internet sur lequel figurent les dernières mises à jour, ou prendre contact avec notre Service Clients au 01 45 61 90 90. Les horaires définitifs vous seront communiqués dans le carnet de voyage.

Vols sur compagnie régulière avec ou sans escale : Compagnie Air France au départ de l'aéroport Paris Roissy.

Départ Horaire Arrivée Horaire Vol
Paris Roissy CDG 16/10/2012 13:30 Narita Tokyo NRT 17/10/2012 08:00 AF276
Osaka OSA 26/10/2012 11:30 Paris Roissy CDG 26/10/2012 17:00 AF291

Suite à des alliances passées entre certaines compagnies aériennes, il est possible que vos vols s'effectuent sur l'appareil d'une compagnie partenaire (dite alors transporteur de fait). Dans ce cas, l'identité du transporteur de fait vous serait communiquée au plus tard 8 jours avant le départ. Il est d'usage, en général, de voir les deux numéros de vols affichés à l'aéroport. Les horaires des vols mentionnés correspondent à nos réservations à ce jour. La gestion dynamique des réservations par les compagnies aériennes peut nous amener parfois, lorsque nous nous approchons de la date de départ, à modifier nos réservations et à proposer des vols différents. Ces vols différents seraient ou bien sur la même compagnie ou bien sur l'une des compagnies suivantes : Japan Airlines, ANA, Lufthansa.

L’hébergement (classification en normes locales)

  • A Tokyo, Hôtel Grand Prince Takanawa 4*;
  • A Kyoto, Hôtel Aranvert 3*;
  • A Osaka: Hôtel Sheraton Miyako 4*.

Si certains d’entre eux devaient être changés, ils le seraient pour des hôtels de même catégorie.

Informations pratiques Japon

Formalités pour les ressortissants français

Un passeport valide 6 mois après le retour du voyage est nécessaire. Désormais, les ressortissants étrangers se rendant sur le territoire japonais sont soumis à la prise de données biométriques. A cet effet, ils doivent, avant de franchir la frontière, au moment des formalités d’immigration, se livrer à la prise d’empreintes digitales et d’une photographie de face avant d’être interrogés par un officier d’immigration.

Décalage horaire

Plus 8 heures par rapport à Paris. Quand il est midi à Paris, il est 20 heures à Tokyo.

Climat

En hiver, il fait sec et ensoleillé, la température descend rarement en-dessous de zéro. En été, c’est le début de la saison des pluies, qui dure environ trois semaines, suivie d’une période très chaude et humide. La température varie entre 20°C (Sapporo) et 30°C (Nara) selon la ville en été, et de 3 à 18C° en hiver. Les saisons idéales sont le printemps et l’automne.

Santé

Aucune recommandation spécifique.

Change

La monnaie est le yen japonais. Vous pourrez changer vos euros sur place après la douane à l’aéroport, ou au départ de France.
Les retraits avec la carte de crédit ne sont possibles que dans les bureaux de poste (ouverts du lundi au vendredi).

Us et coutumes

Le Japon reste un pays méconnu mais très attachant. Il n’y a pas de problème d’insécurité. Les Japonais sont extrêmement courtois, très ancrés dans leurs traditions. Ils sont travailleurs et précis, mais un peu lents. A table, évitez de planter vos baguettes dans le bol de riz à la fin d’un repas, c’est signe de mort. De même qu’il est préférable de se retirer de table pour se moucher…
En outre, sachez que les Japonais sont sensibles aux gestes amicaux. On se salue en permanence, pour cela, on s’incline, les mains contre les cuisses, et souvent plusieurs fois !

Pourboires

La coutume du pourboire n’existe pas au Japon.

Electricité

100V au Japon. Munissez-vous d’un adaptateur universel pour vos petits appareils électriques.

Téléphone

Pour appeler de France vers le Japon, composez le 00 suivi du code du pays : 81 puis le n° d’appel.
Pour appeler la France, composer 00 33 puis les 9 chiffres de votre correspondant (ne pas composer le premier zéro).
On peut téléphoner directement à partir des téléphones publics sur lesquels est inscrit "International and Domestic Telephone " avec des pièces de 100 yens et des télécartes. Mais il y a peu de téléphones publics qui acceptent la télécarte prépayée pour des communications internationales. On peut téléphoner à l'étranger en utilisant une compagnie téléphonique. Nous vous conseillons de confirmer les tarifs et les systèmes qui sont différents et qui varient auprès de chaque compagnie de téléphone.

Prévisions météorologiques

Nous vous conseillons de consulter les prévisions météorologiques la veille de votre départ soit par Internet sur le site de TV5 Monde ou sur le site de meteo123.com soit par téléphone, Météo Consult au 08 99 70 12 34 (service payant 1,35 € l’appel puis 0.34 €/minute).

Informations voyageurs : sécurité et situation sanitaire

Pour chaque pays, le ministère des Affaires Etrangères publie des fiches conseils aux voyageurs sur son site internet. Vous y trouverez les dernières recommandations notamment en matière de sécurité, formalités et santé.

Nous vous recommandons fortement de consulter ces sources d'information régulièrement, jusqu'à la veille de votre départ. Nous tenons également ces fiches à votre disposition sur simple demande au 01 45 61 90 90.

