- 1er jour - Vol Paris / Tokyo
Départ en début d’après-midi à destination de Tokyo sur un vol régulier.
Dîner et nuit à bord.- 2ème jour - Arrivée à Tokyo, entre tradition et modernité
Arrivée le matin et transfert en ville.
Découverte du quartier d’Asakusa où nous goûterons l’atmosphère de l’ancienne Edo et du Tokyo populaire. Théâtres, petits bars, maisons basses en bois… nous déambulerons à travers Nakamise et les rues adjacentes jusqu’au temple Sensô-ji qui abrite la statue d’Asakusa Kannon, dédiée à la déesse Kannon, en passant par des portes et des échoppes. Le contraste, lorsque l’on aperçoit l’immeuble Asahi, dont Philippe Starck a assuré le design, est fulgurant : la tradition rattrapée par la modernité…
Déjeuner libre.En début d'après-midi, découverte du musée Nézu réputé pour sa très belle collection d'art traditionnel, notamment le sublime Paravent aux Iris d'Ogata Kôrin mais aussi pour son jardin.
Puis, nous nous rendrons dans le quartier d’Harajuku, quartier essentiellement fréquenté par les adolescents qui jouent aux rockers avant de s’assagir et de devenir de braves Salarymen (salariés). Mais c’est également le quartier de la mode avec ses nombreux magasins de grandes marques internationales. A proximité, nous découvrirons le jardin et le sanctuaire Meiji Jingu, havre de paix dans le tumulte de la ville. Le sanctuaire fut achevé huit ans après la mort de l’empereur Meiji, en 1920, pour faire entrer le monarque au panthéon des divinités shintoïstes.
Transfert et installation à l’hôtel.
Dîner. Nuit à l’hôtel.- 3ème jour - Tokyo : Ueno Goyen
Il est difficile d’évoquer Tokyo tant cette ville, où plutôt cette mégalopole est contrastée. Un peu d’histoire… D’abord lieu de résidence d’un seigneur de la guerre à l’époque féodale, un Daimyô, en 1456, cette petite place forte attendra 150 ans pour que Ieyasu Tokugawa, fondateur du clan du même nom et premier shôgun, y installe son quartier général. Edo voit alors le jour, devient capitale de la dynastie et donne son nom à toute une période : celle d’Edo. Ce n’est qu’à l’ère Meiji, au XIXe siècle, qu’Edo est rebaptisée Tokyo "la capitale de l’Est" pour la distinguer de Kyoto. Il faut garder à l’esprit qu’en 1840, Tokyo était déjà la plus grande capitale au monde devant Londres. Aujourd’hui, des venelles de l’ancienne Edo aux gratte-ciel de la Tokyo moderne, c’est une agglomération de près de 30 millions d’habitants que nous allons découvrir…
Déjeuner au restaurant.Nous partirons à la découverte de Ueno Goyen. Investie dès la période Edo par les daimyôs, la colline d’Ueno est stratégique par sa situation dominante. Son parc recèle l’ensemble des musées nationaux du Japon dont le musée national de Tokyo qui regroupe la plus grande collection d’art japonais et asiatique du pays : laques poudrées d’or, panneaux de Kanji, paravents et statues.
Ensuite, nous nous dirigerons vers le cœur de la mégapole pour une courte promenade aux abords du Palais Impérial.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.- 4ème jour - Nikko : le Tôshô-gu, le temple Shintô Futarasan, la cascade de Kegon et le lac Chuzenji
(Environ 300 km environ aller et retour)
Départ pour Nikko.
"Qui n’a pas vu Nikko, n’a pas le droit d’employer le mot magnifique" (Proverbe japonais). Nikko, site classé au Patrimoine mondial de l’Humanité, nous permettra de découvrir l’un des plus beaux ensembles de temples au monde. Les sanctuaires et temples de Nikko, ainsi que le cadre naturel qui les entoure, constituent, depuis des siècles, un lieu sacré où se sont élevés des chefs-d'œuvre d'architecture et de décoration artistique. Ils sont étroitement liés à l'histoire des shoguns Tokugawa. Associé à la perception shintoïste des rapports avec la nature, où les montagnes et les forêts ont une charge sacrée, ce lieu est un sujet de vénération.
Le Tôshô-gu est l’hommage d’un petit-fils à son grand-père le fondateur du shogunat des Tokugawa. Cette période correspond à notre XVIIe, baroque, et déploie la même emphase décorative et architecturale. Vous verrez notamment la célèbre Trinité simiesque : les Trois singes de la Sagesse "Ne pas écouter le mal, ne pas dire le mal, ne pas voir le mal".
