- 1er jour - Vol Paris / Téhéran
Vol régulier Paris / Téhéran.
Arrivée dans la soirée.
Transfert à l'hôtel.
Nuit à Téhéran.- 2ème jour - Téhéran, Qazvin, Soltanieh, Hamadan
(Environ 520 km)
Ce matin, nous quitterons Téhéran pour rejoindre la ville de Qazvin. Située dans une belle plaine, bordée par la chaîne de l’Alborz, Qazvin fut fondée au IIIe siècle par les Sassanides. Ruinée par les invasions mongoles au XIIIe, c’est au XVIe siècle qu’elle retrouve son importance lorsque Shâh Tahmasp la choisît comme « siège de la royauté » safavide. Au XIXe siècle, la production de soieries, brocards et cotonnades, assure sa prospérité.
Nous débuterons notre découverte de la ville par la grande mosquée du vendredi, fondée au VIIIe siècle, elle témoigne de la longue histoire de Qazvin.
Puis nous nous rendrons à l’Imâmzâdeh de Hossein, haut-lieu de la piété chiite depuis le XVIe siècle. Une promenade dans la ville nous conduira jusqu’à la Porte Ali Kapu, vestige de l’entrée du palais des safavides.
Déjeuner en cours de visite.Nous quitterons alors Qazvin pour Soltanieh, la « ville du sultan ». C’est sur un vaste plateau, au XIVe siècle, qu’Oldjaïtu, puissant souverain de la dynastie mongole des Ilkhanides, décida de bâtir sa capitale ainsi qu’un mausolée couronné d’une coupole vertigineuse et d’un subtil décor de céramiques et de stucs. Considéré comme un des joyaux de l’architecture islamique, la puissance, et le raffinement de la société Ilkhanide se reflètent totalement à Soltanieh.
Puis nous passerons par Soltanieh pour rejoindre Hamadan situé dans la chaîne du Zagros qui serpente depuis le nord-ouest de l’Iran jusqu’au plateau central. Refuge des nomades, la région du Zagros est depuis la plus haute antiquité considérée comme stratégique.
Dîner et nuit à Hamadan.- 3ème jour - Hamadan, Kangâvar, Bisotun, Kermanshah
(Environ 180 km)
Nous débuterons notre journée par la visite d'Hamadan. Chantée par Hérodote, Hamadan c’est l’ancienne Ecbatane des Grecs, située à 1800 mètres d’altitude, elle fut une des grandes cités de la Perse antique, capitale des Mèdes, puis des Achéménides. Frappée à bien des reprises par la guerre et la chute des empires, Hamadan ne faiblira pas pour autant si l’on en croit les légendes et les hommes illustres qu’elle accueillera.
Pour commencer, nous visiterons le Gonbad-e Alavian, une tour funéraire du XIIe siècle construite par une grande famille de la ville, puis ce sera la découverte du surprenant mausolée d’Esther et de son père Mardochée, deux héros bibliques liés, selon la tradition, au roi perse Assuérus et dont le sanctuaire est l’objet d’une grande vénération. Enfin, avant de quitter Hamadan, nous verrons le Tombeau-Musée d’Avicenne, illustre médecin et philosophe persan mort à Hamadan en 1037.
Déjeuner en cours de route.Kangâvar est une petite bourgade bordée par les reliefs du Zagros. Elle possède l’une des ruines les plus imposantes de tout l’Iran. Datant du IIIe siècle avant J.-C., c’est un ensemble très impressionnant constitué d’une vaste terrasse maçonnée et graduée, et de colonnes massives, restes présumés d’un complexe cultuel dédié à Anahita, une des divinités majeures du zoroastrisme, la religion antique du monde perse. De Kangâvar, nous rejoindrons le fameux site de Bisotun.
En Iran, l’histoire accompagne l’imaginaire c’est le cas de la montagne grise de Bisotun. Elle surgit dans un paysage agricole au cœur du Zagros, bordée par une ancienne route royale tracée par les Achéménides, et par un petit lac. Cette « montagne mystique » garde dans l’un de ses replis un bas-relief unique daté du VIe avant J.-C. représentant la victoire de Darius Ier, l’Achéménide, sur ses ennemis, et glorifié par son dieu Ahura Mazda. La longue inscription qui décrit la scène est à l’origine, au XIXe siècle, du déchiffrement de l’écriture cunéiforme. Bisotun fut aussi une source d’inspiration pour la poésie persane.
