Le Japon et ses jardins

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Circuit au Japon : Takamatsu, Okayama, Matsue, Izumo, Hagi, Miyajima, Kyoto...

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Le Japon et ses jardins
Programme 2012

Un jardin doit inspirer à la fois un sentiment d’intimité, et celui d'espace. Il doit donner l’impression de vénérabilité, d’ancienneté, d’authenticité ; mais il doit présenter en même temps de l’ingéniosité, de la créativité, surprendre le promeneur tout au long de son cheminement. Il doit savoir « emprunter », c'est-à-dire intégrer les paysages environnants dans sa propre construction. Enfin, l’eau est un élément indispensable à l'élaboration du jardin. Ces conceptions auraient été rédigées dans un très ancien ouvrage chinois sur l’art des jardins. Si le jardin japonais est né du jardin chinois, les japonais surent porter ce qu’ils considèrent eux-mêmes comme un art à part entière à sa plus belle expression. C’est cet art, et bien d’autres également, que nous vous invitons à découvrir le long d’un parcours inhabituel, qui nous fera aborder l’île de Shikoku (Takamatsu), traverser la Mer Intérieure, visiter, le long de ses rives, Okayama et Miyajima, et nous mènera vers l’ancienne province d’Izumo, le long des rives occidentales qui bordent la Mer du Japon, dans des contrées méconnues des voyageurs occidentaux. Nous terminerons ce périple par Kyôto, l’ancienne capitale impériale et, toujours, capitale culturelle du Pays du Soleil Levant.

Départs Retours Tarifs  
14 avril 2012
Départ garanti
avec Jean-Marc CHOUNAVELLE
25 avril 2012
  • Tarif : 4 880,00 € par personne
  • Sup. chambre individuelle : 290,00 €
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Itinéraire

Itinéraire

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1er jour - Vol Paris / Osaka

Départ sur vol régulier à destination d’Osaka en début d'après-midi.
Dîner et nuit à bord.

2ème jour - Osaka, Takamatsu

(235 km)
Arrivée le matin. Route vers Takamatsu.
Déjeuner dans un restaurant à l'arrivée.

Le jardin Ritsurin est un des jardins les plus réputés et les plus vastes du Japon. Ikoma Takatoshi, seigneur de Takamatsu, commença sa construction en 1625. Situé au pied d’une colline, le Mont Shiun, à l’intérieur des terres, il se trouvait en fait à cette époque à l’extérieur de la cité, à l’opposé même du château fortifié de la famille seigneuriale, château qui dominait le port de mer de Takamatsu. Il servait un peu de résidence secondaire, de lieu de délassement pour le seigneur et ses proches. Les successeurs d’Ikoma Takatoshi continuèrent à l’embellir et à l’agrandir jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. A cette époque, le parc s’étendait sur 78 hectares. Il comprenait une résidence pour les seigneurs lesquels avaient également fait édifier, ça et là, quelques pavillons de thé. Le jardin fut ouvert au public en 1875.
Transfert à l’hôtel.
Diner libre. Nuit à Takamatsu.

3ème jour - Takamatsu, Okayama, Kurashiki

(95 km)
Le matin, départ vers Okayama.
Nous verrons de l'extérieur le Château d’Okayama (le Château de la Corneille) et visiterons le Jardin Koraku-en, l’un des plus connus au Japon. Couvrant 13 ha et possédant des étangs, maisons de thé, chutes d'eau et colline en miniature, c'est un jardin typique du style "circuit de flânerie" (Kaiyu-shiki).
Déjeuner dans un restaurant.
Départ vers Kurashiki.

A l'arrivée, promenade dans la vieille ville pittoresque de Kurashiki datant de l’époque d’Edo. Nous découvrirons le parc de la colline Tsurugata qui offre une belle vue sur le quartier historique. Il abrite trois temples que nous découvrirons au gré d'une promenade au milieu d'arbres centenaires.
Diner libre. Nuit à Kurashiki.

