- 1er jour - Vol Paris / Bakou
Vol régulier Paris / Bakou.
Arrivée dans la soirée et transfert à l'hôtel. Dîner et nuit à Bakou.- 2ème jour - Bakou
Nous commencerons la découverte de la capitale par un tour panoramique.
Bien située, au sud de la péninsule d’Absheron, Bakou, ville portuaire, autrefois fortifiée (les remparts entourent toujours la vieille ville), présente une architecture étonnante remontant à l’époque de la Route de la Soie, et s’étendant jusqu’à la période soviétique. Très prospère au XIIe siècle, elle essuie des cycles d’invasions mongoles à partir du XIIIe et perd peu à peu son importance jusqu’au XIXe avec l’arrivée des russes et l’exploitation pétrolière. La vieille ville, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco, présente des palais moyen-orientaux, des caravansérails et des mosquées anciennes qui évoquent la Perse. Ses ruelles sont très animées et bordées de maisons, loties de petits jardins. Nous visiterons le palais des Shahs de Shirvan, joyau de l’architecture azérie du Moyen-âge, construit dès la fin du XIIe siècle, lorsque les shahs de Shirvan déplacèrent leur capitale de Shamakhi à Bakou, à la suite d’un tremblement de terre. La partie visible date néanmoins du XVe et fut restaurée au XVIIIe puis au XXe siècle.
La tour de la Vierge, aux origines incertaines, est devenue l’emblème de la ville et évoque surtout des origines défensives. Tout près de la tour, le plus ancien hammam, daté des XVe ou XVIe siècles, légèrement enfoncé, n’a été mis au jour que dans les années 1960.
Déjeuner en cours de visite.Outre un lieu d’approvisionnement, le bazar est un centre de sociabilité, avec des restaurants et des maisons de thé. Le caravansérail Multani, construit au XIVe siècle pour accueillir les marchands indiens, abrite un restaurant tandis que le caravansérail Bukhara, juste en face, était destiné aux marchands d’Asie Centrale. Tout au long de cette visite nous croiserons de nombreuses mosquées comme la mosquée de Mohammed avec son minaret daté de 1079 ou celle du Vendredi qui présente un portail richement décoré et daté du XIIe.
Dîner et nuit à l’hôtel à Bakou.- 3ème jour - Bakou, Shamakhi, Lahiç, Gabala
(Environ 200 km)
Ce matin, nous emprunterons la route centrale, axe de liaison entre l’Azerbaïdjan et la Géorgie. En cours de route nous ferons un arrêt à Mérèze, petite ville administrative du district de Gobustan, pour y voir le mausolée de Deri Baba, datant du XVe siècle, à flanc de colline et surplombant une rivière comme l’avait souhaité son commanditaire, "grand-père vivant". A sa porte de fer, des nœuds de tissus, représentent les vœux des pèlerins. A quelques dizaines de mètres, un très ancien cimetière musulman s’offre à notre visite avec des tombes datées du Xe siècle et de très belles pierres tombales sculptées.
Shamakhi, étape sur la Route de la soie au Moyen-âge, accueillait des marchands venus des Indes et d’Orient. Mise à sac au XIIIe siècle, elle se releva au XVIe lorsque les Ottomans s’emparèrent de Constantinople et instaurèrent un système de taxes tel que les échanges se firent désormais par Sheki et Shamakhi. La ville comptait alors cinq places de marchés très actives et une dizaine de caravansérails. Avec 150 000 habitants au XVIIIe, elle avait un rôle politique et administratif évident. Un tremblement de terre au début du XXe siècle eut raison de la ville et Bakou retrouva son rôle de capitale. Shamakhi est réputée pour son artisanat du tapis et ses vignes. Nous visiterons la Grande mosquée, à l’architecture très particulière (façade à colonnes, absence de minaret) et qui présente, dans sa cour, les ruines d’une médersa du VIIe siècle. Yedi Kumbez est un cimetière ancien, établi à l’extérieur de la ville avec de nombreux mausolées du XVIIIe siècle, en bon état, dont on peut voir l’intérieur des dômes, peints.