Si la région de Kermanshah était déjà chantée dans l’Antiquité pour la richesse de son terroir, elle l’est encore aujourd’hui pour la richesse de ses traditions. Ici, les populations sont lors et kurdes illustrant la richesse ethnique de l’Iran contemporain. Fondée au IVe siècle, la ville se trouve sur la route qui conduisait autrefois vers la Mésopotamie et aujourd’hui vers Bagdad.
A Kermanshah, nous irons admirer dans un parc, une exceptionnelle suite de reliefs sassanides (IVe au VIIe siècles) creusés dans la roche. Dieux et rois, scènes d’investiture et de chasses épiques sont décrits avec un luxe de détails où se conjuguent influences occidentales et orientales, brutalité et raffinement, comme une image figée du passé.
Dîner et nuit à Kermanshah.- 4ème jour - Kermanshah, Takâb
(Environ 440 km)
Ce matin, nous ferons route vers le nord et nous apercevrons les magnifiques paysages du Kurdistan iranien, succession de vallées et de piémonts propices à l’agriculture et à l’élevage. Aujourd’hui, plus de cinq millions d’iraniens sont des Kurdes, et leurs traditions restent très vivantes.
Déjeuner en cours de route.Puis nous rejoindrons la petite ville de Takâb, située elle, dans l’Azerbaïdjan iranien.
Dîner et nuit à Takâb.- 5ème jour - Takâb, Takht-e-Soleyman, Bonab, Maragheh
(Environ 230 km)
Ce matin, nous quitterons Takâb pour rejoindre à une quarantaine de kilomètres au nord de la ville, l’ancienne cité sassanide de Takht-e Soleyman "le Trône de Salomon", classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Installé sur un ancien volcan dominant légèrement la plaine, ce site est un très bel endroit où bien que ruinée, la ville n’en reste pas moins très parlante. L’ensemble est constitué d’une enceinte fortifiée de 1200 mètres rythmée par trente-huit tours, à l’intérieur de laquelle se trouvent un petit lac, un palais, un temple dédié à la déesse Anahita, un vaste temple du feu et des dépendances. Haut lieu de la piété zoroastrienne à l’époque sassanide (IIIe-VIIe siècle), Takht e Soleyman fut réoccupé du IXe au XIIIe siècle.
Déjeuner pique-nique.Dans l'après-midi, nous remonterons vers le nord-ouest de l’Azerbaïdjan iranien en direction de Maragheh.
La route est belle, la région est l’une des plus riches d’Iran, une des plus peuplées aussi. Ainsi, tout au long de notre descente vers le bassin du lac Ouroumiyeh, se succèdent des paysages de hautes plaines vallonnées et de pâturages, traversées de rivières, où l’on cultive fruits, légumes et céréales.
Au passage nous marquerons un arrêt dans la ville de Bonab pour visiter la mosquée Mehrâbâd.
Dîner et nuit à Maragheh.- 6ème jour - Maragheh, lac Ouroumiyeh, Tabriz
(Environ 150 km)
Cette matinée sera consacrée à la visite de Maragheh.
Située sur l'un des plus anciens axes de communication de l’Iran et pourvue d’un climat agréable, la ville de Maragheh prospéra dès la conquête arabe. Choisie comme une de ses capitales par le pouvoir Ilkhanide au XIIIe siècle, elle devint un centre culturel et économique de premier ordre avant de décliner après le passage des armées de Tamerlan à la fin du XIVe siècle.
Pour commencer, nous nous rendrons sur les ruines de ce qui fut au XIIIe le plus grand observatoire astronomique du monde musulman et un centre de recherche de premier ordre. Attribué à Hulagu, souverain ilkhanide, cet observatoire inspirera le non moins fameux observatoire d’Ouloug Beg construit à Samarcande au XVe siècle.
Nous visiterons ensuite un ensemble exceptionnel de tours funéraires : Gonbad-e Sorkh, Gonbad-e Kabud, Gonbad-e Khähar-e-Hulagu et Gonbad-e Gaffariey, célèbres pour leurs décors de céramiques et témoignages précieux de l’évolution des arts décoratifs de l’islam.
Déjeuner à Maragheh.Nous prendrons la direction de Tabriz en suivant la rive orientale du lac d’Ouroumiyeh, le plus grand lac d’Iran, dominé à l’est par l’imposant massif de Sahand (3700 m).
