L'aventure de la raison, croisière entre l'Islande et le Groenland

Avec Hubert Reeves, Etienne Klein et Jean-Pierre Dupuy

L'aventure de la raison, croisière 13 jours entre l'Islande et le Groenland
Programme 2010

Du 23 juillet au 4 août 2010, le Princess Danae mettra le cap sur l’Islande et le Groenland. On ne pouvait rêver de meilleure destination pour une croisière tout entière consacrée à « l’aventure de la raison », autrement dit, à ce qui est la grande aventure de l’humanité, dans ce qu'elle a de meilleur et de pire, son honneur et possiblement sa perte, son espoir et possiblement sa tragédie.
Nous commencerons par l’Islande. Nulle part, mieux que sur cette île, ne pourrions-nous aller à la rencontre de notre planète et sentir les palpitations sous son écorce. Nous poursuivrons notre exploration par le Groenland, non loin de la mythique Thulé et du cercle polaire arctique, où nous pourrons observer la réalité de ce réchauffement climatique qui nous menace tous.
Le thème « l’aventure de la raison » est à la hauteur d’un parcours où philosophie et science ont chacune leur mot à dire et, une fois n’est pas coutume, parleront ensemble.
Le plateau d’auteurs conférenciers présents à bord réunit trois esprits passionnés par l’avenir de l’espèce humaine.
Hubert Reeves, astrophysicien, a été conseiller scientifique à la Nasa avant de devenir directeur de Recherches au CNRS. Ce grand cosmologiste est l’auteur d’une vingtaine de livres. Il a animé et a participé à de nombreuses émissions télévisées (Histoire de l’Univers, Nuit des Etoiles notamment).
Etienne Klein est physicien théoricien. Directeur de recherches au CEA où il est adjoint du directeur des Sciences de la Matière, il est un spécialiste reconnu de la question du temps en physique.
Jean-Pierre Dupuy enseigne aujourd’hui à l’université Stanford (Californie) et à l’école Polytechnique. A travers son œuvre philosophique, orientée autour de la notion de catastrophisme éclairé, il ne cesse de nous avertir que le désastre (nucléaire ou nanotechnologique) guette notre société moderne.

Départs Retours Tarifs  
23 juillet 2010
avec Sophie FAVROLT

Inscriptions sur demande

04 août 2010
  • A partir de 2 560,00 €
Prendre une option

Kangerlussuaq

Kangerlussuaq

Princess Danaé

Princess Danaé

Islande

Islande

Cliquez sur la journée pour en voir le détail.

1er jour - Vendredi 23 juillet : Paris – Reykjavik

Accueil à l’aéroport de Paris et envol pour Reykjavik.

C’est à une aventure au départ bien peu raisonnable qu’un marin grec se voua dans les années 330-320 av. J.-C. Pythéas, c’était son nom, décida de partir à la recherche de l’Hyperborée, cette terre parfaite et mythique située littéralement « au-delà du nord ». Après 6 jours de navigation au-delà des îles britanniques, Pythéas découvrit une terre peuplée de géants blonds, les Hyperboréens, qui vivaient là, cultivant le blé, récoltant le miel, tels des dieux vivant seulement de nectar et d’ambroisie, au Nord du Monde. Il la baptisa : Thulé.
Cette terre idéale et lointaine, nous la connaissons aujourd’hui sous le nom d’Islande, le « pays de la glace »… qui pourrait tout aussi bien être « le pays du feu ». Car l’Islande « danse littéralement au-dessus du volcan », comme le prouvent les nombreux champs de lave, ainsi que les résurgences de phénomènes magmatiques sous forme de fumerolles, boues bouillonnantes, vapeurs de soufre.
Malgré ce que raconta Pythéas, l’île sur laquelle abordèrent des moines irlandais au VIIIe siècle était parfaitement déserte. Ils y installèrent des ermitages, dont ils furent délogés un siècle plus tard par des Vikings venus du sud de la Norvège. Cette colonisation aura une belle postérité : aux alentours de l’an mille, les Vikings d’Islande ne sont pas moins de 50 000. Ils sont les ancêtres directs des Islandais du XXIe siècle.

Installation à bord du Princess Danae. Dîner et nuit à bord.

2ème jour - Samedi 24 juillet : Reykjavik

La capitale de l’Islande peut se targuer d’avoir été fondée par les dieux eux-mêmes. En l’an 873, le chef viking Ingolfur Arnarson cherchant un établissement définitif sur cette île où il a déjà hiverné par trois fois, jette à la mer ses innstaffar. Ce sont des piliers de bois sculptés provenant de sa maison laissée derrière lui en Norvège pour courir l’aventure de la mer. Le courant les entraîne et les échoue dans une vaste crique, orientée à l’ouest. Ingolfur se plie au hasard, qui n’est que l’instrument des dieux, et s’installe définitivement en ce lieux. Il nomme le site d’après les vapeurs d’eau qui créent des brumes permanentes : la « baie aux fumées », soit reykjavik, en vieux norrois. Les armoiries de la ville conservent le souvenir de sa fondation, puisqu’elles comportent deux piliers blancs sur fond bleu avec des vagues blanches.
Le rêve d’Ingolfur resta longtemps un simple village. A la fin du XVIIIe siècle, on n’y recensait encore que 300 habitants. Puis les rois danois, maîtres des lieux depuis le XIVe siècle, décidèrent d’y développer l’économie et d’y implanter les institutions jusqu’alors dispersées dans toute l’île : évêché, parlement, université forment le noyau d’une vraie capitale.
Du fait de l’exploitation de la géothermie naturelle comme source d’énergie, la ville n’a jamais été défigurée par les usines. Et, paradoxalement, la « baie aux fumées » a donné naissance à une ville moderne… sans fumées, guignant le titre de capitale la moins polluée du monde.