Puis, nous nous rendrons au temple Shintô Futarasan en empruntant la fameuse route sinueuse nommée Irohazaka.
Déjeuner dans un restaurant.Départ par la route vers la cascade de Kegon et le lac Chuzenji. En partant, vous passerez par l’avenue des Cèdres longue d'environ 38 kilomètres, œuvre d’un seigneur, un daimyô, du Shogunat qui transplanta plus de 40 000 arbres de son fief comme tribut offert à son shôgun. La route qui monte vers le lac est escarpée. Ce lac de cratère a souvent la couleur sublime de l’Indigo et la cascade de Kegon qui en découle, chute de 96 mètres vers la rivière Daiya qui coule à Nikko.
Retour à Tokyo.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.- 5ème jour - Kamakura la "petite Kyoto", le grand Bouddha
(Environ 100 km aller et retour)
Départ à destination de Kamakura. Capitale autoproclamée du premier gouvernement militaire nippon, Kamakura est blottie au sein d’un amphithéâtre naturel de collines. Pendant plus de 150 ans, le Bouddhisme Zen rayonnera sur le Japon transformant en profondeur le paysage religieux nippon. Souvent surnommée "Petite Kyoto" en raison de sa richesse patrimoniale et de la formidable continuité stylistique du site, nous débuterons les visites par le grand Bouddha ou Daibutsu, chef-d’œuvre de la statuaire monumentale japonaise, en bronze fondu vers 1252. Il atteint une hauteur de 12 mètres environ et pèse près de 124 tonnes. C’est la représentation d’Amida le Miséricordieux. Le bâtiment qui abritait la statue aurait paraît-il été détruit par un tsunami, à la fin du XVIe siècle.
Déjeuner au restaurant.Les visites se poursuivront avec, entre autres, le Kencho ji et sa cloche classée Trésor National ainsi que le temple Engaku ji, qui conserve une Dent de Siddharta Gautama, le Bouddha historique.
Retour vers Tokyo dans l’après-midi.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.- 6ème jour - Train pour Kyoto, le Temple du Pavillon d’argent, le Temple de l’Eau pure
Départ à destination de Kyoto par le train Shinkansen. Arrivée en fin de matinée.
Déjeuner dans un restaurant.Kyoto, l’ancienne Heian-kyô, fut la deuxième capitale impériale du Japon. Fondée en 794, elle amorça l’une des périodes les plus brillantes de l’histoire japonaise. Une époque de culture raffinée, élégante, précieuse, éminemment aristocratique, qui vit l’essor de la littérature japonaise : poésies, journaux et même romans. La période de Heian prit fin en 1185. Le pouvoir politique passa alors aux mains des guerriers. Kyoto resta néanmoins la résidence de l’empereur et donc la capitale officielle jusqu’en 1868. A cette date, et pour marquer l’entrée du Japon dans l’ère moderne, l’empereur en transféra la capitale à Tokyo.
Kyoto reste, aux yeux des japonais, l’écrin préservant les arts traditionnels des vicissitudes de l’Histoire. C’est la ville qui compte le plus de Trésors Nationaux, notamment dans le domaine de l’architecture et de l’art du jardin. D’autant que, à l’instar de Nara, la ville fut épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
Le Gingaku-ji ou « Temple du Pavillon d’argent », que nous visiterons en premier lieu, fut construit par le 8ème shogun Ashikaga Yoshimasa, à la fin du XVe siècle. Esthète à l’instar de son grand-père Yoshimisu, patron des arts, il voulut, lui aussi, édifier un pavillon aussi resplendissant que celui de son aïeul. Quant au pavillon, il souhaitait qu’il soit couvert de feuilles d’argent. Hélas, Yoshimasa mourut avant que les feuilles d’argent ne soient posées …et le pavillon ne fut jamais argenté mais en conserva néanmoins le nom. Cet esthète averti avait peu de goût pour la politique et laissa son pays sombrer dans la plus sanglante anarchie.
Le Sanjusangendô est l’appellation familière d’un temple bouddhiste du XIIIe siècle. Il abrite une extraordinaire collection de statues de cette époque, due à quelques-uns des plus grands maîtres japonais. Le clou de cette collection est un ensemble unique de mille et une statues de Kannon, le bodhisattva de la compassion, sculptées en laque sèche.