Nous quitterons la route principale pour rejoindre le village de Kandovan. Niché dans un paysage de collines verdoyantes, de pâturages et de champs, ses maisons creusées dans le tuf sont littéralement accrochées à la montagne ! Promenade dans le village puis retour vers la route principale et trajet jusqu’à Tabriz.
Dîner et nuit à Tabriz.- 7ème jour - Tabriz
Bienvenue dans l’Azerbaïdjan oriental où se situe Tabriz, l’une des villes les plus importantes de la République Islamique d’Iran. Bien placée au centre d’un réseau complexe de voies de communication (dont la « route de la soie »), Tabriz fut et reste un centre politique, économique et culturel de premier plan. Florissante déjà au IXe siècle, elle devint, au XVIe siècle, la capitale des Safavides. A la fin du XIXe siècle, ses élites en feront la tête de pont du modernisme persan. Aujourd’hui encore, l’un des plus grands bazars d’Iran se trouve à Tabriz.
Durant cette journée, nous visiterons la mosquée bleue, achevée en 1465 et célèbre pour son exceptionnel décor de céramique émaillée, nuancé de vert, de noir, d’or, d’ocre et bien sûr de bleu, l’un des plus beaux de l’art islamique. Ensuite, nous irons au musée d’Azerbaïdjan, nous pourrons ainsi y découvrir la richesse du patrimoine de toute la région.
Déjeuner en cours de visite.L’après-midi commencera par une belle promenade dans le Bâgh-e Melli. Créé au XIVe siècle, ce « jardin persan » fut rénové au XIXe siècle. Tout s’organise autour d’un lac au centre duquel se trouve un élégant pavillon de plaisance relié à la rive. Nous passerons ensuite par l’église Sainte-Marie qui témoigne de l’importance de la communauté arménienne dans l’histoire de la ville.
La journée s'achèvera par une promenade dans le bazar.
Dîner et nuit à Tabriz.- 8ème jour - Tabriz, Ahar, Meshkin Shahr, Ardabil
(Environ 220 km)
Ce matin, nous ferons la route de Tabriz à Ardabil en traversant l’Azerbaïdjan oriental. Le parcours agréable est une succession de plaines immenses et fertiles parsemées de petits villages coupés du monde parfois la moitié de l’année à cause de la neige.
C’est encore une région où le nomadisme reste vivant, les transhumances de la tribu des Shâshevan restent importantes mais les distances parcourues sont plus limitées que dans le passé.
Notre première étape sera la ville d'Ahar dont la fondation remonterait à la période sassanide. Nous y visiterons le mausolée de Cheikh Shahab-al Din Mahmud édifié sous le règne de Shah Abbas Ier au XVIe siècle.
Déjeuner en cours de visite.Après notre déjeuner, nous rejoindrons Meshkin Shahr où subsistent les ruines d’une citadelle d’origine sassanide et une tour funéraire datant du XVe siècle, décorée d’une belle calligraphie coufique et de céramique turquoise, un modèle du genre.
Dîner et nuit à Ardabil.- 9ème jour - Ardabil, mer Caspienne, Masouleh
(200 km)
Installée entre la mer Caspienne et le mont Sabalan (4811 mètres), Ardabil est rigoureuse par son climat mais tellement séduisante. Fondée à l’époque sassanide, détruite par les Mongoles en 1220, la ville devint le centre spirituel d’un ordre soufi dont sortira la dynastie des Safavides appelée à régner sur la Perse durant plus de deux siècles, de 1501 à 1722.Notre matinée sera consacrée à la visite de la ville. Aujourd’hui, les vestiges d’Ardabil se résument au mausolée de Safi al-Din, le fondateur de la lignée. Du jardin au mausolée du saint homme, en passant par les cours et les salles de réception, c’est une véritable plongée dans l’art raffiné de l’Iran de la fin du XVIe siècle. Pour preuve, cette étonnante Chini Khâneh (maison de la porcelaine), un édifice destiné aux collections de porcelaines du Shah de Perse transformé aujourd’hui en musée.
Déjeuner en cours de route.Nous rejoindrons ensuite les bords de la mer Caspienne que nous longerons en direction de la région du Gilan. Aux paysages de plaines et forêts de la veille succèderont plages, rizières, cultures de thé toujours à deux pas de la montagne.
Nous irons ensuite au village de montagne de Masuleh.