4ème jour - Kurashiki, Matsue

(175 km)
Le matin, départ vers Matsue.
Edifié en 1611, le château-fort de Matsue a survécu intact aux cataclysmes naturels, aux guerres et aux intempéries jusqu’à nos jours. Il est désormais le seul château féodal qui subsiste dans cette région du Japon. Il n’a peut-être pas l’allure martiale de certains autres châteaux fortifiés du Japon, mais, délicatement posé sur les berges du lac Shinji, il possède une élégance architecturale qui en fait un des plus gracieux.
C’est au pied du château et sur les bords du lac que la ville de Matsue s’est constituée à partir du début du XVIIe siècle. Les samouraïs du fief de Matsue installèrent leurs résidences sur les bords de la douve protégeant la forteresse au nord. Ce quartier ancien a perduré jusqu’à nos jours et on peut encore y visiter la demeure authentique d’un de ces guerriers.
Déjeuner libre en cours de visites.

C’est également à l’extrémité du quartier résidentiel des hommes de guerre de Matsue, que vécut le célèbre écrivain Lafcadio Hearn dont nous visiterons le musée. Son épouse appartenait à une famille de samouraïs de Matsue. Britannique, né en Grèce d’une mère grecque et d’un père irlandais, il fut élevé à Dublin, vécut adolescent en France et se passionna pour sa littérature ; puis partit s’établir aux Etats-Unis où il devint journaliste. C’est au cours d’un reportage en 1890 qu’il découvrit le Japon. Il tomba amoureux du pays ; puis d’une japonaise qu’il épousa. Il s’établit dans l’Empire du Soleil Levant, prit le nom japonais de Yakumo et adopta le nom de famille de sa femme : Koizumi. Sous ce nom, il publia de nombreux ouvrages sur le Japon. Il fut le premier titulaire de la chaire de Littérature Anglaise dans la prestigieuse Université de Tôkyô. Mais il succomba à une crise cardiaque en 1904, dans cette ville du Japon.
A proximité du quartier des samouraïs nous aurons l'occasion de découvrir la merveilleuse Meimei-an, un authentique petit pavillon de thé du XVIIIe siècle. Nous pourrons y faire une pause et déguster du thé accompagné de sucreries japonaises.

Installation dans notre Ryokan (auberge typique).
Dîner traditionnel et nuit à Matsue.

5ème jour - Matsue, Izumo, Hagi

(250 km)
Départ vers le sanctuaire d’Izumo.
A une quarantaine de kilomètres de la ville de Matsue, à l’entrée du cap accidenté d’Hi no Masaki, qui domine la Mer du Japon, se trouve le vaste sanctuaire shintô d’Izumo. Les japonais considèrent Izumo comme un des plus anciens, et même le plus ancien sanctuaire shintô du Japon. Il est également le sanctuaire le plus sacré de la religion traditionnelle japonaise après celui d’Isé, situé lui de l’autre côté de l’île de Honshu, sur la côte Pacifique, et dédié à la déesse du Soleil Amaterasu no ô-mikami. Le sanctuaire d’Izumo fut édifié sur l’emplacement où se déroula un des épisodes primordiaux de la mythologie shintoïste. Il est dédié à Ô Kuni nushi «Seigneur du Pays.»
(N.B. : le sanctuaire principal d’Izumo, lequel comprend plusieurs bâtiments, est actuellement en restauration. Pour cela, à la manière japonaise, il doit être entièrement recouvert par un échafaudage qui doit le dissimuler à la vue. Les travaux devraient durer jusqu’en 2013).

Non loin du sanctuaire, sur la péninsule d’Hi no Masaki, le plus haut phare du Japon, et même, dit-on, d’Asie, surplombe la côte rocheuse de la Mer du Japon.
Déjeuner libre.
Départ en train vers Hagi.

Petite cité portuaire à l’extrémité de l’île de Honshû, méconnue des visiteurs étrangers et même, dans une certaine mesure, du flot des touristes japonais, Hagi est pourtant une des plus jolies villes du Japon ; elle a gardé intact le charme et la beauté de son passé médiéval. C'est peut-être parce qu’elle a été un peu oubliée par le prodigieux développement économique du Japon, au cours des cinquante dernières années, qu'elle a perdu la moitié de sa population.
Pourtant Hagi occupa une place importante dans l’Histoire de son pays. En 1604, elle devint la capitale du clan des Mori. Ces derniers furent au XVIe siècle, une des plus puissantes familles féodales du Japon. Leur fief occupait toute la partie sud-ouest de l’île de Honshu et s’étendait de la Mer Intérieure à la Mer du Japon. Malheureusement pour eux, à l’avènement des shôgun Tokugawa, les Mori perdirent leur prééminence et furent relégués à l’extrémité de Honshu. Ils s’installèrent à Hagi, y édifièrent leur château-fort et leurs vassaux y construisirent leurs demeures dans un ensemble de quartiers que l’on peut encore admirer aujourd’hui.
Les hommes de Hagi jouèrent également un rôle déterminant au XIXe siècle dans les événements qui marquèrent la fin du régime féodal et l’entrée du Japon dans l’ère moderne. Quatre Premiers ministres japonais sont originaires de la petite ville de Hagi, dont le plus célèbre d’entre eux, Hito Hirobumi, le tout premier Premier ministre du Japon.
Aux confins de la cité, nous visiterons le temple bouddhiste de Tôkô, chapelle des Mori, le sanctuaire dédié à Yoshida Shôin, jeune samouraï qui tenta en vain, au prix de sa vie, d’ouvrir son pays au reste du monde. Près du sanctuaire, vous pourrez également visiter la maison de Hito Hirobumi qui fut un de ceux qui réussirent à faire du Japon une puissance moderne.
Diner. Nuit à Hagi.

