- 1er jour - Vol Paris / Tanger : premiers rendez- vous avec la ville
Vol Paris/ Tanger dans la matinée sur compagnie régulière. Arrivée en début d'après-midi. Transfert privé à l'hôtel pour déposer les bagages.
Pour se familiariser avec le quartier de notre hôtel, le Minzah, qui compte parmi les plus anciens de la ville, une première promenade nous conduira au travers de quelques unes des artères les plus importantes de Tanger: la rue de la Liberté, rebaptisée au gré des changements de statut de Tanger ; la Place de France aux cafés légendaires, l’esplanade dite « terrasse des paresseux », le Boulevard Pasteur qui ouvre sur le quartier cosmopolite "moderne". Au cours de notre déambulation, nous gagnerons la librairie des Colonnes. Cette vénérable institution tangéroise poursuit son action dans l’animation culturelle de la ville et dans le soutien à la création littéraire contemporaine, sous l’impulsion de Simon-Pierre Hamelin.
De retour à l’hôtel, nous partagerons une collation avec Rachel Muyal qui en fut longtemps la responsable. Sans nostalgie, elle nous contera ses souvenirs d’une vie vouée à la culture dans un Tanger plein de vitalité, caractère qu’elle continue à y apprécier aujourd’hui. Notre conférencière complètera cette rencontre avec une brève conférence dédiée à l'histoire de Tanger, dans laquelle s’est inscrit un courant littéraire sans équivalent au Maroc, lié à l’ouverture de la ville.
Dîner et nuit à l'hôtel.- 2ème jour - Le Grand Socco et la médina
Ce matin, à pied, nous rejoindrons la Place du 9 avril, plus connue de nous sous le nom de Grand Socco grâce au titre éponyme du livre de Joseph Kessel. Bien que celle-ci ne ressemble plus guère à ce que fut ce « souk à l’extérieur » de la médina de Tanger (par opposition au souk à l’intérieur de la médina, dit Petit Socco), nous pourrons imaginer ce qu’elle fut et feuilleter l’histoire grâce aux bâtisses historiques qui l’environnent toujours, comme la Mendoubia et ses jardins ou la Mosquée de sidi Bou Habid (vue extérieure)… Comme tous les jeudi et dimanche, s’y tient toujours, un peu à l’écart du pittoresque souk des babouches, le marché des Jebliates, ces femmes venues des montagnes avoisinantes. Leurs étals de légumes colorés disposés sur les trottoirs et leurs costumes traditionnels tranchent sur le mur blanc entourant l’église Saint-Andrew auquel elles s’adossent. La visite de ce vénérable édifice anglican, mêlant architecture européenne et orientale, et de son cimetière où reposent nombre de personnalités ayant marqué la ville de leur passage, nous fera pénétrer dans l’interculturalité propre à Tanger.
Cette mixité des nationalités s’est inscrite dans la médina elle-même : nous le constaterons en passant par la porte d’Italie, pour entamer notre visite de la partie centrale de la médina autour de la rue des Siaghins (orfèvres), emblématique de la dimension internationale de Tanger avec ses immeubles percés de fenêtres sur rue, ses commerces et autres grands magasins modernes, ses postes et ses banques. Nous atteindrons ainsi le Petit Socco avec ses terrasses à l’européenne, ou encore l’église catholique de la Purissima Conception, inattendue en pleine médina! L’importante communauté juive avant son départ massif avait également investi le quartier, en le dotant de plusieurs synagogues, dont nous visiterons un des fleurons: la synagogue Nahon, en compagnie de Rachel Muyal qui nous en contera le passé.
Puis, nous arriverons à l’Hôtel Continental, à la terrasse ouverte sur le panorama unique du vieux port et de la baie de Tanger. Dans ce lieu également emblématique d’une certaine époque, où se visite encore la chambre de Churchill, nous avons rendez-vous avec trois « enfants de Tanger » : Christine Keyeux, artiste plasticienne revenue à Tanger où elle a vécu enfant et adolescente, son ami marocain du Lycée Régnault, Lotfi Akalay, écrivain et chroniqueur connu, et Rachid Tafersitti, cadre bancaire retraité, aujourd'hui impliqué dans une association engagée dans la préservation patrimoniale de Tanger.
Au cours d'une rencontre conviviale autour d'un thé, ils nous présenteront leur Tanger d’aujourd’hui, et nous entretiendront de la manière dont ils participent à l’avenir de cette ville en plein renouveau.
Déjeuner au restaurant dans une demeure de la médina.Après-midi libre pour visiter les autres quartiers de la médina ou se détendre à l'hôtel.