Déjeuner en cours de visite.Notre étape suivante nous mènera au village de Lahij, situé au fond d’une gorge encaissée et réputé pour son architecture très ancienne et en bon état de conservation. Ses habitants parlent le Persan. Ils ont quitté l’Iran au Ve siècle, instruments d’une stratégie d’occupation du Caucase, initiée par les Sassanides. Ils ont une longue tradition artisanale comme la chaudronnerie, la sellerie, le tissage des tapis, la céramique, la poterie et l’armurerie. Ces différents artisanats, transmis de père en fils, séparaient le village en quartiers spécialisés. Avec des rues pavées, des maisons de pierre et de bois, une belle mosquée du XVIIIe, et des activités perpétuées, ce beau village nous retiendra un moment.
Route vers Gabala.
Installation à l'hôtel.
Dîner et nuit.- 4ème jour - Gabala, Kish, Sheki
(Environ 380 km)
Gabala, la plus ancienne ville de l'Azerbaïdjan (plus ou moins 2000 ans), a été, pendant 600 ans, la capitale de l'Albanie du Caucase, mentionnée dans les travaux des historiens antiques du 1er siècle. Les ruines de l'ancienne Gabala sont à 5 km de la ville actuelle.
Départ par la route pour Sheki.
En chemin nous ferons étape à Kish, petit village de montagne à l’héritage culturel très ancien. Les habitations en pierre, alignées le long de ruelles pavées et pentues, sont souvent ouvertes sur de grands jardins à la délicieuse fraîcheur. L'église, datée du 1er siècle de notre ère est la plus ancienne du Caucase, sous le patronat de Saint-Élisée, disciple du Christ qui, fuyant les persécutions de Rome contre les chrétiens, aurait échoué dans ce village. Avec un mini transept supplémentaire et un autel inséré dans une estrade semi-elliptique elle présente une grande originalité. Transformée en musée, elle n’en reste pas moins un lieu de pèlerinage pour les Azéris, fervents de spiritualité.
Arrivée à Sheki et déjeuner.Sheki, deuxième ville d’intérêt culturel après Bakou, est installée au pied des montagnes du Caucase qui lui apportent de la fraîcheur en été. Très ancienne, elle s’est développée à partir du XVIe siècle, grâce à la Route de la Soie et à la production du précieux textile, elle comptait 100 000 habitants au XVIIIe siècle avec cinq grands caravansérails, symboles de son dynamisme et de sa prospérité. Au XIXe siècle elle devient une importante place forte utilisée par les Russes. Depuis l’indépendance, elle cherche sa vocation et se tourne vers le tourisme. La vieille ville est ceinte de remparts du XVIIIe siècle bien conservés, elle renferme les sites les plus intéressants.
Nous visiterons le palais du khan Hussein Aleyan, splendide bâtisse en bois du XVIIIe siècle avec des fenêtres en bois de noisetier et de pêcher, coulissantes, c’est un des joyaux architecturaux du pays. Cette innovation, appelée shabeke, est toujours très en vogue chez les riches Azéris de Sheki qui en décorent leurs demeures. Nous verrons en outre le musée des Arts Appliqués, installé dans un ancien temple païen du VIe siècle. Parmi les objets présentés, une poterie de 6500 ans qui servait à recueillir les cendres des morts dans le culte zoroastrien.
Dîner et nuit à Sheki.- 5ème jour - Sheki, Bakou
(Environ 380 km)
Ce matin, nous poursuivrons la visite de Sheki avec la mosquée du Vendredi, ou mosquée du Khan, construite au XVIIIe, en briques et galets. La medersa et le minaret ont été ajoutés au XIXe siècle. Les anciens quartiers de Sheki offrent deux caravansérails sur les cinq que présentait la ville au temps de sa splendeur. Le caravansérail supérieur couvre une surface de 6000m² sur un terrain légèrement en pente qui domine la rivière. La façade, sur la rue, compte trois étages de brique rosée, fait rare, et s’ouvre par un grand porche sculpté qui donne sur une coupole entièrement ouvragée. Avec ses 300 cellules, il est converti en hôtel. Le caravansérail inférieur, le plus vaste du Caucase, offre une cour centrale entourée de piliers et dotée d’un grand bassin. Construit au XVIIe, il est actuellement désaffecté.
