- 1er jour - Vendredi 23 juillet : Paris – Reykjavik
Accueil à l’aéroport de Paris et envol pour Reykjavik.
C’est à une aventure au départ bien peu raisonnable qu’un marin grec se voua dans les années 330-320 av. J.-C. Pythéas, c’était son nom, décida de partir à la recherche de l’Hyperborée, cette terre parfaite et mythique située littéralement « au-delà du nord ». Après 6 jours de navigation au-delà des îles britanniques, Pythéas découvrit une terre peuplée de géants blonds, les Hyperboréens, qui vivaient là, cultivant le blé, récoltant le miel, tels des dieux vivant seulement de nectar et d’ambroisie, au Nord du Monde. Il la baptisa : Thulé.
Cette terre idéale et lointaine, nous la connaissons aujourd’hui sous le nom d’Islande, le « pays de la glace »… qui pourrait tout aussi bien être « le pays du feu ». Car l’Islande « danse littéralement au-dessus du volcan », comme le prouvent les nombreux champs de lave, ainsi que les résurgences de phénomènes magmatiques sous forme de fumerolles, boues bouillonnantes, vapeurs de soufre.
Malgré ce que raconta Pythéas, l’île sur laquelle abordèrent des moines irlandais au VIIIe siècle était parfaitement déserte. Ils y installèrent des ermitages, dont ils furent délogés un siècle plus tard par des Vikings venus du sud de la Norvège. Cette colonisation aura une belle postérité : aux alentours de l’an mille, les Vikings d’Islande ne sont pas moins de 50 000. Ils sont les ancêtres directs des Islandais du XXIe siècle.Installation à bord du Princess Danae. Dîner et nuit à bord.
- 2ème jour - Samedi 24 juillet : Reykjavik
La capitale de l’Islande peut se targuer d’avoir été fondée par les dieux eux-mêmes. En l’an 873, le chef viking Ingolfur Arnarson cherchant un établissement définitif sur cette île où il a déjà hiverné par trois fois, jette à la mer ses innstaffar. Ce sont des piliers de bois sculptés provenant de sa maison laissée derrière lui en Norvège pour courir l’aventure de la mer. Le courant les entraîne et les échoue dans une vaste crique, orientée à l’ouest. Ingolfur se plie au hasard, qui n’est que l’instrument des dieux, et s’installe définitivement en ce lieux. Il nomme le site d’après les vapeurs d’eau qui créent des brumes permanentes : la « baie aux fumées », soit reykjavik, en vieux norrois. Les armoiries de la ville conservent le souvenir de sa fondation, puisqu’elles comportent deux piliers blancs sur fond bleu avec des vagues blanches.
Le rêve d’Ingolfur resta longtemps un simple village. A la fin du XVIIIe siècle, on n’y recensait encore que 300 habitants. Puis les rois danois, maîtres des lieux depuis le XIVe siècle, décidèrent d’y développer l’économie et d’y implanter les institutions jusqu’alors dispersées dans toute l’île : évêché, parlement, université forment le noyau d’une vraie capitale.
Du fait de l’exploitation de la géothermie naturelle comme source d’énergie, la ville n’a jamais été défigurée par les usines. Et, paradoxalement, la « baie aux fumées » a donné naissance à une ville moderne… sans fumées, guignant le titre de capitale la moins polluée du monde.Vous aurez le choix entre 2 excursions :
Excursion 1 : Le Cercle d’Or (journée)
Med lögum skal land byggja en med olögum eyda (c’est par les lois que le pays s’édifiera, c’est dans l’illégalité qu’il périra). Thingvellir, première étape de cette excursion, est l’émanation même de ce principe. C’est ici, en 930, que les Islandais se sont lancés dans l’aventure inédite pour une civilisation médiévale : inventer une société sans roi, sans police, sans armée, où conflits et difficultés seraient réglés dans le champ clos du thing – de l’assemblée par le biais de la loi et de la parole. Le lieu choisi dominait une vaste plaine et s’adossait à une falaise. La puissance des dieux mêmes semblait s’y faire entendre dans une rumeur que la géologie explique rationnellement de nos jours. Le cercle d’Or mène ensuite à la chute d’eau du même nom: Gullfoss, la Cascade Dorée. Le nuage d’embruns et les arcs-en-ciel annoncent de loin cette colossale cataracte, tombant par pallier de 32 m de haut, avant de s’engouffrer dans une gorge profonde de 70 m.