Vous aurez le choix entre 2 excursions :

Excursion 1 : Le Cercle d’Or (journée)
Med lögum skal land byggja en med olögum eyda (c’est par les lois que le pays s’édifiera, c’est dans l’illégalité qu’il périra). Thingvellir, première étape de cette excursion, est l’émanation même de ce principe. C’est ici, en 930, que les Islandais se sont lancés dans l’aventure inédite pour une civilisation médiévale : inventer une société sans roi, sans police, sans armée, où conflits et difficultés seraient réglés dans le champ clos du thing – de l’assemblée par le biais de la loi et de la parole. Le lieu choisi dominait une vaste plaine et s’adossait à une falaise. La puissance des dieux mêmes semblait s’y faire entendre dans une rumeur que la géologie explique rationnellement de nos jours. Le cercle d’Or mène ensuite à la chute d’eau du même nom: Gullfoss, la Cascade Dorée. Le nuage d’embruns et les arcs-en-ciel annoncent de loin cette colossale cataracte, tombant par pallier de 32 m de haut, avant de s’engouffrer dans une gorge profonde de 70 m.
Déjeuner au restaurant en cours de visite.

À Geysir, on découvre le site qui a donné son nom au phénomène géologique du geyser (littéralement “jaillisseur” en islandais). L’eau souterraine, lentement chauffée par l’activité géothermique, forme une énorme bulle. Lorsque les 100 °C sont dépassés, la bulle explose, expulsant l’eau froide de la surface en un jet de plusieurs dizaines de mètres de haut. Le Grand Geysir est aujourd’hui pratiquement inactif. Mais, juste à côté, on peut voir le Strokkur (la “baratte”) faire voler l’eau à 20 m de haut.

Excursion 1A : Krisuvik et baignade dans le Lagon bleu (1/2 journée)
Cette excursion permet d’explorer la presqu’île de Reykjanes, un plateau volcanique dont l’activité reste visible : comme à Krisuvik, où le village est construit sur une coulée de lave vieille de 2 000 ans.
Sur sa rive sud, la presqu’île abrite une usine d’exploitation de sel marin, qui est à l’origine de la création du Lagon Bleu, à partir des surplus d’eau captés par l’usine. Puisée à 2 km de profondeur où le magma l’a chauffée à 240°C, l’eau canalisée arrive en surface à 70°C, puis est encore refroidie par son déversement sur un champ de laves. Elle atteint alors une température propice à la baignade, entre 28 ° et 60 °, selon les bassins. La silice présente dans l’eau lui donne sa couleur « bleu Caraïbe », laquelle a donné à ce lac artificiel le nom évocateur de Lagon. Un Lagon aux eaux curatives pour les maladies de peaux, même si la médecine tarde encore à reconnaître officiellement ses vertus.
Sur la route du retour vers Reykjavik, Hafnarfjord fut un comptoir de pêche exploité par les Anglais au XIVe siècle, puis par la Ligue Hanséatique durant le XVIe siècle. Les produits de la mer sont toujours la principale ressource économique du village.

Appareillage à 20h00 pour Isafjord. Dîner et nuit à bord.

3ème jour - Dimanche 25 juillet : Isafjord

Escale de 11h00 à 18h00
Le matin, conférence, présentation d’escale. Déjeuner à bord.

Les Fjords de l’Ouest sont l’une des régions les moins peuplées d’Islande (1 habitant au km²). C’est une presqu’île au profil extrêmement découpé, dont les falaises abritent de nombreuses colonies d’oiseaux (macareux, guillemots).
Le fjord le plus profond accueille la capitale régionale, Isafjord, fondée au XVe siècle. Une langue de sable s’avançait à cet endroit dans le fjord, protégeant ainsi une véritable petite mer intérieure, le Pollurin, encore considéré aujourd’hui comme l’un des ports naturels les plus sûrs d’Islande. Marins et marchands y mouillaient volontiers entraînant le développement de la ville.

Vous aurez le choix entre 2 excursions :

Excursion 2 : Vie et Culture autour de l’Isafjördur (durée 3 h)
Cette après-midi nous plongera dans l’art de vivre à l’Islandaise. Bien qu’excentrée, la région bénéficie de nos jours d’une active vie culturelle. C’est cependant la mer qui reste au cœur de la vie dans les Fjords de l’Ouest. Les visites d’une ancienne hutte de pêcheurs à Osvör et du Musée Maritime d’Isafjord nous dévoileront les enjeux historiques et actuels du secteur halieutique.
Au XVIIIe siècle, le fjord regorgeait de morues ; et il n’était pas rare non plus d’y prendre au harpon le requin et la baleine. Cette dernière fut autrefois chassée au-delà de toute raison ; et continue de l’être de nos jours, bien qu’à une moindre échelle.
Cette excursion est limitée à 360 participants.

Excursion 2A : Vigur, l’île-Paradis (durée 3h)
Abandonnant quelques heures notre paquebot au profit de petits bateaux, nous ferons en 30 mn, le trajet entre Isafjord et Vigur. Une fois sur place, le tour de l’île s’effectue par la seule voie possible : un petit sentier pour moutons. Il faudra donc nous plier à l’exercice d’une découverte en toute discrétion. Car, si paradis il y a à Vigur, c’est celui de la faune, et avant tout celui des oiseaux. Avec un peu de chance, si la migration n’a pas débuté, nous apercevrons certaines espèces venues nicher ici : sternes, macareux, canards eiders. Le duvet de ces derniers était récolté pour garnir des couettes auxquelles il a donné un nom l’édredon en même temps que ses plumes… Ce commerce complétait avantageusement les revenus des familles de pêcheurs. Autre espèce à observer dans le plus grand respect : la sterne arctique. Hivernant en Antarctique, elle vient nidifier l’été dans le Grand Nord, faisant plus de 35 000 km à tire-d’aile, tous les ans.
Cette excursion est limitée à 172 participants.

Appareillage pour Akureyri. Repas et nuit à bord.

4ème jour - Lundi 26 juillet : Akureyri

Escale de 08h00 à 18h00

Long et encaissé, le fjord d’Eyjafjördur ne bute, à son terme, contre la falaise d’une montagne mais se prolonge paisiblement par une vallée large et fertile, où l’on élève vaches et moutons. La rivière Eyafjardara au cours limoneux est responsable de l’envasement progressif du fond du fjord et de l’extension de la vallée. Ici, à la jonction entre mer et rivière, se dresse Akureyri.
Fondée par les Vikings en 890, elle ne crût véritablement qu’à partir de 1904, date à laquelle l’Islande obtint du Danemark la reconnaissance de son autonomie. En cent ans, la population passa de 1 000 à 15 000 habitants.
Surnommée la « capitale du nord », Akureyri n’a pourtant pas retenu du Nord les rigueurs du climat. Sa position abritée en ferait même plutôt un eldorado végétal, la ville possède d’ailleurs un jardin botanique.