Dîner et nuit à l’hôtel.- 3ème jour - La ville originelle, Tanger la médiévale : la Casbah, et la Légation américaine
Ce matin, par la rue des Italiens, première des rues construites hors des remparts, nous gagnerons la Casbah : cette forteresse qui domine l’ancienne médina enserre le Palais du sultan dit Dar El Makhzen et ses jardins. De la place du Méchouar, ancienne place d’armes, nous pénètrerons dans cet édifice qui abrite désormais le Musée archéologique de Tanger, dont il faut souligner la remarquable scénographie récemment repensée ainsi que la mise en valeur de pièces uniques d’artisanat d’art ancien.
Nous rencontrerons l’auteur de cette rénovation exemplaire, Monsieur Abdelazziz El Idrissi, actuel délégué du Ministère de la Culture, en charge à présent de nombreux autres projets culturels ambitieux. (Rencontre sous réserve de confirmation)
Déjeuner au restaurant dans une demeure historique de la médina.L'après-midi, nous gagnerons la Légation américaine, dont l’histoire est liée aux rapports privilégiés noués entre la jeune Amérique naissante et le Maroc. Après en avoir admiré les pièces au mobilier d’époque et la belle collection d’œuvres d’artistes tangérois qu'abrite cette belle demeure, nous nous arrêterons plus longuement dans l’espace consacré à l’écrivain américain Paul Bowles et à sa vie à Tanger. L’auteur d’Un thé au Sahara adapté au cinéma par Bertolucci, choisit en effet de résider définitivement à Tanger, et s’efforça de rendre au pays ce qu’il y avait trouvé : la reconnaissance.
Cette halte nous permettra de commencer à évoquer quelques auteurs marocains auxquels il tendit la main, notamment le conteur Mohammed Mrabet, et l’auteur longtemps censuré pour l’âpreté de ses écrits, Mohammed Choukri. Sous leur plume, Tanger montre une réalité bien différente de celle décrite par les auteurs étrangers venus de tous pays y chercher un refuge souvent éphémère et illusoire.
Avant de regagner l'hôtel, nous nous arrêterons à la librairie-salon de thé des Insolites où un nouveau rendez- vous avec sa fondatrice Stéphanie Gaou nous permettra de prolonger cette introduction à la littérature marocaine de langue française.
Dîner et nuit à l’hôtel.- 4ème jour - Du côté de l'Atlantique : Asilah, Larache
Aujourd'hui, une excursion nous conduira à la découverte du rivage atlantique voisin.
Dans une enceinte fortifiée qui témoigne des invasions portugaises puis espagnoles, se blottit la médina d’Asilah. Depuis le renouveau de la ville sous l’impulsion des créateurs de son « moussem » culturel, festival de rencontres artistiques, Asilah est un point de convergence réputé. Outre ses fiers remparts dressés au- dessus de la mer et ses ruelles immaculées aux fresques murales sans cesse réinventées, la ville offre divers espaces à l’art comme le Palais Raïsouni, ou le Centre culturel Hassan II, sis dans l’ancienne caserne espagnole. Asilah est aussi réputée pour son artisanat raffiné et ses galeries d’art intéressantes : nous y rencontrerons un calligraphe talentueux ouvert au partage de son art.
Déjeuner libre en cours de visite.Notre après- midi se poursuivra à Larache, où Jean Genet choisit de se faire enterrer. Nous y évoquerons l’auteur et sa relation à Tanger et au Maroc.
Retour à Tanger.
Dîner et nuit à l'hôtel.- 5ème jour - Le Palais des Institutions italiennes, avec le Salon International des Livres et des Arts de Tanger (pour le départ d'avril uniquement)
Ce salon sera l’occasion de visiter le Palais des Institutions Italiennes, palais arabo-andalou racheté par l’état italien en 1927 au sultan déchu Moulay Hafid, qui accueille désormais, tous les ans le SIT (Salon International de Tanger), rendez-vous d’éditeurs, d’artistes et d’auteurs contemporains marocains.
En parcourant librement les stands et allées du Salon, nous aurons le loisir d’y converser notamment avec Elena Prentice, éditrice tangéroise engagée dans la défense de la transcription de la Darija, langue orale au Maroc à côté du berbère, ou de faire connaissance avec l’œuvre de feu Elisa Chimenti, dont la fondation siège au palais.
Expositions d’artistes, rencontres et dédicaces d’auteurs et autres conférences nous seront accessibles tout au long de cette journée « en liberté ».
Déjeuner libre.Après-midi libre pour poursuivre la découverte du Salon.
Ceux d'entre nous qui le souhaitent pourront, avec notre conférencière, découvrir d'autre lieux culturels comme la Galerie Delacroix ou le Musée d’Art contemporain (ces visites sont sous réserve d'ouverture en fonction des expositions en cours).
Bon à savoir : pour le départ de septembre :
- Le Salon International des Livres n'ayant pas lieu à cette période, notre matinée sera dédiée à la visite du Palais des Institutions italiennes qui abrite la Fondation Chimenti, et à une rencontre avec Elena Prentice, éditrice tangéroise engagée dans la défense de la transcription de la Darija, langue orale au Maroc à côté du berbère.
