- 1er jour - Paris / Besançon
Départ, le matin, en TGV. Arrivée en fin de matinée à Besançon.
Conquise par Jules César en 58 avant J.-C., Vesontio, l’antique Besançon, devint à l’époque romaine, grâce à sa remarquable position stratégique, une citadelle militaire et un carrefour d’échanges. Incluse dans l’empire ottonien puis le Saint Empire Romain Germanique, la ville connut au Moyen Âge un brillant essor. Après la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV en 1674, Vauban fortifia Besançon et en fit l’un des points d’appui gardant les frontières de la France.
Montée au Belvédère pour profiter du panorama sur Besançon et sa citadelle.
Déjeuner libre.En début d’après-midi, visite de la cathédrale, édifice à double chœur assez étonnant et déconcertant, de prime abord. L’abside occidentale et ses beaux chapiteaux révèlent l'aspect roman du monument. Cette cathédrale, en raison de la situation géographique de Besançon, mêle des influences germaniques et bourguignonnes.
Puis découverte du Musée des Beaux Arts qui présente des collections archéologiques illustrant la période gallo-romaine de Besançon ainsi qu’une remarquable collection de peintures.
Dîner et nuit à Besançon.- 2ème jour - Salines Royales, Baume les Messieurs, concert à Ambronay
Route vers Arc-et-Senans où nous découvrirons les fameuses Salines Royales, manufacture qui, au XVIIIème siècle, transformait des saumures afin d’en restituer le sel.
Classé patrimoine mondial de l'UNESCO, cet ensemble monumental de style classique fut conçu par le célèbre architecte Claude-Nicolas Ledoux. Elle constitue aujourd’hui un témoignage unique de l'architecture industrielle.
Déjeuner libre.Visite ensuite de Baume les Messieurs, abbaye fondée vers 870 par le bienheureux Bernon qui partit ensuite créer Cluny à la demande de Guillaume d’Aquitaine. Sertie au creux d’une vallée encaissée, entourée de hautes parois rocheuses, l’abbaye occupe un site exceptionnel. L’actuelle abbatiale fut élevée à la fin du XIème siècle, sans toutefois tenir compte des recherches de l’architecture clunisienne contemporaine. De remarquables statues ornent l’église tandis que le retable du maître-autel est une très belle œuvre flamande du XVIème. Après la visite, arrêt au Belvédère des roches de Baume afin d’admirer le panorama sur les falaises escarpées.
Route vers Bourg en Bresse et Installation à l'hôtel.
Route vers Ambronay. Dîner dans un restaurant.
20h30 à l’Abbatiale d’Ambronay:
(pré-programme sous réserve)
L’Italie : de Vivaldi à Corelli
Europa Galante
Fabio Biondi - direction & violon
Vivica Genaux - sopranoVivaldi - Concerto pour cordes "il Coro della Muse"
Francesco Antonio Bonporti - Concerto n°6 Op. 11 pour violon et violoncelle obbligato
Giovanni-Battista Sammartini - Sinfonia en fa majeur
Francesco Saverio Geminiani - Concerto Grosso "La Follia"
Vivaldi - Concerto pour violon en mi majeur "L'Amoroso"
Michele Mascitti - Concerto pour 2 violons, alto & basse continue
Op.7 en la majeur
Pietro Nardini - Concerto pour violon n°1 Op. 1 en la majeur
Corelli - Concerto grosso Op. 6 n°4Après le succès fabuleux du concert autour des Quatre Saisons de Vivaldi en 2009, le grand maître du violon baroque, Fabio Biondi revient à la tête de son ensemble dans un programme consacré au répertoire virtuose italien, de Vivaldi à Corelli.
Retour à Bourg en Bresse. Nuit à l'hôtel.
- 3ème jour - Gigny, Saint Hymethière, concert à Ambronay
Gigny fut la seconde fondation de l’abbé Bernon et, tout comme Baume les Messieurs, conserva des liens étroits avec Cluny. Dans l’église abbatiale, vaste et dépouillée, prédominent les formes du premier art roman.
L’église Saint Hymetière, qui s’élève fièrement à l’écart d’un petit village, dépendait d’un établissement monastique relevant du chapître cathédral de Saint Vincent de Mâcon. Pour cela, l’édifice présente des éléments différents des autres églises romanes du Jura.
Déjeuner libre.Fondée par Barnard, officier à la cour de Charlemagne, l’Abbaye d’Ambronay resta jusqu’à la Révolution un remarquable centre religieux et culturel. Il subsiste aujourd’hui une église (visite de l’église sous réserve d’autorisation par le festival.) et un cloître de style gothique, ainsi que des bâtiments conventuels. L'ensemble constitue l’un des joyaux du patrimoine de l'Ain.
17h00 à l’Abbatiale d’Ambronay:
(pré - programme sous réserve.)
Extases. L'Amour aux Deux Visages.