Le Kiyomizu-dera, ou "Temple de l’Eau pure", est situé aux limites sud-est de Kyoto, au pied des montagnes qui entourent presque complètement l’ancienne capitale japonaise. A l’extrémité d’une longue allée très achalandée, bordée de boutiques d’artisans et surtout de céramistes, se dressent les nombreux pavillons du temple, dont le bâtiment principal, adossé à la colline, est soutenu par un ensemble impressionnant de pilotis. C’est peut-être, d’après la tradition, le plus ancien temple de Kyoto. Si le bâtiment le plus ancien ne remonte pas au-delà du XIIe siècle ; les plus récents furent édifiés au XVIIe siècle.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.- 7ème jour - Kyoto, le château de la Deuxième avenue, le défilé du Jidai Matsuri, le Ryôan-ji, le Pavillon d'Or
Voici une journée entière que nous allons consacrer à la découverte de la capitale culturelle du Japon. Kyoto a su conserver les manières courtoises et la langue châtiée d’un Japon quelque peu suranné. Toutefois, en-dehors d’être la première destination touristique du Japon, Kyôto est aussi son deuxième centre universitaire avec son lot de jeunes excentriques et cette ville reste très animée de jour comme de nuit. Aujourd'hui, nous visiterons ce que l’on peut considérer comme les trois plus beaux monuments de Kyôto.
Nijô-jô ou le Château de la Deuxième avenue fut la résidence officielle des shogun ou dictateurs militaires de la famille Tokugawa qui gouvernèrent le Japon de 1603 à 1868. C’est le seul exemple qui subsiste d’une résidence des grands hommes politiques du Japon de cette époque. Les lignes maîtresses du Palais sont sobres et épurées et contrastent avec l’ostentation et la richesse de la décoration intérieure. Cette décoration illustre à merveille l’Ecole des Kano : parements métalliques ciselés, panneaux de bois ajourés et cloisons mobiles peintes avec une virtuosité tant dans la touche que dans le choix de la palette. C’est dans l’une des salles de ce palais, qu’en 1867, le quinzième et dernier shogun Tokugawa abdiqua et remit symboliquement à l’empereur ses pouvoirs politiques. Un tournant dans l’histoire nippone car, de pays isolé et quasiment autarcique durant trois cents ans, le Japon, vingt ans plus tard, devenait une des premières puissances mondiales...
Puis, nous assisterons au défilé du Jidai Matsuri ou Grand Festival de l’Histoire. Il s’agit d’une procession en costumes traditionnels représentant les époques historiques les plus importantes.
Déjeuner libre.Le Ryôan-ji est un temple appartenant à la secte bouddhique zen. Il est situé dans les faubourgs nord-ouest de la ville de Kyoto, encadré par des montagnes boisées. Le temple fut fondé au XVe siècle. Il est surtout connu pour son jardin "sec", considéré comme le plus caractéristique et le plus équilibré du genre, qui a laissé et laisse encore des générations de visiteurs recueillis dans une contemplation silencieuse à la recherche d’un message abstrait que dissimulerait l’agencement immuable des graviers et des roches du jardin.
Le Kinkaku-ji ou "Pavillon d’Or" est situé non loin du Ryôan-ji. Ce fut, à la fin du XIVe siècle, la résidence du 3ème shogun de la famille Ashikaga, laquelle gouverna le Japon du XIVe au XVIe siècle. Esthète raffiné, le shogun Ashikaga Yoshimitsu fit construire au bord d’un étang un somptueux pavillon de réception. Edifié sur trois étages, chacun d’un style différent, il fit recouvrir les deux étages supérieurs de feuilles d’or. Le pavillon doré se mirait ainsi dans les eaux de l’étang parsemé de roches et d’îlots boisés de pin. A sa mort, en 1408, il légua sa résidence à la secte zen Rinzai. Le merveilleux pavillon d’or, seul vestige intact au XXe siècle de ce que fut la résidence du shogun Yoshimitsu, donna au temple son surnom familier. L’écrivain japonais contemporain Mishima Yukio, le rendit célèbre dans son roman homonyme.