Excursion 3 : Lac de Myvatn Godafoss Namafjall (journée)
Tout près d’Akureyri, on atteint le site historique de Godafoss.
Mieux vaut renoncer à nos dieux que de nous déchirer dans les malheurs de la guerre !. Ainsi haranguait, un certain Thorgeir Thorkelson, à l’Allthing (parlement général) de Thingvellir, en juin 999. En Islande s’affrontaient alors le polythéisme ancestral d’Odin et de Thor et le christianisme nouvellement importé du continent. Thorgeir Thorkelson convainquit l’Allthing. En un vote unanime, la conversion de toute l’île au christianisme fut décidée. Sa sagesse valut à Thorgeir d’être désormais surnommé « Le Bon ». Il fut également chargé de faire disparaître les anciennes idoles, en les jetant à l’eau. Passant près de la ferme de Laufas, il avisa une cascade où il précipita les statues. Ainsi fut baptisée Godafoss, la « chute des Dieux ».
A une trentaine de kilomètres de là, on découvre les eaux sombres du Lac Myvatn. Son nom signifie « l’eau des moucherons », car les larves de mouches vivent au fond de ce lac peu profond (3 m) et prolifèrent durant l’été, nourrissant les poissons du lac et surtout les 150 000 canards qui nidifient sur ses bords.
Déjeuner au restaurant en cours de visite.

Le pourtour du lac est un véritable catalogue des phénomènes volcaniques surprenants.
Les pseudo-cratères de Skutustadir furent formés par de la lave ayant coulé sur le lac. L’eau vaporisée et d’abord prise au piège, finit par exploser, creusant des cratères. Mais ce sont des cratères sans cheminée ou « sans racines ». Les solfatares de Namafjall sont des mares bouillonnant à 200°C, où le jaune et le blanc des dépôts soufrés et le rouge des oxydes de fer proposent une palette 100% naturelle.
A Dimmuborgir, les scories des quatre éruptions de 1980 créent un labyrinthe méphitique, fait d’arches, de grottes, de cônes, de fantômes noirs comme figés sous la lave. A l’issue de cette promenade, on comprend un peu mieux que l’Islande, si verte et aimable par ailleurs, ait parfois été confondue avec l’une des Portes des Enfers.

Appareillage pour Grundafjord.
Repas et nuit à bord.

5ème jour - Mardi 27 juillet : Grundafjord

Escale de 13h00 à 19h00
Le matin, conférence et présentation d’escale. Déjeuner à bord.

En début d’après-midi, le bateau sera en rade de Grundafjord. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques)

Excursion 4 : La Péninsule de Snaefellsnes (½ journée)
Ces quelques heures seront l’occasion d’un voyage contrasté, de la raison à l’ésotérisme, de la quiétude à l’extravagance.
Les pêcheurs du village d’Arnarstapi, les oiseaux des falaises de Londrangar, la plage de sable jaune de Budir offrent d’abord l’image d’une Islande riante et prospère. Et ce n’est pas le volcan Snaefellnes, dormant depuis 1 800 ans, qui viendrait troubler une telle carte postale. Son glacier, Snaefellnesjökull, est même l’un des plus petits du pays, avec ses 11 km².
Peut-être est-ce cette modestie qui parut suspecte dans un pays où la nature disproportionne tous ses effets ? Les hommes ont, en tous cas, toutes civilisations confondues, voulu voir dans cette paisible péninsule le finis terrae de tous les possibles. Voyant la neige l’épargner en plein hiver, les Vikings la croyaient hantée de puissances occultes au souffle brûlant. Les mystiques d’aujourd’hui assurent que s’y tiennent des réunions d’entités extraterrestres !
Mais c’est à Jules Verne que l’on doit l’explication la plus raffinée du supposé mystère des lieux. En 1864, dans son quatrième Voyage extraordinaire, il suggère : Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels que l'ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de Juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la terre !!! Au cœur de notre planète, le romancier n’imagine pas de magma consumant les audacieux, mais la révélation du devenir des espèces préhistoriques disparues. Plutôt qu’éradiquées par un événement sidéral, elles se sont exilées sous l’écorce terrestre, dans de vastes cavernes où subsister en paix. La solution de l’auteur pourrait-elle nous inspirer quand l’amplification du réchauffement planétaire aura condamné notre survie ?

Appareillage pour Narsaq. Repas et nuit à bord.

6ème jour - Mercredi 28 juillet : en mer

Journée de navigation. Conférences et présentations d’escale.
Repas et nuit à bord.

7ème jour - Jeudi 29 juillet : Passage du Prins Christian Sund

Navigation dans le fjord (11h à 19h00)
Le matin, conférence.

Navigation touristique dans ce fjord étroit qui coupe la pointe sud du Groenland. Ce cap Farewell fut doublé pour la première fois par un Européen à la fin du Xe siècle. Il s’agissait d’Erik le Rouge, un Viking islandais, qui donna son nom à l’île. Après quelques années sur place, il retourna en Islande pour entraîner d’autres colons dans son aventure. Il les convainquit en leur faisant valoir que, là-bas, les attendait une « terre verte », forgeant ainsi le nom de Groenland. Ce n’était d’ailleurs qu’un demi-mensonge : les littoraux du sud-ouest qu’il avait parcourus étaient en effet assez verdoyants. Mais, partout, à quelques dizaines de kilomètres des côtes, les glaces couvraient toute l’île.
Les Vikings ne résistèrent que quelques siècles à ces conditions de vie difficiles. Se seraient-ils maintenus plus longtemps en adoptant les modes de vie des Inuits ? Ceux-ci proposaient un haut degré d’adaptation à un environnement hostile. Les Vikings préférèrent conserver leurs coutumes d’immigrant et se condamnèrent eux-mêmes à l’extinction, vaincus par le climat et la famine.
Ce sont les baleines qui, au XVIe siècle, ramenèrent les Européens vers le Groenland. Mais il s’agit juste alors de chasser et de troquer peaux et fourrures contre armes et alcool. Se répandent, hélas, également l’influenza et la tuberculose.
En juin 2009, le droit de regard du Danemark sur l’utilisation des ressources minières et pétrolières est abrogé : le Groenland décidera seul de l’équilibre à instaurer entre exploitation industrielle et préservation écologique.
L’Ultima Thulé des Anciens, le « Pays vert » des Vikings est désormais la « Terre du peuple groenlandais » : bienvenue, donc, au Kalaalit Nunaat.
Repas et nuit à bord.