6ème jour - Hagi, Iwakuni, Hiroshima

(175 km)
Nous consacrerons notre matinée à découvrir les ruelles et les belles demeures du vieil Hagi et, dominant la mer, le site de l’ancien château-fort des Mori et le parc environnant. Nous visiterons la plus belle résidence des vieux quartiers de samouraï, celle de la riche famille Kikuya possédant un très beau jardin.
Déjeuner dans un restaurant.

De Hagi, nous allons traverser l’île de Honshû pour aller de la Mer du Japon à Iwakuni, sur les bords de la Mer Intérieure.
Iwakuni est également une ancienne cité féodale, située de part et d’autre du petit fleuve côtier de Nishiki. La ville est dominée par un château-fort juché sur la colline de Shiroyama. Au pied de la colline se trouve l’ancien quartier des samouraï dont une partie a été aménagée en parc. Un magnifique pont à cinq arches, le pont « de la Ceinture de brocard », construit au XVIIe siècle, relie ce quartier des samouraïs à l’autre rive du fleuve.
D’Iwakuni, nous gagnerons Hiroshima.
Dîner libre.
Nuit à Hiroshima.

7ème jour - Hiroshima, Miyajima, Hiroshima

Départ pour l’embarcadère de l’île de Miyajima.
Dans l’antiquité, le bon peuple japonais investit l’île d’Itsukushima d’un caractère sacré et redoutable. On n’osait l’aborder car on pensait que les génies de la mer y demeuraient. Au XIIe siècle, on leur construisit un sanctuaire. Celui-ci, édifié dans le style des anciens manoirs, s’adossait au mont Misen qui dominait la Mer Intérieur, et s’avançait jusque sur la mer. Un imposant torii (portique) rouge, comme posé sur l’onde, le précédait. L’ensemble : le mont verdoyant, le sanctuaire rouge posé sur les eaux bleues, forma un tel paysage que les japonais le classèrent parmi les trois plus beaux paysages de l’archipel. C’est ce célèbre sanctuaire qui donna à l’île son appellation populaire : Miyajima ou « Ile du sanctuaire». Nous visiterons donc le sanctuaire et son environnement insulaire .

Retour en bateau à Hiroshima. Déjeuner dans un restaurant.

L’après-midi, à Hiroshima, nous nous rendrons au Parc de la Paix, situé à proximité du centre de l’explosion. Nous ferons la visite de ce dernier et du Musée de la Paix et évoquerons cette période tragique du Japon au XXe siècle.
Diner libre. Nuit à Hiroshima.

8ème jour - Hiroshima / Kyoto, en train Shinkansen

Depart en train Shinkansen vers Kyoto. Arrivée dans la matinée.

Kyoto est jumelée avec Paris. Elle est aussi ce que l’on pourrait appeler une « ville musée ». Sauvée des bombardements intensifs américains par Langdon Warner et Asakawa Kanichi, professeurs à Harvard et à Yale, Kyoto abrite les plus anciens monuments du Japon. Capitale impériale du VIIIe au XIXe siècle, l’ancienne Heian-kyô, capitale de la Paix, donne son nom à la florissante période artistique Heian. L’empereur de Nara, première capitale fixe du Japon, transporte son siège à Kyoto en 794. Cette période est marquée par l’ascension fulgurante de la famille des Fujiwara qui manipula le pouvoir en mariant leurs filles aux jeunes empereurs (entre autres stratagèmes) afin de garder la tutelle impériale…cela dura un millénaire. Les XIVe et XVe siècles voient se développer, jusqu’à leur apogée, les arts liés au bouddhisme Zen : l’art des jardins et le splendide pavillon d’Or en sont les témoins les plus marquants.
Nous commencerons par le temple Chishaku-in fondé au XIVe siècle abritant de très belles peintures classées Trésors Nationaux. Le jardin qui jouxte le temple évoque un paysage de montagne. Chaque élément est à sa place, tout n’est qu’harmonie et précision.
Déjeuner en cours de visites.