Stéphanie d'Oustrac, mezzo-sopranoCe programme est né du désir de faire incarner par Stéphanie d’Oustrac deux figures féminines emblématiques de la sensibilité baroque : la Vierge Marie et Didon, la reine de Carthage. La mise en musique au XVIIème siècle, en Italie, de l’amour de Didon pour Enée comme celui de Marie pour son fils nous fait découvrir deux êtres vulnérables et bouleversants qui touchent au cœur des passions humaines.
A l’amour éperdu de Didon pour Enée, le roi des Troyens, et à sa désolation après qu’il l’eût abandonnée, répondent la ferveur et la vertu de Marie. Les voix de la Vierge Marie et de la reine Didon seront en écho l’une de l’autre et l’intensité dramatique atteindra son paroxysme lorsqu’à la fin de ce programme la musique nous conduira jusqu’à la mort de Didon.
La recherche de l’émotion est en effet au cœur du baroque, au point que les frontières entre l’amour divin et l’amour sacré tendent à disparaître. Le mouvement baroque s’attache à sacraliser l’amour profane et à humaniser l’amour divin.Ensemble Amarillis
Héloïse Gaillard, Violaine Cochard direction
Héloïse Gaillard, flûtes à bec et hautbois baroque
Alice Pierot et Gilone Gaubert-Jacques, violons
Fanny Paccoud, alto
Emmanuel Jacques, violoncelle
Violaine Cochard, clavecin et orgue positif
Richard Myron, violon
Monica Pustilnik, archiluthMarie : la Ferveur et la Vertu
Francesco Cavalli (1602-1676)
Canzon extraite des Musiche Sacrae (1656) (deux dessus et basse continue)Barbara Strozzi (1619 - vers1664)
O Maria extrait des Sacri Musicali Affetti op.7 (1655) (mezzo-soprano et basse continue)Biagio Marini (vers 1587 - 1663)
Sinfonia Primo Tuono (extraite de l’op.22 publié en 1655) (deux dessus, alto et basse continue)Claudio Monteverdi (1567- 1643)
Il Pianto della Madonna (1641) (mezzo-soprano et basse continue)Biagio Marini (vers 1587- 1663)
Sinfonia Sesto Tuono (extraite de l’op.22 publié en 1655) (deux dessus, alto et basse continue)Didon : Adoration et Désolation
Alessandro Scarlatti (1660 - 1725)
Airs de Didon extraits de l’opéra La Didone Delirante (1696) (Inédit) mêlés à des extraits de concertos :
Allegro et adagio (extrait du Concerto n° 7 en ré majeur) (Flûte alto, deux violons et basse continue)
Acte I scène 7 : Air « Cieco alato Dio bendato » (mezzo-soprano et basse continue)
Fuga (extraite du Concerto n° 7 en ré majeur) (Flûte alto, deux violons et basse continue)
Acte II scène 7 Récit : Se non di me del Regno, Air : Caro nome non so come, Récit accompagné : Ma la mente agitata (Mezzo-soprano, cordes et basse continue)
Grave (extrait du Concerto en fa majeur) (Flûte alto, deux violons et basse continue)
Allegro (extrait de l’Ouverture de la Didone Delirante) (Cordes et basse continue)
Acte III scène 11 : Récit « Infelice, e Che Miro », Air « Furie, Turbini dell’onde », Récit « No, Fermate, o procelle », Récit « Che Pietà, già dal seno » (mezzo-soprano, cordes et basse continue)
Largo et fuga (extrait du Concerto en la mineur) (flûte alto, deux violons et basse continue)Michelangelo Faggioli (1666 - 1733)
Didone Abandonata da Enea (cantate inédite)
Récit- Aria (allegro) – Récit- Aria (mezzo-soprano et basse continue)Andrea Falconieri (1585 - 1656)
Passacaille (publié à Naples en 1655) (Deux dessus, basse et basse continue)Francesco Cavalli (1602-1676)
Lamento di Didone (extrait de son opéra Didone, 1641) (mezzo-soprano et basse continue)Luigi Rossi (vers 1597-1663)
Fantaisie Les Pleurs d’Orphée ayant perdu sa femme
(Extrait de son opéra l’Orfeo 1647) (deux dessus, alto et basse continue)Retour à Bourg en Bresse. Dîner et Nuit à l'hôtel.
- 4ème jour - Collegiale de Brou, Tournus puis retour à Paris
La Collégiale de Brou fut commandée par Marguerite d’Autriche à l’architecte Jean Péréal pour abriter le repos éternel de son époux Philibert de Bresse. L’ensemble, parfaitement intact depuis sa construction au début du XVIè siècle, témoigne de la présence d’artistes de tout premier plan, au service des derniers feux du gothique flamboyant.
Déjeuner libre.Nous rejoindrons ensuite Tournus. Fuyant dès le début du IXème siècle devant les Normands, les moines de Noirmoutier, après un passage par Grandlieu, viennent s’installer sur l’emplacement d’un sanctuaire dédié à Saint Valérien. Ils y transportent les reliques de Saint Philibert, fondateur de Jumièges. Telle est l’origine de l’Eglise Saint-Philibert de Tournus, qui traduit les expériences romanes les plus novatrices au début du XIème siècle.
Transfert en gare TGV du Creusot et retour à Paris.
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Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.