8ème jour - Vendredi 30 juillet : Narsaq

Escale de 08h00 à 13h00
Le matin, le bateau sera en rade de Narsaq. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques)

Escale libre

Au fond du fjord Erik, d’après Erik le Rouge, Narsaq fut fondée en 1830 pour servir de point de rencontre entre les chasseurs Inuits venus du nord et les marchands en provenance d’Europe. Aujourd’hui, sa position méridionale en fait une des rares régions d’élevage du pays. La viande produite est essentiellement destinée au marché local. La typicité des maisons aux couleurs vives donne du cachet à la promenade en terrain vallonné, à la découverte, pour ceux qui le souhaitent, du musée local de culture Inuit.

Déjeuner à bord. Appareillage pour Nuuk.
Conférence et présentation d’escale. Dîner et nuit à bord.

9ème jour - Samedi 31 juillet : Nuuk

Escale de 15h00 à 20h00
Le matin, conférences et présentation d’escale. Déjeuner à bord.

Comme toutes les villes du Groenland, la capitale a deux noms. L’un danois, Godthab (« bon port ») qui date de la colonisation ; l’autre Inuit, Nuuk (« promontoire »), le seul qu’il convient désormais d’utiliser.
Les Vikings implantèrent l’un de leurs deux grands centres de peuplement, Vesterbygden, Etablissement de l’Ouest, dans le Godthab Fjord. C’est en 1728, que le missionnaire Hans Egede s’installa sur le site actuel de Nuuk, déterminant l’emplacement du centre de pouvoir danois. La capitale coloniale devint plus tard celle du Groenland autonome, se dotant des institutions nécessaires à son nouveau statut : un Parlement, où siègent 31 membres, des consulats…

Vous aurez le choix entre 2 excursions

Excursion 5 : Nuuk et son musée national (durée 2 h)

Départ en autocar pour un tour panoramique, afin de prendre le pouls de cette modeste capitale. Les étapes de sa modernisation se lisent à travers de récentes infrastructures : hôpital, université, hôtels, centres commerciaux. Le point d’orgue de la promenade est la visite du Musée National du Groenland, qui abrite de rares momies du XVe siècle, les plus vieux restes humains Inuits retrouvés dans tout l’Arctique. Elles furent découvertes par hasard en 1972. Deux tombes livrèrent les dépouilles de 6 femmes et de 2 enfants, ainsi que des dizaines d’artefacts et de vêtements, particulièrement bien conservés par le climat froid et sec. Ont pu ainsi être précisées les connaissances sur l’alimentation, le niveau de santé, l’habillement des peuples de la culture de Thulé. Cette civilisation a rayonné dans le sud-ouest du Groenland de 1200 à 1800. Les momies de Qilakitsaq nous la restituent dans sa vérité, avant que les effets de la colonisation ne l’aient définitivement altérée.
Cette excursion est limitée à 280 participants.

Excursion 5A : Navette offerte pour ceux qui souhaitent visiter librement.
Suivant le port d’ancrage de votre navire, un service de navette sera mis à votre disposition pour vous rendre au cœur de la capitale du Groenland, pour une découverte à votre rythme et selon vos envies. (réservation obligatoire)

10ème jour - Dimanche 1er août : en mer

Journée de navigation. Conférences et présentation d’escale. Repas et nuit à bord.

11ème jour - Lundi 2 août : Ilulissat

Escale de 01h00 à 20h00
Le matin, le bateau sera en rade de Ilulissat. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques)

Nous entrerons en baie de Disko, le point le plus septentrional de notre voyage, par 67° de latitude nord. Le monde des glaces nous attend à l’escale d’Ilulissat, dont le nom signifie justement « les icebergs ».
La petite cité (4 000 habitants) a été fondée sous le nom de Jacobhavn, en 1741, par l’un des fils du pasteur Hans Egede. Mais le but premier était déjà moins l’évangélisation que le commerce avec les Inuits de Sermermiut, situé à 2 km de là. Aujourd’hui, Ilulissat est la 3e ville du pays et sa première destination touristique. Il est vrai que le contraste est saisissant entre la colline aux maisons vivement colorées et la baie blanche de glaces, où les paquebots doivent composer avec les icebergs pour parvenir au mouillage.

Vous aurez le choix entre 2 excursions :

Excursion 6 : Sermermiut et le fjord de glaces (durée 2h30)
Un débarquement en chaloupes nous amènera au port, d’où commence une promenade menant, en traversant à pied une toundra fleurie, à un point de vue unique qui domine le fjord d’Ilulissat. Ici se trouvait l’établissement Inuit de Sermermiut. Des fouilles archéologiques ont révélé la présence successive des trois civilisations du Groenland pré-colonial : culture de Saqqaq (2000 à 700 av. J.-C.), culture de Dorset (900 av. J.-C. à 1500) et culture de Thulé (1200-1800). Le village fut abandonné en 1850 car les mouvements du glacier tout proche menaçaient sa sécurité. Ses habitants furent rapatriés vers Ilulissat, cessant d’être « le peuple sur la glace », traduction littérale du terme Sermermiut.
Cette excursion nécessite environ 2 heures de marche, elle est limitée à 180 participants.

Excursion 6A : Le fjord de glaces par la mer (durée 2h)
Seuls de petits bateaux de pêche peuvent circuler là où le fjord Ilulisat Kangerlua s’ouvre dans la baie de Disko. Ici, la mer est barrée d’icebergs monumentaux. Pour parvenir à cette embouchure, ils ont déjà parcouru les 40 km du fjord, au fond duquel se trouve leur glacier d’origine, Sermeq Kajjaleq. C’est l’un des plus gros producteurs de glace de l’hémisphère nord. Avançant de 20 à 35 m par jour, il déverse dans le fjord des tonnes de glace chaque jour !
La promenade s’effectue dans un silence ouaté de neige. Seul élément vivant, les mouettes postées ça et là en vigies impassibles. Parfois, le calme est troublé par une détonation, un grincement. Les Inuits pensent que c’est « la glace qui chante ». Les glaciologues disent que c’est « le glacier vêle ses icebergs » dans la mer.
Cette excursion est limitée à 400 participants.