Dans l’après-midi, nous nous rendrons au temple Shisendo fondé au XVIIe siècle. Son jardin est connu pour la beauté de ses azalées. Pour clore notre journée de visite, nous découvrirons le temple Shoren-in situé sur la colline Higashiyama qui surplombe la ville. Fondé en 1144 par la secte Tendai, il est composé de quatre jardins de toute beauté à l’atmosphère paisible.
Dîner libre. Nuit à Kyoto.

9ème jour - Kyoto, musée Miho, Uji [Byôdo-in], Fushimi Inari

(120 km)
Ce matin, nous quitterons Kyoto et son passé pour aborder le Japon contemporain. Le musée Miho, perdu dans les montagnes de Shigaraki au centre du Japon, est dû à une fondation privée japonaise. La fondatrice, Mihoko Koyama, avait, aux cours des ans, assemblé une riche collection d’ustensiles liés à la cérémonie du thé. Enrichie plus tard d’œuvres d’arts les plus diverses, elle décida de créer un musée en pleine nature, au-milieu des montagnes du centre du Japon. Elle en confia la réalisation au célèbre architecte sino-américain, I. M. Pei. Le musée fut terminé en 1996. Il se compose essentiellement de deux parties bien distinctes. Une aile Nord qui abrite des œuvres d’art japonaises. Et une aile Sud dans laquelle a été rassemblée une collection assez hétérogène qui va de l’art égyptien à celui de la Chine.
Déjeuner en cours de visites.

L’autre étape de ce jour sera Uji ; une ville située au sud de Kyoto, à mi-chemin entre Kyoto et Nara. C’est à Uji que furent créées, vers les VIIe et VIIIe siècles, les premières plantations de théiers du Japon. Encore aujourd’hui, le thé d’Uji est considéré le meilleur du pays. C’est là, au bord du fleuve, que Fujiwara Michinaga, à la fin du Xe siècle, fit construire sa résidence dans laquelle il pensait se retirer. Les Fujiwara à l’époque de Heian, et plus spécifiquement du IXe au XIIe siècle, furent la famille la plus influente du Japon. Ils avaient, au nom de l’empereur, accaparé les rênes du pouvoir et se partageaient les postes gouvernementaux. Michinaga fut le plus éminent d’entre eux. Un demi-siècle après la construction de sa résidence, le fils de Michinaga, Yorimichi, en fit un temple bouddhique : le Byôdô-in. Dans la salle de prières principale, le Pavillon du Phénix, on installa une statue de bois doré représentant Amitabha, Amida en japonais, le Bouddha de l’Ouest, dans le paradis duquel ses pieux fidèles aspirent à renaître en béatitude au terme de leur cycle transmigratoire. La statue fut commandée à Jôchô, l’un des premiers grands maîtres de la sculpture japonaise, fondateur, à Nara, d’un célèbre atelier. La sérénité de la composition et l’équilibre des formes en font l’un des chefs-d’œuvre de l’art plastique japonais. En outre, le Pavillon du Phénix, appellation tardive, est l’un des rares exemples qui subsistent de l’architecture de cette époque.

Après la visite du Byôdô-in, nous remonterons vers Kyoto, en nous arrêtant dans les faubourgs méridionaux de l’ancienne capitale impériale pour découvrir le Fushimi Inari Taisha ou « le Grand Sanctuaire d’Inari du Fushimi ». Il s’agît d’un très ancien sanctuaire shintô dédié à Inari, le dieu du riz, des « cinq céréales », du saké et, enfin, de la prospérité. Son messager est le renard, Kitsune. La couleur des sanctuaires d’Inari, très populaire au Japon, dont celui de Fushimi est le principal, est le vermillon, couleur de bon augure et vivifiante. Au cours des âges, les fidèles prirent l’habitude d’offrir au sanctuaire en ex-voto, des toriis miniatures, ces portiques traditionnels qui précèdent les sanctuaires shintô. Ainsi, à Fushimi, il vous faudra, pour arriver jusqu’au sanctuaire, passer sous la voûte de milliers de ces torii d’un vermillon éclatant, du plus bel effet photogénique.
Dîner libre. Nuit à Kyoto.