- En fin de journée, nous assisterons à la projection vidéo d’une pièce de
théâtre jouée par la troupe du Théâtre Darna. Le thème particulièrement sensible de cette pièce, « Gagne Ton Visa », mais traité ici avec un humour caustique, servira d’introduction à l’échange que nous aurons avec son co-auteur et metteur en scène Eric Valentin. Président de la coopérative Dakirat al Mostkbal, il est depuis plusieurs années engagé à Tanger dans divers actions mêlant culture et action sociale.Dîner et nuit à l’hôtel.
- 6ème jour - Autour de Tanger, un rivage mythique
Matinée libre à l’hôtel ou pour poursuivre notre découverte du SIT.
Pour le départ de septembre : la matinée sera consacrée à un itinéraire littéraire, spécialité de la Librairie des Insolites de Tanger, qui nous conduira à la rencontre du quartier du Marsham, chargé d’histoire, sur les traces entre autres de Paul Morrand, Samuel Beckett…
Ce quartier jadis résidentiel en lisière de la Casbah abrite encore quelques belles villas d’époque, malgré le chantier permanent qu’il est devenu. De là, nous rallierons un très joli point de vue sur le détroit, le café Hafa, resté identique au lieu jadis fréquenté par de nombreux écrivains en quête d’inspiration ou de quiétude.
Déjeuner libre.L'après- midi, aprèa avoir traversé des quartiers très résidentiels avec leurs avenues bordées de palais, nous irons au Cap Spartel dont le phare signale la jonction de l’océan atlantique et de la Méditerranée.
Au seuil du mythique détroit de Gibraltar, cette côte rocheuse déchiquetée abrite les étonnantes Grottes d’Hercule : des cavités autant dues à l’érosion des flots qu’au travail séculaire des hommes qui en extrayaient le calcaire.
Puis, nous regagnerons Tanger, par la Vieille Montagne, quartier résidentiel apprécié des Anglais lors de leur implantation tangéroise.Dîner à la Villa Joséphine, en compagnie de Yousouf Amin El Alamy
(rencontre sous réserve de disponibilité) ou d'un autre auteur marocain.Dans un style qui évoque la riviera française mâtinée d’orientalisme, le raffinement de la Villa Joséphine n’a d’égal que le prestige de ses hôtes : acquise par Walter Harris, éditorialiste du Times, elle accueillit le Duc de Tovar, grand d’Espagne, et fut la résidence d’été du Glaoui, pacha de Marrakech.
Retour à l' hôtel pour la nuit.- 7ème jour - Tétouan et Tanger Med : passé et présent réunis
Ce matin, nous prendrons la route pour Tétouan, aux confins des montagnes du Rif. Classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, cette cité andalouse du nord du Maroc nous sera dévoilée en exclusivité par ses meilleurs défenseurs, membres de l’association socio-culturelle Tetouan Asmir. Son président, le professeur Mhammad Benaboud (rencontre sous réserve de confirmation) ,auteur de nombreux ouvrages sur la ville, universitaire de renom, nous accordera le privilège de visites exclusives de certaines des ses plus précieuses demeures anciennes, aux portes légendaires. Il nous dévoilera ensuite les secrets des fondateurs de la ville, et le fonctionnement ingénieux de son antique réseau d’eau potable. Enfin, la visite de l’École des Beaux-Arts de la ville nous montrera comment perdure l’enseignement de l’artisanat d’art marocain.
Déjeuner au restaurant en cours d'excursion.Sur le chemin du retour, en empruntant la côte méditerranéenne, et en passant par Ksar es Seghir, ancien petit port de pêche en plein développement, nous admirerons le découpage de ces côtes encore préservées avant de nous arrêter sur les hauteurs du vaste complexe portuaire Tanger Med qui entend faire de Tanger un port majeur du XXIe siècle ! Notre découverte sera animée de lectures de textes sur Tanger écrits par des auteurs contemporains, à l’occasion de l'inauguration de Tanger Med : les voix de Tahar Ben Jelloun, Zakia Dahoud, Fouad Laroui, Mohammed Bennis nous feront ansi partager leur émotion, mais aussi leurs interrogations.
Nous regagnerons Tanger en passant par le Cap Malabata où nous verrons la villa (vue extérieure), pure « folie orientaliste », de feu Walter Harris, puis par la baie de Tanger.
Ceux d'entre nous qui le souhaitent pourront clore cette journée par une agréable promenade à pied le long de la plage.
Dîner et nuit à l'hôtel.- 8ème jour - Vol de retour Tanger / Paris
Transfert à l'aéroport de Tanger. Vol pour Paris dans l'après-midi.
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Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.