Appareillage pour Sisimiut. Repas et nuit à bord.

12ème jour - Mardi 3 août : Sisimiut

Escale de 12h00 à 19h00.
Le bateau sera en rade de Sisimiut. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques).
Le matin, conférence, présentation d'escale. Déjeuner à bord.

Escale libre

Johann Ludwig Holstein, proche conseiller du roi danois, donna son nom à l’établissement danois qui s’installa ici en 1756. Sssimiut (« le peuple dans les cavernes au renard ») devint pour deux siècles Holsteinborg. Bénéficiant d’un port libre de glace toute l’année, la ville devint un grand centre de pêche et, avec 6 000 habitants, la deuxième ville du pays.
Les collines dominant le port accueillent encore un quartier ancien, où l’on peut voir par une Eglise bleue remontant à 1771-1775, le plus ancien sanctuaire luthérien du pays ; et une église rouge, datant de 1926.
En remontant vers le plateau où se prolonge la ville moderne, on croise diverses fabriques artisanales, où sont construits des kayaks et produits des tupilait. Dans la culture traditionnelle inuit, un tupilak était l’instrument d’un rituel de mauvais sort. Hybride d’homme et d’animal, aux proportions déformées, la figurine était taillée dans de l’ivoire, une dent, un os. Seul un chaman pouvait la manier sans danger. L’efficacité magique exigeait autrefois le secret le plus absolu, sur le créateur comme sur la victime.

Appareillage pour Kangerlussuaq. Repas et nuit à bord.

13ème jour - Mercredi 4 août : Kangerlussuaq/Paris

Le matin, le bateau sera en rade de Kangerlussuaq. Le débarquement se fera en chaloupes.

Débarquement et transfert pour l’aéroport de Kangerlussuaq. Envol pour Paris.

Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.

Prix de la croisière

Pour vous aider à choisir votre cabine : Il y a deux sortes de cabines : les cabines “intérieures” et les cabines “extérieures”. Les cabines “intérieures” n’ont pas de hublot alors que les cabines “extérieures” peuvent être équipées d’un ou deux hublots (fenêtres rondes) ou d’un sabord (fenêtre carrée) - ne s’ouvrant pas par mesure de sécurité ou encore s’il s’agit de suites, de fenêtre ou de baies vitrées. La différence de prix varie aussi en fonction de la situation de la cabine sur les différents ponts ainsi que du nombre de personnes partageant la même cabine.

Catégorie 1A
2 lits bas, douche, WC
Cabine intérieure
Pont Neptune
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 2 560 €

Catégorie 1B
2 lits bas, douche, WC
Cabine intérieure
Ponts Mars / Saturne / Vénus
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 2 930 €

Catégorie 2
2 lits bas ou triple ou quadruple, douche, WC
Cabine intérieure
Ponts Neptune / Saturne
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 3 090 €
3 adultes par cabine : 2 530€
4 adultes par cabine : 2 120 €

Catégorie 3A
2 lits bas, douche/WC
Cabine extérieure
Pont Neptune
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 3 310€

Catégorie 3B
2 lits bas ou triple ou quadruple, douche, WC
Cabine extérieure
Ponts Neptune / Mars
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 3 450 €
3 adultes par cabine : 2 850 €
4 adultes par cabine : 2 250 €

Catégorie 4
2 lits bas, douche, WC
Cabine extérieure
Pont Vénus
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 3 720 €

Catégorie 5
2 lits bas ou triple ou quadruple, douche, WC
Cabine extérieure
Pont Mars
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 3 800 €
3 adultes par cabine : 3 150 €
4 adultes par cabine : 2 480 €

Suite junior
2 lits bas ou triple ou quadruple, douche, WC
Cabine extérieure
Ponts Saturne / Vénus
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 3 990 €
3 adultes par cabine : 3 360 €
4 adultes par cabine : 2 630€

Suite
2 lits bas ou grand lit, Bain, WC, Frigobar
Cabine extérieure
Pont Vénus
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 4 750 €

Suite Véranda
2 lits bas ou grand lit, bain, WC, Frigobar, Balcon
cabine extérieure
Pont Constellation
Forfait croisière par personne :
2 adultes par cabine : 5 480 €

Tarif enfant(s) de moins de 16 ans partageant la cabine de 2 adultes, quelle que soit la catégorie de cabine : 750 €

Si vous hésitez à partir en croisière parce que vous êtes seul(e), sachez que nous pourrons trouver une personne du même sexe ayant exprimé un souhait identique. Gardez à l’esprit que vous passerez peu de temps dans votre cabine. L’essentiel de la vie à bord se déroulant dans les parties communes.

Toutefois, si vous souhaitez occuper votre cabine seul(e), nous disposons d’un nombre très limité de cabines doubles à usage singles. Pour bénéficier d’une cabine double à usage single, un supplément de 60% sur la base du prix pour 2 personnes vous sera demandé.

Prix des excursions

N°/ Excursions / Prix par pers. / Prix par enfant de moins de 12 ans (*)
1/ Le Cercle d’Or / 135 € / 68 €
1A/ Krisuvik et le lagon bleu / 80 €/ gratuit
2/ Vie et Culture autour de l’Isafjördur / 70 € / gratuit
2A / Vigur, l’île-Paradis / 80 € / gratuit
3 / Lac de Myvantn Godafoss Namafjall / 140 € / 70 €
4 / Péninsule de Snaefellsnes / 95 € / 48 €
5 / Nuuk et son musée national / 50 € / 50 €
5A / Navette gratuite
6 / Sermermiut et le fjord de glaces / 50 € / 50 €
6A / Le fjord de glaces par la mer / 95 € / 95 €

10% de réduction pour la réservation de 6 excursions (hors 5A).
(*) Les réductions s’appliquent aux enfants de moins de 12 ans sur l’Islande uniquement (50% de réduction sur les excursions d’une journée, gratuité sur les excursions en ½ journée).

Lors des excursions, vous bénéficierez d’avantages exclusifs :

  • Chaque groupe, constitué d’environ 35 personnes, sera accompagné par un accompagnateur culturel Intermèdes et un guide local.
    Pour les excursions au Groenland, le nombre de personnes par groupe dépendra des infrastructures locales.
  • Les pourboires usuels aux guides et chauffeurs sont inclus.