Dîner. Nuit à l’hôtel.- 8ème jour - Le temple d'Hôryû-ji, Nara : le Grand Temple de l’Est, le Kofuku-ji
(Environ 80 km aller et retour)
Notre première visite ce matin, sera pour l’Hôryû-ji, situé un peu au-delà de la ville de Nara. Le Hôryû-ji est le plus ancien temple conservé au Japon. Sa fondation remonte au VIIe siècle de notre ère. Deux des édifices du monastère, la pagode et le Kondô, seraient les plus anciens édifices en bois existant dans le monde. Ils auraient été construits vers 620. Dans la pénombre du Kondô, on peut également admirer les plus anciens exemples de la statuaire, en bronze, japonaise qui remontent à la même époque, objets de dévotion placés dans cette salle de prières depuis près de mille quatre cents ans. D’autres objets d’art précieux, remontant aux VII et VIIIe siècles, sont également conservés dans le musée du monastère. L’Hôryû-ji est attaché à la mémoire d’un des plus célèbres personnages historiques, devenu semi-légendaire, connu sous son nom posthume de Shôtoku-taishi. Régent du Japon à l’aube de son histoire, il protégea le bouddhisme, entama les premières liaisons directes avec la Chine et s’efforça par ses édits de moraliser, d’organiser et de centraliser l’Etat. Il fut le fondateur de ce monastère. La partie orientale du Hôryû-ji fut édifiée au début du VIIIe siècle sur l’emplacement même du palais du prince Shôtoku.
Déjeuner en cours de visite.La deuxième partie de nos visites sera consacrée à la ville de Nara proprement dite dans laquelle nous admirerons trois monuments parmi les plus connus. Nara fut la première capitale fixe du Japon, fondée en 710. Elle perdit ce rôle assez rapidement toutefois, dès la fin du VIIIe siècle, au profit, quelques temps plus tard, de Heian-kyô, l’actuelle Kyoto.
Le Tôdai-ji ou « Grand Temple de l’Est » fut édifié en 752 par l’empereur Shômu et son épouse, l’impératrice Kôken, qui lui succéda sur le trône. Son érection avait pour but d’affirmer en quelque sorte le pouvoir de l’empereur sur l’ensemble du pays. C’est en fait un vaste ensemble d’édifices et de pavillons divers, éparpillés dans un parc peuplé de daims, espèce particulière au site. L’édifice le plus impressionnant est sans conteste la salle de prières principale, appelée aussi la Salle du Grand Bouddha. Elle renferme un énorme bouddha de bronze haut de 16 mètres. Le bâtiment est à l’avenant… et les Japonais affirment qu’il s’agit du plus grand bâtiment en bois du monde. Or, bouddha et bâtiment, depuis le VIIIe siècle, ont subi les aléas du temps : guerres, incendies, séismes, foudre prélevèrent leur tribut…
Du grand bouddha d’origine et du bâtiment qui l’abritait, il ne reste plus grand-chose et ils durent être restaurés à plusieurs reprises. La statue conserva néanmoins ses proportions (gigantesques pour l’époque), et fut sans conteste, jusqu’à nos jours, la plus grande statue de bronze jamais fondue par la main de l’homme. Objet propitiatoire, l’empereur avait ordonné son érection en vue de conjurer les calamités que connaissait alors la nation.
Quant au bâtiment qui l’abrite, considéré encore aujourd’hui comme la plus grande construction en bois du monde, sa longueur actuelle ne représente que 40% de celle du bâtiment original. Qui plus est, au VIIIe siècle, deux pagodes mesurant respectivement 100 mètres de hauteur l’encadraient de part et d’autre…
Le Kofuku-ji appartenait à la grande famille des Fujiwara. Des structures originelles du VIIIe, il ne reste rien. Les plus anciens pavillons du Kofuku-ji ne remontent pas au-delà du XIIe siècle. En revanche, le monastère a conservé un remarquable ensemble de statues, donations des grands personnages de ces époques lointaines ; la plupart, les plus belles, datent des VIIe / VIIIe siècles.
Retour à Kyoto.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.- 9ème jour - Shigaraki : le musée Miho, Uji : le pavillon du Phénix, Kyoto : le Grand Sanctuaire d’Inari du Fushimi
(Environ 70 km)
Ce matin, nous quitterons Kyôto et son passé pour aborder le Japon contemporain. Le musée Miho, perdu dans les montagnes de Shigaraki au centre du Japon, est dû à une fondation privée japonaise. La fondatrice, Mihoko Koyama, avait, aux cours des ans, assemblé une riche collection d’ustensiles liés à la cérémonie du thé. Enrichie plus tard d’œuvres d’arts les plus diverses, elle décida de créer un musée en pleine nature, au-milieu des montagnes du centre du Japon. Elle en confia la réalisation au célèbre architecte sino-américain, I. M. Pei. Le musée ouvrit en 1996. Il se compose essentiellement de deux parties bien distinctes : une aile Nord qui abrite des œuvres d’art japonaises, et une aile Sud dans laquelle a été rassemblée une collection assez hétérogène qui va de l’art égyptien à celui de la Chine.