Bibliographie Japon

Ouvrages généraux

  • Le Japon Depuis 1945, Bouissou, Jean-Marie, Paris, A. Colin, 1992
  • Japanese Historians and the National Myths, 1600-1945, Brownlee John S., The age of the gods and emperor Jinmu, Vancouver, UBC Press, 1997
  • The National Faith of Japan. A Study in Modern Shinto, Holtom, D.C., Londres/New York, Kegan Paul International Ltd, 1995
  • La Pensée Politique du Japon Contemporain (1868-1989), Lavelle, Pierre, Paris, Presses universitaires de France, 1990
  • Le Japon, Lequiller, Jean, Paris, Sirey, 1966 (coll. Histoire du XXe siècle).
  • La Japonésie. Géopolitique et géographie historique de la surinsularité au Japon, Pelletier, Philippe, Paris, CNRS-éditions, 1998.

Peinture

  • La Peinture Japonaise, Akiyama, T. Genève, Skira, 1961.
  • Bayou Hélène, 'Acquisitions', in Arts Asiatiques, Paris 1993(Sho-Kannon bosatsu)
  • Une Paire de Paravents aux Eventails Flottant sur la Rivière, La Revue du Louvre, juin 1996 (n°3), p16.
  • La Statuaire Funéraire Berthier, François, Encyclopédie permanente du Japon, Mai-juin 1979, ALC, Paris.
  • Masques et Portraits, Berthier, François., Encyclopédie permanente Japon, Art, juillet-décembre 1979/80.
  • Sakaki Hyakusen and Early Nanga Painting, Cahill, James, Bekerley Institute of East Asian Studies, Center for Japanese Studies, 1983.
  • L'Art de l'Ancien Japon, Elisseeff, Danielle et Vadime. Editions d'art Lucien Mazenod, Paris, 1980.
  • La Civilisation Japonaise, Elisseeff, Danielle et Vadime. Collection des Grandes Civilisations. Arthaud, Paris, 1974.
  • Zen Painting and Calligraphy, Fontein, J., Hickman, M.L., exposition, Museum of Fine Arts, Boston, 1970.
  • Imaemon XIII et l'Héritage de Nabeshima. Trésor de la porcelaine japonaise, Espace des Arts Mutsukoshi Etoile 13 décembre 1994-18 février 1995, Paris, 1994.
  • L'Homme et Son Image, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, Europalia, 1989.
    Matsushita, T. Muromachi Suiboku Ga (Suiboku painting of the Muromachi period), Tôkyô, Muromachi suiboka kankokai, 1960.
  • Le Dit de Genji, Murasaki, Shibiku (trad. René Sieffert) Paris, P.O.F., 1977.
  • L'Art japonais, Shimizu, Christine. Flammarion, Paris, 1997. (dogu, haniwa,).
  • Urushi, Les Laques du Japon, Shimizu, Christine. Paris, Flammarion, 1988.

Bouddhisme

  • Hempel R. L'Age d'Or du Japon. L'époque Heian 794-1192, "L'âge d'or des civilisations", Presses Universitaires de France, Fribourg, 1983
  • Les Doctrines de l'Ecole Japonaise Tendai au Début du IXème Siècle. Gishin et le Hokke-shû gi shû, Robert JN. Maisonneuve & Larose, Paris, 1990.
  • Le Bouddhisme au Japon. Le Monde Comme Représentation Réelle, Nara, Trésors Bouddhiques du Japon Ancien, Robert JN. pp 27-45, Réunion des musées nationaux, Paris, 1996.
  • Les Religions du Japon, Sieffert R. Presses universitaires de France, Paris, 1968.
  • Mantras et Mandarins. Le bouddhisme tantrique en Chine, Strickmann M"Bibliothèque des Sciences Humaines", Gallimard, Paris, 1996.
  • The Textualised Mountain - Enmountained Text: The Lotus Sutra in Kunisaki in "The Lotus Sutra in Japanese Culture" Grapard A. G. (sous la direction de George J. Tanabe et Willa Jane Tanabe ), Honolulu, lwanami, 1989, pp. 159-189.
  • La Vérité Finale des Trois Enseignements, Kukai traduit et commenté par Allan George Grapard. Paris, Poiesis, 1985.
  • Outline of Tendai Doctrine (Tendai-gaku Gairon), Fukuda G. Tôkyô, Sanseidô, 1954 (en japonais).
  • Kûkai, Major Works, Hakeda Y. S. New York, Columbia Univ. Press, 1972.
  • Shingon Buddhism, Theory and Practise, Kiyota J.M. Tôkyô, Buddhist Books Intern, 1978.
  • Nara, Trésors Bouddhiques du Japon Ancien, catalogue de l’exposition présentée aux Galeries nationales du Grand Palais.

Intermèdes Le Loisir Culturel et les Editions Faton, l'éditeur d'Archéologia et des Dossiers d'Archéologie, revue de référence en matière d'archéologie, sont partenaires. Vous pouvez vous procurer les numéros qui vous intéressent directement auprès d'Intermèdes. Il vous suffit de vous rendre à notre agence ou de nous demander un bon de commande par téléphone au 01.45.61.90.90.

Thèmes

Ces voyages peuvent également vous intéresser...