Cette croisière est réalisée en collaboration technique avec NDS Voyages, filiale française de l’armateur.

Ces prix comprennent

  • La croisière en pension complète du dîner du 1er jour au petit-déjeuner du dernier jour ;
  • Le vol spécial Paris/Reykjavik – Kangerlussuaq/Paris ;
  • Le transfert depuis l’aéroport de Reykjavik jusqu’à la gare maritime ;
  • Le transfert depuis la gare maritime de Kangerlussuaq jusqu’à l’aéroport ;
  • Boissons à table à discrétion: vin (repas à bord), eau minérale, thé, café américain;
  • L’animation à bord, conférences, soirées animées ;
  • Les taxes portuaires connues en juillet 2009. Une éventuelle hausse de ces taxes serait répercutée sur le prix au plus tard 30 jours avant le départ ;
  • Le port des bagages en gare maritime de Reykjavik et Kangerlussuaq ;
  • L’assurance assistance-rapatriement.

Ces prix ne comprennent pas

  • Le pré-acheminement de votre résidence jusqu’à Paris ;
  • Le post-acheminement depuis Paris jusqu’à votre résidence ;
  • Les excursions facultatives à acheter avant le départ ;
  • Les boissons en dehors des repas ;
  • Les dépenses personnelles à bord ou lors des excursions ;
  • L’assurance complémentaire annulation bagages-interruption de voyage (3,1 %) facultative à souscrire au moment de l’inscription.

Réduction anniversaire de mariage

130 € par couple fêtant leurs 10, 20, 30, 40, 50, 60 ans de mariage dans l’année civile 2010 sur présentation du livret de famille ou du certificat de mariage.

Formalités (ressortissants français)

Vous devrez être en possession d’un passeport valide ou d’une carte d’identité valide. Pour les autres nationalités, nous consulter.

Informations pratiques

Prévoir de bonnes chaussures de marche et des vêtements chauds et imperméables.

Inscription

Pour vous inscrire, il vous suffit de nous retourner le bulletin d’inscription ainsi qu’un acompte d’un montant de 800 € par personne. Le solde sera à régler 2 mois avant le départ.

Itinéraire

Le programme de la croisière est soumis aux conditions météorologiques et les horaires d’escales sont donnés à titre indicatif et n’ont aucune valeur contractuelle. L’ordre des visites aux escales peut être modifié en raison des horaires de navigation ou d’impératifs techniques. Des modifications sont possibles sans préavis et laissées à l’appréciation du Commandant qui est le seul maître à bord. Le client ne pourra prétendre à aucune indemnité si le voyage est annulé ou modifié pour des raisons liées à la sécurité des voyageurs ou en cas de circonstances de force majeure, indépendantes de la volonté de l’organisateur. C’est le cas notamment si le navire doit modifier son itinéraire, ou si l’organisateur annule la croisière dans les cas suivants :

  • Pour une situation de guerre dans des régions où le bateau fait escale ;
  • En raison de catastrophes naturelles (tempête exceptionnelle, tremblement de terre, périls ou accidents de la mer, grève générale…) ;
  • Pour des circonstances échappant au contrôle des armateurs ou du commandant ;
  • Pour la sécurité du navire ;
  • Pour sauver des vies humaines ou aider un navire en détresse ;
  • Pour d’autres cas d’urgence.

Conditions d’annulation

  • Au-delà de 60 jours avant le départ : 100 € de frais de dossier ;
  • Entre 60 et 51 jours avant le départ : 40 % du prix du voyage ;
  • Entre 50 et 30 jours avant le départ : 50 % du prix du voyage ;
  • Entre 29 et 20 jours avant le départ : 60 % du prix du voyage ;
  • Entre 19 et 8 jours avant le départ : 75 % du prix du voyage ;
  • Entre 7 et 2 jours avant le départ : 80 % du prix du voyage ;
  • Moins de 2 jours avant le départ : 100 % du prix du voyage.
    Pré/post-acheminement sur Paris ou toute ville d’Europe : toute modification ou annulation du fait du client à plus de 60 jours du départ entraîne des frais non remboursables de 80 € par personne à compter de la confirmation de l’inscription.
    Pour les réservations effectuées par vos soins auprès des hôtels situés à proximité des aéroports, toute annulation doit également être faite par vos soins. Les hôtels appliquent leurs propres conditions d’annulation.
    Attention, compte tenu de ces conditions d’annulation particulières, le solde du voyage sera à régler 60 jours avant le départ.
    En cas d’inscriptions insuffisantes ne permettant pas un équilibre financier, Intermèdes se réserve le droit d’annuler la croisière au plus tard 90 jours avant le départ. Votre règlement vous serait alors intégralement restitué. Aucun dédommagement ne saurait être demandé à Intermèdes.
    Au cas où certains de nos auteurs conférenciers prévus à bord auraient un empêchement indépendant de leur volonté et indépendant de notre volonté, nous serions dans l’obligation de les remplacer par d’autres conférenciers. Nous ferions alors le maximum pour que le profil de ceux-ci soit le plus proche possible de celui des conférenciers prévus. Aucun dédommagement ne saurait alors être demandé à Intermèdes et aucune condition d’annulation préférentielle ne saurait être demandée à Intermèdes.

Assurances

Une assurance assistance rapatriement est incluse dans le prix de ce voyage. Nous vous conseillons vivement de souscrire l’assurance complémentaire qui couvre les garanties suivantes : annulation, bagages, et interruption de séjour. Vous devrez la souscrire dès votre inscription, celle-ci correspond à 3,1 % du montant total du voyage.

Le M/S Princess Danae

Pour ce voyage événement, nous avons réservé PRINCESS DANAE, ce bateau de croisière à taille humaine qui offre une atmosphère chaleureuse et exclusive pour nos 500 passagers.

De nombreux aménagements sont mis à votre disposition. Vous y trouverez notamment : un restaurant, une salle de spectacles et conférences, bars, boutique duty-free, un casino et des machines à sous, un cinéma, une bibliothèque, une piste de danse, une salle de remise en forme, salon de beauté, salon de coiffure, blanchisserie et centre médical. Il est entièrement climatisé.