L’autre étape de ce jour sera Uji ; une ville située au sud de Kyoto, à mi-chemin entre Kyoto et Nara. C’est à Uji que furent créées, vers les VII et VIIIe siècles, les premières plantations de théiers du Japon. Encore aujourd’hui, le thé d’Uji est considéré le meilleur du pays. C’est là, au bord du fleuve, que Fujiwara Michinaga, à la fin du Xe siècle, fit construire sa résidence dans laquelle il pensait se retirer. Les Fujiwara à l’époque de Heian, et plus spécifiquement du IXe au XIIe siècle, furent la famille la plus influente du Japon. Ils avaient, au nom de l’empereur, accaparé les rênes du pouvoir et se partageaient les postes gouvernementaux. Michinaga fut le plus éminent d’entre eux. Un demi-siècle après la construction de sa résidence, le fils de Michinaga, Yorimichi, en fit un temple bouddhique : le Byôdô-in. Dans la salle de prières principale, le Pavillon du Phénix, on installa une statue de bois doré représentant Amitabha, Amida en japonais, le Bouddha de l’Ouest, dans le paradis duquel ses pieux fidèles aspirent à renaître en béatitude au terme de leur cycle transmigratoire. La statue fut commandée à Jôchô, l’un des premiers grands maîtres de la sculpture japonaise, fondateur, à Nara, d’un célèbre atelier. La sérénité de la composition et l’équilibre des formes en fait l’un des chefs-d’œuvre de l’art plastique japonais. En outre, le Pavillon du Phénix, appellation tardive, est l’un des rares exemples qui subsistent de l’architecture de cette époque.Nous aurons l’occasion d’assister à une cérémonie du thé.
Après la visite du Byôdô-in, nous remonterons vers Kyoto, en nous arrêtant dans les faubourgs méridionaux de l’ancienne capitale impériale pour découvrir le Fushimi Inari Taisha ou "le Grand Sanctuaire d’Inari du Fushimi". Il s’agît d’un très ancien sanctuaire shintô dédié à Inari, le dieu du riz, des "cinq céréales", du saké et, enfin, de la prospérité. Son messager est le renard, Kitsune. La couleur des sanctuaires d’Inari, très populaire au Japon, dont celui de Fushimi est le principal, est le vermillon, couleur de bon augure et vivifiante. Au cours des âges, les fidèles prirent l’habitude d’offrir au sanctuaire en ex-voto, des toriis miniatures, ces portiques traditionnels qui précèdent les sanctuaires shintô. Ainsi, à Fushimi, il vous faudra, pour arriver jusqu’au sanctuaire, passer sous la voûte de milliers de ces torii d’un vermillon éclatant, du plus bel effet photogénique.
Déjeuner en cours de visite.
Dîner libre. Nuit à l’hôtel.- 10ème jour - Train pour Okayama, le château et le Jardin Korakuen, train pour Osaka
Le matin, départ en train Shinkansen vers Okayama.
Visite du Château de Okayama (le Château de la Corneille) et du Jardin Korakuen, l’un des plus connus au Japon. Couvrant 13 hectares et possédant des étangs, maisons de thé, chutes d'eau et colline en miniature, c'est un jardin typique du style "circuit de flânerie" (Kaiyu-shiki).
Déjeuner libre.Puis départ en train vers Ôsaka, le deuxième centre économique du Japon. Ville au rythme de vie effréné, en constant changement, osant toutes les audaces architecturales, vouée au travail et aux plaisirs. Du passé d’Ôsaka, qui fut très riche, il ne reste rien, disparu pendant la Seconde Guerre mondiale ou englouti par le développement moderne intempestif. C’est donc un Japon très contemporain que nous abordons avec Osaka. Visite de la ville en transport en commun, ce qui nous permettra de nous plonger dans la vie trépidante de cette mégalopole.
Dîner. Nuit à l’hôtel.- 11ème jour - Vol de retour Osaka / Paris
Tôt le matin, transfert à l’aéroport. Envol pour Paris sur compagnie régulière. Arrivée à Paris dans l’après-midi.
Cliquez sur la journée pour en voir le détail.
Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.