Déjeuner en cours de visite.Nous n’omettrons pas une visite au bazar de Sheki, où tous les ingrédients du bazar d’Asie Centrale sont présents : épices, pâtisseries (halva), produits frais, maisons de thé et restaurants.
Route en direction de Bakou.
Dîner et nuit à Bakou.- 6ème jour - Excursion à Gobustan
(Environ 140 km)
Ce matin, nous prendrons la route du sud qui conduit en Iran. Au bord de la mer Caspienne, Gobustan, à une soixantaine de kilomètres de Bakou est connue pour son site archéologique, mis au jour en 1920, à l’occasion du percement d’un puits qui a donné lieu à la création de la réserve nationale de Gobustan, orgueil national. Une étonnante montagne, surgie d’un désert plat, en est le cadre; elle offre de nombreuses peintures et gravures rupestres, retraçant la vie quotidienne et les rites religieux des habitants. Parmi les vingt-et-une grottes reliées entre elles par des tunnels, nous verrons entre autres la "grotte des Chasseurs", la "grotte des Buffles", la "grotte de la Mère". Juste avant d’atteindre l’entrée du parc, au pied de la montagne, nous verrons une grande pierre entourée d’une barrière en fer. Cette pierre porte une inscription en latin, datant du Ier siècle de notre ère, preuve que les romains avaient atteint cette position très orientale. Un peu plus loin, les volcans de boue, offrent leurs cratères dont la taille peut atteindre plusieurs mètres de diamètre composant un spectacle lunaire au milieu du désert.
Retour à Bakou et déjeuner tardif.Fin d'après-midi libre pour profiter du charme de la ville._
Dîner et nuit à Bakou.- 7ème jour - La péninsule d’Absheron, Surakhany, Yanardag
Cette matinée sera consacrée à la péninsule d’Absheron, lieu touristique incontournable tant pour son important patrimoine historique que pour ses plages. En forme de bec d’oiseau, la péninsule s’avance dans la mer Caspienne. Surakhany, à une vingtaine de kilomètres de Bakou, abrite un temple du Feu, dont l’origine, antérieure à notre ère se perd dans la nuit des temps. On y voit des inscriptions en sanscrit qui font référence aux pèlerins indiens du Ier siècle avant notre ère. Ceux-ci ont fréquenté l’endroit jusqu’au VIIe siècle, date à laquelle l’Islam s’est imposé en Azerbaïdjan, entraînant la destruction par l’occupant arabe du temple initial et de onze autres à travers le pays. Reconstruit au XVIIe, grâce à des dons venus d’Inde et d’Iran, c’est l’un des deux seuls temples du feu qui restent, le second se trouvant à Khinalig, dans les monts du Caucase. Le temple proprement dit se trouve au centre de la cour et une flamme brûle en son milieu (longtemps naturelle en raison d’une nappe souterraine de méthane, épuisée depuis les forages de pétrole) elle est aujourd’hui entretenue artificiellement. Nous en visiterons les différentes pièces transformées en petits musées par le biais de reconstitutions de scènes anciennes. Dans ses Impressions de voyage dans le Caucase, Alexandre Dumas père raconte sa vision de la Tour de Feu.
Puis nous ferons une halte à Yanardag, à quelques kilomètres au nord de Bakou, site très impressionnant du fait de flammes naturelles qui brûlent sans discontinuer en raison de poches de méthane, allumées depuis 1958 et qui ne se sont jamais éteintes.
Déjeuner au restaurantRetour à Bakou et fin d'après-midi libre.
Dîner libre.
Nuit à l’hôtel.- 8ème jour - Vol de retour à Paris
Matinée libre.
Déjeuner libre.Transfert à l’aéroport et vol de retour à Paris.
Arrivée dans la soirée.
Cliquez sur la journée pour en voir le détail.
Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.