Vous pourrez profiter aussi des ponts extérieurs agrémentés d’une piscine d’eau de mer ainsi que d’un jardin d’hiver.
Les 280 cabines sont majoritairement extérieures et permettent d’accueillir au total 500 passagers. Toutes les cabines sont équipées de salle d’eau avec douche ou baignoire, de lavabo et sanitaires privés, de radio, télévision et téléphone.

La superficie des cabines varie de 11 à 32 m2 (près des 2/3 des cabines font plus de 15 m2). Il y a également 6 suites avec véranda.

Les bateaux de croisière à taille humaine sont rares, et ne peuvent pas être comparés aux géants des mers produits ces dernières années pour l’industrie de la croisière. Ce bateau arrive à concilier une dimension idéale pour notre programme avec une atmosphère chaleureuse et conviviale agrémentée d’une très bonne table, et un véritable sentiment d’espace à l’intérieur.

Informations pratiques Islande

Formalités pour les ressortissants français

Un passeport ou une carte d’identité en cours de validité est nécessaire.

Heure

L'Islande est à l'heure de Greenwich (GMT) toute l'année et n'adopte pas d'heure d'été. Le décalage horaire avec la France est de -2 heures en été.

Climat – température

Grâce au Gulf Stream, l'Islande jouit d'un climat doux, tempéré, de type océanique, frais en été et plutôt clément en hiver. Température moyenne en juillet à Reykjavik : 11°C. Pour un voyage en Islande, il est conseillé d'emporter des lainages légers (un chandail ou un cardigan), un imperméable et des chaussures de marche. Pendant l'été, les nuits sont claires dans toute l'Islande : au 1er juillet, le soleil se lève à Reykjavik à 3h04 et se couche à 23h57.

Change

la monnaie locale est la Couronne islandaise (ISK). En décembre 2008, 1 EUR = 169,829 ISK

Courant électrique

Le courant électrique en Islande est de 220V, 50HZ. Il est identique au courant électrique français. Les prises sont de type européen.

Téléphone

Pour téléphoner en France depuis l’Islande : composer le 00 puis 33 suivi du numéro de votre correspondant sans le zéro régional.

Prévisions météorologiques

Nous vous conseillons de consulter les prévisions météorologiques la veille de votre départ soit par Internet sur le site de TV5 Monde ou sur le site de meteo123.com soit par téléphone, Météo Consult au 08 99 70 12 34 (service payant 1,35 € l’appel puis 0.34 €/minute).

Informations voyageurs : sécurité et situation sanitaire

Pour chaque pays, le ministère des Affaires Etrangères publie des fiches conseils aux voyageurs sur son site internet. Vous y trouverez les dernières recommandations notamment en matière de sécurité, formalités et santé.

Concernant plus particulièrement les informations sanitaires, vous pouvez trouver également les dernières mises à jour sur les sites du ministère de la santé et de l'institut de veille sanitaire. Nous vous recommandons fortement de consulter ces sources d'information régulièrement, jusqu'à la veille de votre départ. Nous tenons également ces fiches à votre disposition sur simple demande au 01 45 61 90 90.

Conférenciers

Hubert Reeves

« Après nous avoir permis de survivre il y a quelques centaines de milliers d’années dans des milieux hostiles où nos chances étaient faibles, notre intelligence jouerait maintenant un rôle potentiellement négatif et nous menacerait d’élimination ? Est-ce à dire que l’intelligence est un cadeau empoisonné ? Il nous revient maintenant de montrer qu’une planète habitée par une espèce dotée d’un gros cerveau n’est pas inexorablement condamnée à périr. »

Astrophysicien, a été conseiller scientifique à la Nasa avant de devenir directeur de Recherches au CNRS. Durant ses années de recherche dans son laboratoire de Saclay, il a étudié aussi bien les origines du système solaire que celles des éléments chimiques et de l’Univers. Ce grand cosmologiste est l’auteur d’une vingtaine de livres notamment, « Patience dans l’azur », « Poussières d’étoiles », qui ont été d’immenses succès en France comme à travers le monde. Ecologiste militant, il est également le président de la ligue ROC qui lutte pour la préservation de la faune sauvage, la défense des droits des non-chasseurs et l’obtention du statut d’être sensible à tout animal.

Etienne Klein

« J’ai compris il y a quelques années que les problèmes posés par la puissance de la (techno)science étaient en germe dans la proclamation par Galilée que la Nature, la vraie, est écrite en langue mathématique. Pour autant, je ne voudrais pas qu’on liquide l’esprit de la science au motif d’un mauvais usage du monde »

Il est physicien théoricien, centralien et docteur en philosophie des sciences (sous la direction de Dominique Lecourt). Directeur de recherches au CEA où il dirige le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la matière du CEA, il est un spécialiste reconnu de la question du temps en physique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation et essais, parmi lesquels « les tactiques de Chronos » et « le facteur temps ne sonne jamais deux fois ». A travers son dernier ouvrage « Galilée et les Indiens », il analyse les implications de la mathématisation de la nature.

Jean-Pierre Dupuy

« On s'imagine parfois que l'éthique environnementale serait une morale et une religion. Les hommes ayant dépassé les limites sacrées que la nature ou Dieu leurs imposait, ils seraient punis pour cela – à la manière dont les dieux de l'Olympe dépêchaient Némésis pour châtier leur démesure. Mais cela, c'est une histoire grecque qui n'a rien à voir avec le judéo-christianisme. Il y a des rapports profonds entre la catastrophe écologique qui s’annonce et l'Apocalypse, mais le combat écologique n'implique pas de sacraliser la nature, et l'Apocalypse, ce n’est pas le châtiment divin.»

Polytechnicien et ingénieur général des mines, il enseigne aujourd’hui à l’université Stanford (Californie) et à l’école Polytechnique. Membre de l’Académie des technologies, il est le fondateur du centre de recherche en épistémologie appliquée de l'École polytechnique (CREA). A travers son œuvre philosophique, orientée autour de la notion de catastrophisme éclairé, il n’a cessé de nous avertir que le désastre (nucléaire ou nanotechnologique) guette notre société moderne. Il est l’auteur de nombreux essais parmi lesquels, les Limites de la rationalité, (La Découverte, 1997) ; Pour un catastrophisme éclairé (Seuil, 2002) ; Avions-nous oublié le mal ? Penser la politique après le 11 septembre (Bayard, 2002) ; La Panique (Les Empêcheurs de penser en rond, 2003) ; Petite métaphysique des tsunamis (Seuil 2005) ; Retour de Tchernobyl (Seuil, 2006) ; La marque du sacré (Carnets Nord, 2009) ; On the Origins of Cognitive Science (MIT Press, 2009).