10ème jour - Kyoto

Tout d’abord, nous nous rendrons au monastère Saiho-ji ou Kokedera (visite sous réserve d’autorisation), monastère zen fondé en 1339 pour y découvrir son jardin de mousse, l’un des plus beaux du japon. Il est composé de plus de 100 espèces différentes de mousses. Le moine fondateur du monastère partait du principe qu'il était possible d'atteindre l’illumination en méditant dans un jardin aux beautés rares. Une contrainte est imposée lors de la visite du Saiho-ji: une heure et demi de prière doit être effectuée au monastère avant la visite du jardin.
Puis, nous visiterons le temple Daitoku-ji regroupant plus d’une vingtaine de temples qui ne sont pas tous ouverts à la visite. L’incontournable Daisen In ne manquera cependant pas de nous surprendre par son jardin abstrait et de ses salles de prières décorées de peintures du XVIe siècle.
Déjeuner au restaurant en cours de visites.

Le Ryôan-ji est un temple appartenant à la secte bouddhique zen. Il est situé dans les faubourgs nord-ouest de la ville de Kyoto, encadré par des montagnes boisées. Le temple fut fondé au XVe siècle. Il est surtout connu pour son jardin « sec », considéré comme le plus caractéristique et le plus équilibré du genre, qui a laissé et laisse encore des générations de visiteurs recueillis dans une contemplation silencieuse à la recherche d’un message abstrait que dissimulerait l’agencement des graviers et des roches immuables du jardin.
Le Kinkaku-ji ou « Pavillon d’Or» est situé non loin du Ryôan-ji. Ce fut, à la fin du XIVe siècle la résidence du 3e shogun de la famille Ashikaga, laquelle gouverna le Japon du XIVe au XVIe siècle. Esthète raffiné, le shogun Ashikaga Yoshimitsu fit construire au bord d’un étang un somptueux pavillon de réception. Edifié sur trois étages, chacun d’un style différent, il fit recouvrir les deux étages supérieurs de feuilles d’or. Le pavillon doré se mirait ainsi dans les eaux de l’étang parsemé de roches et d’îlots boisés de pins. A sa mort, en 1408, il légua sa résidence à la secte zen Rinzai. Le merveilleux pavillon d’or, seul vestige intact au XXe siècle de ce que fut la résidence du shogun Yoshimitsu, donna au temple son surnom familier. L’écrivain japonais contemporain Mishima Yukio, le rendit célèbre dans son roman homonyme.
Dîner libre. Nuit à Kyoto.

11ème jour - Kyoto, Osaka

(50 km)
Le matin, temps libre pour une découverte personnelle.
Déjeuner libre.

Puis départ vers Osaka, le deuxième centre économique du Japon. Ville au rythme de vie effréné, en constant changement, osant toutes les audaces architecturales, vouée au travail et aux plaisirs. Du passé d’Osaka, qui fut très riche, il ne reste rien, disparu pendant la Deuxième Guerre mondiale ou englouti par le développement moderne intempestif. C’est donc un Japon très contemporain que nous abordons avec Osaka. Visite de la ville en transport en commun, ce qui nous permettra de nous plonger dans la vie trépidante de cette mégalopole.
Dîner d'adieu. Nuit à Osaka.

12ème jour - Vol de retour Osaka / Paris.

(50 km)
Transfert à l’aéroport. Envol vers Paris.
Arrivée en fin d'après-midi.

Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.

Petit groupe de 20 personnes maximum.

Ce prix est garanti pour un nombre de participants compris entre 15 et 20 personnes. Entre 10 et 14 personnes, nous nous réservons le droit de demander un supplément de prix de 115 € par personne. Cet éventuel supplément vous serait demandé plus de 30 jours avant le départ. Prix basé sur un euro = 118 ¥ Japonais. Les réajustements de prix pour variations de change sont bien sûr calculés en fonction de la part du prix qui dépend du cours de la devise. Cette part représente 20 à 60% du prix. Dans le cas où une hausse de l’euro par rapport au Yen compenserait le supplément « petit groupe » de 115 €, ce qui serait le cas si l’euro se situait entre 122 ¥ et 126 ¥ à 5 semaines du départ environ et si nous étions moins de 15 participants, alors l’un compenserait l’autre de façon tacite et sans courrier de notre part.