Dîner et nuit à Masouleh.- 10ème jour - Masouleh, Rudbar, Téhéran
(Environ 280 km)
Ce matin, nous visiterons Masouleh, classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO, ce vieux village construit à flanc de montagne et considéré comme un bel exemple de l’architecture traditionnelle de la région de la Caspienne. Le temps d’une promenade nous découvrirons un village où les maisons s’échelonnent et fusionnent, où les toits des uns servent de cours aux autres…
Déjeuner en cours de visite.En route pour la capitale, nous marquerons un arrêt à Rudbar « la capitale de l’Olivier ».
Dîner et nuit à Téhéran.- 11ème jour - Téhéran
Connue dans l’Antiquité sous le nom de Ray, étape importante sur la «route de la Soie», la ville de Téhéran n’est devenue la capitale de l’Iran qu’en 1795 sous les Qâdjârs. Adossée aux montagnes de l’Alborz et véritable mégalopole, Téhéran est réputée notamment pour ses nombreux musées.
Ce matin, nous débuterons notre visite par la découverte du musée archéologique dont les riches collections illustrent parfaitement la longue histoire de l’Iran.
Déjeuner en ville.Cet après-midi, nous visiterons d’abord le musée Reza Abbassi où se trouve une exceptionnelle collection de céramiques et de miniatures persanes, sans oublier les ors achéménides et l’argenterie sassanide.
La dernière visite sera consacrée au musée National du Tapis qui expose une sélection de tapis anciens des différentes régions de l’Iran.
Dîner et nuit à Téhéran.- 12ème jour - Vol de retour à Paris
Transfert à l'aéroport et vol de retour vers Paris.
Arrivé à Paris dans la journée.IMPORTANT
Outre le programme détaillé du voyage, il nous semble intéressant de vous apporter des informations concernant les conditions de sécurité en Iran.
Le Ministère des Affaires Étrangères, pendant longtemps, considérait dans sa rubrique « conseils aux voyageurs », que les voyages en Iran ne posent pas de problèmes particuliers de sécurité sauf sur les zones frontalières à l’ouest et à l’est, zones où nous n’allons évidemment pas.En revanche, depuis 2009, le Ministère émet, dans sa rubrique dernière minute, un avis défavorable aux voyages en Iran. Cet avis est réitéré depuis les derniers événements survenus en novembre 2011, il est exprimé ainsi:
« Les événements survenus le 29 novembre 2011 à Téhéran conduisent à déconseiller les voyages et séjours en Iran, sauf raison impérieuse. Il est recommandé aux Français résidant en Iran de faire preuve de la plus grande prudence et de la plus grande discrétion dans leurs comportements et leurs déplacements.
Les services de sécurité sont très suspicieux à l’égard des contacts avec la population, notamment avec les milieux universitaires et étudiants, qu’ils observent avec attention, et à l’égard des prises de photographies. Dans le contexte actuel, toute prise de photographie est à proscrire en dehors des sites touristiques, notamment en milieu urbain et en particulier lors de tout rassemblement, quel qu’en soit le motif (politique ou religieux). Plusieurs ressortissants français, y compris des voyageurs de passage, ont fait au cours des derniers mois l’objet d’interpellations en Iran, subissant des détentions de durée variable, et se voyant interdire tout contact avec l’Ambassade de France au cours de leur incarcération.
Les difficultés récemment rencontrées en Iran par plusieurs double-nationaux, et l’exécution le 29 janvier 2011 d’une ressortissante irano-néerlandaise, à laquelle tout accès consulaire a été refusé, amènent à rappeler aux ressortissants français ayant également la nationalité iranienne que l’assistance des autorités françaises à leur égard est limitée par le refus des autorités iraniennes de considérer la (les) autres(s) nationalité(s) de leurs ressortissants.
Dans l’éventualité de déplacements jugés impératifs, il est vivement recommandé d’en informer l’ambassade de France en Iran et de solliciter son avis.»Nos voyages en Iran étant programmés à partir du printemps 2012, nous maintenons nos départs dans l’espoir d’une évolution favorable de la situation.
Nous ne manquerons pas de contacter les personnes inscrites au plus tard 45 jours avant le départ afin de faire un point au sujet de ce voyage.
Vous trouverez in extenso les recommandations du quai d’Orsay à l’adresse internet suivante (nous vous ferons parvenir une impression sur papier sur simple demande. La rubrique dernière minute, qui comprend la mise en garde, est reproduite intégralement ci-dessus) : www.diplomatie.gouv.f
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Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.