Le programme des conférences

Hubert Reeves
1) La raison peut-elle être l’ultime instance ?
Il y a quelques décennies à mon arrivée en France des astronomes insistaient lourdement pour que je partage avec eux un mouvement d’opposition à l’influence toujours grandissante des astrologues sur les citoyens . Issus pour la plupart de familles juives lourdement décimées par le nazisme , ils affirmaient que la lutte en faveur de la rationalité était le meilleur moyen d’empêcher un renouveau des horreurs perpétrés par les nazis. Hitler était, disait -on , très intéressé au paranormal. Ces mêmes années j’eus l’occasion de faire un séjour en Union Soviétique où la raison était portée aux nues dans la lutte pour le communisme. La cathédrale Saint Isaac à Leningrad avait été transformée en temple de la science et de la rationalité Pourtant dans les goulags russes des crimes semblables à ceux des camps de concentrations allemands se multipliaient. Il m’est alors apparu clairement que la problématique ne se situait pas au niveau de la raison, ou de la logique mais d’abord au niveau du choix des valeurs.

2) Les leçons du passé
Les études géologiques et biologiques fournissent plusieurs leçons importantes :

  • La première: la vie est robuste, rien dans le passé souvent très perturbé de notre biosphère, n’a réussi à l’éliminer. On peut en conclure qu’elle va perdurer.
  • La deuxième: aucune espèce n’est immortelle. Nous avons facilement l’idée que nous, les humains intelligents, serions le chef d’œuvre de la création. En fait nous sommes ceux qui ont développé le plus mauvais rapport avec la nature et l’environnement. Et à ce titre nous sommes «éminemment périssables ».

3) Les risques de l’intelligence
Il nous revient maintenant de montrer que l’intelligence peut inverser la situation et prouver qu’elle n’est pas un cadeau empoisonné . Une planète habitée par une espèce dotée d’un gros cerveau n’est pas inexorablement condamnée à périr mais peut au contraire contribuer à l’éclosion des merveilles dont l’évolution de la vie est encore grosse.

Jean-Pierre Dupuy
1) Apocalypse now
Comment raison, déraison et passion nous ont conduits au plus près de l'Apocalypse : le cas de la dissuasion nucléaire est exemplaire de ce moment de notre histoire où le sommet de la raison et le sommet de la folie coïncident. Au cours de cette croisière, nous verrons les aspects physiques du réchauffement de la planète à travers la fonte de la banquise ; mais quant aux premières manifestations humaines de ce changement climatique, ce seront des conflits et des guerres.

2) La religion au vu de la raison - et réciproquement
La question de la survie de l'humanité ne peut pas ne pas faire renaître les grandes questions métaphysiques et religieuses. L'irrationnel des conduites humaines, aussi bien individuelles (p. ex. névroses) que collectives (p. ex. massacres) est-il à mettre en rapport avec la permanence du phénomène religieux dans les sociétés humaines? Pourquoi la science ne réussit-elle pas une fois pour toutes à avoir raison de la foi? Le mal est-il réductible à une explication scientifique?

3) Que peut la raison face à la passion ?
A propos de Vertigo d'Alfred Hitchcock (avec projection du film en soirée). La "mort" de Madeleine, le principal personnage de l'intrigue, est le modèle, argumentera le philosophe, de la disparition de l'humanité. La mort de l'espèce se distingue de la mort d'un individu en ce qu'il n'y aura plus personne pour se souvenir. Tout ce qui fut n'aura en vérité jamais existé. De cette éventualité impensable, seule une fiction dans une fiction peut rendre raison.

Etienne Klein
1) Peut-on penser le temps?
« Le temps est un aigle agile dans un temple », a écrit Robert Desnos. Un aigle qui rappelle bien sûr celui de Prométhée : il dévore jusqu’aux entrailles un foie qui repousse sans cesse, accomplissant invariablement la même tâche, sans jamais conclure ; un aigle agile, sans aucun doute, puisqu’il se dérobe toujours, ne se laisse ni saisir ni immobiliser. Mais le temps, existe-t-il vraiment ? Ne s’agit-il pas plutôt d’une illusion ? Echappe-t-il à la raison ?

2) La boite de Pandore
Au cours de l’hiver 1609-1610, Galilée observe à travers la lunette astronomique qu’il a lui-même perfectionnée le caractère accidenté de la surface lunaire, puis les phases de Vénus et les satellites de Jupiter : le ciel n’apparaît plus comme la sphère parfaite, lisse et immuable à laquelle on a cru jusqu’alors. Ses propres découvertes furent déterminantes, certes, mais il y a plus encore : sa façon de penser que la nature est écrite en équations mathématiques a ouvert une brèche épistémologique extraordinairement féconde. Trop ? Faut-il brûler les laboratoires de science ?

3) L’Univers à l’épreuve de la raison
Dans quelques mois, quelques années au plus, les nouveaux microscopes géants que sont les collisionneurs de particules vont répondre à des questions fondamentales
d’où provient la masse des particules ? qu’est-il advenu de l’antimatière qui était présente dans l’univers primordial, à parité avec la matière ? Et de quoi est constituée cette mystérieuse matière noire, qui semble agir gravitationnellement sur les galaxies mais n’émet ni n’absorbe aucune lumière ? C’est beau aussi la raison !

Questions réponses et tables rondes
Les conférences seront suivies de séances de questions réponses, et parfois de tables rondes. . En outre, nos auteurs proposent d’organiser une séance informelle de débat d’actualité dont les modalités précises se décideront sur place.

Intermèdes Le Loisir Culturel et les Editions Faton, l'éditeur d'Archéologia et des Dossiers d'Archéologie, revue de référence en matière d'archéologie, sont partenaires. Vous pouvez vous procurer les numéros qui vous intéressent directement auprès d'Intermèdes. Il vous suffit de vous rendre à notre agence ou de nous demander un bon de commande par téléphone au 01.45.61.90.90.

Thèmes

Ces voyages peuvent également vous intéresser...