Ce prix comprend

  • Les vols internationaux,
  • Les taxes d’aéroport ainsi que la surtaxe pour hausse du carburant à hauteur de ce qui est annoncé par les compagnies aériennes au 1er juin 2011 (324 euros). Une éventuelle hausse ou baisse de ces taxes et surtaxes serait répercutée sur le prix au plus tard 30 jours avant le départ,
  • La demi-pension comme indiqué dans le programme (7 déjeuners et 3 dîners), hors boissons,
  • L’hébergement dans les hôtels mentionnés, incluant une nuit dans une auberge traditionnelle,
  • Les trajets en autocar, en trains et en ferry,
  • Les trajets en transports en commun pour certains transferts et dîners,
  • L’accompagnement culturel d'un conférencier Intermèdes,
  • Les entrées dans les sites mentionnés au programme,
  • L’assistance rapatriement,
  • Le port des bagages.

Ce prix ne comprend pas

  • 3 déjeuners et 7 dîners,
  • Les boissons,
  • Les dépenses d’ordre personnel,
  • L’assurance complémentaire annulation, bagages et interruption de séjour. Elle est facultative et correspond à 2,9% du montant du voyage. Vous pouvez y souscrire au moment de l’inscription.
OFFRE EXCLUSIVE chambre à partager

Si vous vous inscrivez seul tout en souhaitant partager votre chambre d'hôtel et si aucun autre voyageur ne peut partager avec vous, Intermèdes a le plaisir de vous offrir :
  • le montant du supplément chambre individuelle pour tout séjour ou circuit, hors zones Amérique et Pacifique.
  • 50% du montant du supplément chambre individuelle si vous voyagez en zones Amérique et Pacifique, ou en voyages comprenant à la fois circuit et croisière (Egypte, Russie et Chine).
Cette offre n’est pas valable pour les croisières.

Les vols

Les horaires des vols mentionnés dans le programme correspondent aux réservations qui ont été faites mais sont toujours susceptibles d'être modifiés par les compagnies aériennes. Si vous devez prendre des engagements (pré acheminements, hôtels, etc.) dont les paramètres dépendent des lieux et horaires mentionnés dans ce document, nous vous invitons à consulter notre site internet sur lequel figurent les dernières mises à jour, ou prendre contact avec notre Service Clients au 01 45 61 90 90. Les horaires définitifs vous seront communiqués dans le carnet de voyage.

Vols sur compagnie régulière avec ou sans escale : Compagnie Air France au départ de l'aéroport Paris Roissy.

Départ Horaire Arrivée Horaire Vol
Paris Roissy CDG 14/04/2012 13:50 Osaka Kansai International KIX 15/04/2012 08:25 AF292
Osaka Kansai International KIX 25/04/2012 11:30 Paris Roissy CDG 25/04/2012 17:05 AF291

Suite à des alliances passées entre certaines compagnies aériennes, il est possible que vos vols s'effectuent sur l'appareil d'une compagnie partenaire (dite alors transporteur de fait). Dans ce cas, l'identité du transporteur de fait vous serait communiquée au plus tard 8 jours avant le départ. Il est d'usage, en général, de voir les deux numéros de vols affichés à l'aéroport. Les horaires des vols mentionnés correspondent à nos réservations à ce jour. La gestion dynamique des réservations par les compagnies aériennes peut nous amener parfois, lorsque nous nous approchons de la date de départ, à modifier nos réservations et à proposer des vols différents. Ces vols différents seraient ou bien sur la même compagnie ou bien sur l'une des compagnies suivantes : Japan Airlines, ANA, Lufthansa.

L'hébergement (classification en normes locales)

  • A Takamatsu : Hôtel Ana Clement Takamatsu 4* ;
  • A Kurashiki : Hôtel Kurashiki Kokusai 3* ;
  • A Matsue : Hôtel Ichibata 3* ;
  • A Hagi : Ryokan Hagi No Yado Tomoe (hébergement traditionnel);
  • A Hiroshima : Hôtel Ana Crowne Plaza Hiroshima 4* ;
  • A Kyoto : Hôtel Aranvert 3* ;
  • A Osaka : Hôtel Sheraton Miyako Osaka 4*.

Si certains d’entre eux devaient être changés, ils le seraient pour des hôtels de catégorie similaire.

BON A SAVOIR

Les Ryokans sont des auberges typiques japonaises.
Les chambres sont généralement spacieuses et recouvertes de tatamis.
Vous dormirez sur un futon déroulé avant la nuit par les femmes de chambres.
Les dîners et petits déjeuners sont traditionnels et composés de plats typiquement japonais, de poissons crus, tofu, soupe miso, etc.

Informations pratiques Japon

Formalités pour les ressortissants français

Un passeport valide 6 mois après le retour du voyage est nécessaire. Désormais, les ressortissants étrangers se rendant sur le territoire japonais sont soumis à la prise de données biométriques. A cet effet, ils doivent, avant de franchir la frontière, au moment des formalités d’immigration, se livrer à la prise d’empreintes digitales et d’une photographie de face avant d’être interrogés par un officier d’immigration.

Décalage horaire

Plus 8 heures par rapport à Paris. Quand il est midi à Paris, il est 20 heures à Tokyo.

Climat

En hiver, il fait sec et ensoleillé, la température descend rarement en-dessous de zéro. En été, c’est le début de la saison des pluies, qui dure environ trois semaines, suivie d’une période très chaude et humide. La température varie entre 20°C (Sapporo) et 30°C (Nara) selon la ville en été, et de 3 à 18C° en hiver. Les saisons idéales sont le printemps et l’automne.

Santé

Aucune recommandation spécifique.

Change

La monnaie est le yen japonais. Vous pourrez changer vos euros sur place après la douane à l’aéroport, ou au départ de France.
Les retraits avec la carte de crédit ne sont possibles que dans les bureaux de poste (ouverts du lundi au vendredi).

Us et coutumes

Le Japon reste un pays méconnu mais très attachant. Il n’y a pas de problème d’insécurité. Les Japonais sont extrêmement courtois, très ancrés dans leurs traditions. Ils sont travailleurs et précis, mais un peu lents. A table, évitez de planter vos baguettes dans le bol de riz à la fin d’un repas, c’est signe de mort. De même qu’il est préférable de se retirer de table pour se moucher…
En outre, sachez que les Japonais sont sensibles aux gestes amicaux. On se salue en permanence, pour cela, on s’incline, les mains contre les cuisses, et souvent plusieurs fois !

Pourboires

La coutume du pourboire n’existe pas au Japon.

Electricité

100V au Japon. Munissez-vous d’un adaptateur universel pour vos petits appareils électriques.

Téléphone

Pour appeler de France vers le Japon, composez le 00 suivi du code du pays : 81 puis le n° d’appel.
Pour appeler la France, composer 00 33 puis les 9 chiffres de votre correspondant (ne pas composer le premier zéro).
On peut téléphoner directement à partir des téléphones publics sur lesquels est inscrit "International and Domestic Telephone " avec des pièces de 100 yens et des télécartes. Mais il y a peu de téléphones publics qui acceptent la télécarte prépayée pour des communications internationales. On peut téléphoner à l'étranger en utilisant une compagnie téléphonique. Nous vous conseillons de confirmer les tarifs et les systèmes qui sont différents et qui varient auprès de chaque compagnie de téléphone.

Prévisions météorologiques

Nous vous conseillons de consulter les prévisions météorologiques la veille de votre départ soit par Internet sur le site de TV5 Monde ou sur le site de meteo123.com soit par téléphone, Météo Consult au 08 99 70 12 34 (service payant 1,35 € l’appel puis 0.34 €/minute).

Informations voyageurs : sécurité et situation sanitaire

Pour chaque pays, le ministère des Affaires Etrangères publie des fiches conseils aux voyageurs sur son site internet. Vous y trouverez les dernières recommandations notamment en matière de sécurité, formalités et santé.

Nous vous recommandons fortement de consulter ces sources d'information régulièrement, jusqu'à la veille de votre départ. Nous tenons également ces fiches à votre disposition sur simple demande au 01 45 61 90 90.

Bibliographie Japon

Ouvrages généraux

  • Le Japon Depuis 1945, Bouissou, Jean-Marie, Paris, A. Colin, 1992
  • Japanese Historians and the National Myths, 1600-1945, Brownlee John S., The age of the gods and emperor Jinmu, Vancouver, UBC Press, 1997
  • The National Faith of Japan. A Study in Modern Shinto, Holtom, D.C., Londres/New York, Kegan Paul International Ltd, 1995
  • La Pensée Politique du Japon Contemporain (1868-1989), Lavelle, Pierre, Paris, Presses universitaires de France, 1990
  • Le Japon, Lequiller, Jean, Paris, Sirey, 1966 (coll. Histoire du XXe siècle).
  • La Japonésie. Géopolitique et géographie historique de la surinsularité au Japon, Pelletier, Philippe, Paris, CNRS-éditions, 1998.

Peinture

  • La Peinture Japonaise, Akiyama, T. Genève, Skira, 1961.
  • Bayou Hélène, 'Acquisitions', in Arts Asiatiques, Paris 1993(Sho-Kannon bosatsu)
  • Une Paire de Paravents aux Eventails Flottant sur la Rivière, La Revue du Louvre, juin 1996 (n°3), p16.
  • La Statuaire Funéraire Berthier, François, Encyclopédie permanente du Japon, Mai-juin 1979, ALC, Paris.
  • Masques et Portraits, Berthier, François., Encyclopédie permanente Japon, Art, juillet-décembre 1979/80.
  • Sakaki Hyakusen and Early Nanga Painting, Cahill, James, Bekerley Institute of East Asian Studies, Center for Japanese Studies, 1983.
  • L'Art de l'Ancien Japon, Elisseeff, Danielle et Vadime. Editions d'art Lucien Mazenod, Paris, 1980.
  • La Civilisation Japonaise, Elisseeff, Danielle et Vadime. Collection des Grandes Civilisations. Arthaud, Paris, 1974.
  • Zen Painting and Calligraphy, Fontein, J., Hickman, M.L., exposition, Museum of Fine Arts, Boston, 1970.
  • Imaemon XIII et l'Héritage de Nabeshima. Trésor de la porcelaine japonaise, Espace des Arts Mutsukoshi Etoile 13 décembre 1994-18 février 1995, Paris, 1994.
  • L'Homme et Son Image, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, Europalia, 1989.
    Matsushita, T. Muromachi Suiboku Ga (Suiboku painting of the Muromachi period), Tôkyô, Muromachi suiboka kankokai, 1960.
  • Le Dit de Genji, Murasaki, Shibiku (trad. René Sieffert) Paris, P.O.F., 1977.
  • L'Art japonais, Shimizu, Christine. Flammarion, Paris, 1997. (dogu, haniwa,).
  • Urushi, Les Laques du Japon, Shimizu, Christine. Paris, Flammarion, 1988.

Bouddhisme

  • Hempel R. L'Age d'Or du Japon. L'époque Heian 794-1192, "L'âge d'or des civilisations", Presses Universitaires de France, Fribourg, 1983
  • Les Doctrines de l'Ecole Japonaise Tendai au Début du IXème Siècle. Gishin et le Hokke-shû gi shû, Robert JN. Maisonneuve & Larose, Paris, 1990.
  • Le Bouddhisme au Japon. Le Monde Comme Représentation Réelle, Nara, Trésors Bouddhiques du Japon Ancien, Robert JN. pp 27-45, Réunion des musées nationaux, Paris, 1996.
  • Les Religions du Japon, Sieffert R. Presses universitaires de France, Paris, 1968.
  • Mantras et Mandarins. Le bouddhisme tantrique en Chine, Strickmann M"Bibliothèque des Sciences Humaines", Gallimard, Paris, 1996.
  • The Textualised Mountain - Enmountained Text: The Lotus Sutra in Kunisaki in "The Lotus Sutra in Japanese Culture" Grapard A. G. (sous la direction de George J. Tanabe et Willa Jane Tanabe ), Honolulu, lwanami, 1989, pp. 159-189.
  • La Vérité Finale des Trois Enseignements, Kukai traduit et commenté par Allan George Grapard. Paris, Poiesis, 1985.
  • Outline of Tendai Doctrine (Tendai-gaku Gairon), Fukuda G. Tôkyô, Sanseidô, 1954 (en japonais).
  • Kûkai, Major Works, Hakeda Y. S. New York, Columbia Univ. Press, 1972.
  • Shingon Buddhism, Theory and Practise, Kiyota J.M. Tôkyô, Buddhist Books Intern, 1978.
  • Nara, Trésors Bouddhiques du Japon Ancien, catalogue de l’exposition présentée aux Galeries nationales du Grand Palais.

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