Déjeuner au restaurant en cours de visite.À Geysir, on découvre le site qui a donné son nom au phénomène géologique du geyser (littéralement “jaillisseur” en islandais). L’eau souterraine, lentement chauffée par l’activité géothermique, forme une énorme bulle. Lorsque les 100 °C sont dépassés, la bulle explose, expulsant l’eau froide de la surface en un jet de plusieurs dizaines de mètres de haut. Le Grand Geysir est aujourd’hui pratiquement inactif. Mais, juste à côté, on peut voir le Strokkur (la “baratte”) faire voler l’eau à 20 m de haut.
Excursion 1A : Krisuvik et baignade dans le Lagon bleu (1/2 journée)
Cette excursion permet d’explorer la presqu’île de Reykjanes, un plateau volcanique dont l’activité reste visible : comme à Krisuvik, où le village est construit sur une coulée de lave vieille de 2 000 ans.
Sur sa rive sud, la presqu’île abrite une usine d’exploitation de sel marin, qui est à l’origine de la création du Lagon Bleu, à partir des surplus d’eau captés par l’usine. Puisée à 2 km de profondeur où le magma l’a chauffée à 240°C, l’eau canalisée arrive en surface à 70°C, puis est encore refroidie par son déversement sur un champ de laves. Elle atteint alors une température propice à la baignade, entre 28 ° et 60 °, selon les bassins. La silice présente dans l’eau lui donne sa couleur « bleu Caraïbe », laquelle a donné à ce lac artificiel le nom évocateur de Lagon. Un Lagon aux eaux curatives pour les maladies de peaux, même si la médecine tarde encore à reconnaître officiellement ses vertus.
Sur la route du retour vers Reykjavik, Hafnarfjord fut un comptoir de pêche exploité par les Anglais au XIVe siècle, puis par la Ligue Hanséatique durant le XVIe siècle. Les produits de la mer sont toujours la principale ressource économique du village.Appareillage à 20h00 pour Isafjord. Dîner et nuit à bord.
- 3ème jour - Dimanche 25 juillet : Isafjord
Escale de 11h00 à 18h00
Le matin, conférence, présentation d’escale. Déjeuner à bord.Les Fjords de l’Ouest sont l’une des régions les moins peuplées d’Islande (1 habitant au km²). C’est une presqu’île au profil extrêmement découpé, dont les falaises abritent de nombreuses colonies d’oiseaux (macareux, guillemots).
Le fjord le plus profond accueille la capitale régionale, Isafjord, fondée au XVe siècle. Une langue de sable s’avançait à cet endroit dans le fjord, protégeant ainsi une véritable petite mer intérieure, le Pollurin, encore considéré aujourd’hui comme l’un des ports naturels les plus sûrs d’Islande. Marins et marchands y mouillaient volontiers entraînant le développement de la ville.Vous aurez le choix entre 2 excursions :
Excursion 2 : Vie et Culture autour de l’Isafjördur (durée 3 h)
Cette après-midi nous plongera dans l’art de vivre à l’Islandaise. Bien qu’excentrée, la région bénéficie de nos jours d’une active vie culturelle. C’est cependant la mer qui reste au cœur de la vie dans les Fjords de l’Ouest. Les visites d’une ancienne hutte de pêcheurs à Osvör et du Musée Maritime d’Isafjord nous dévoileront les enjeux historiques et actuels du secteur halieutique.
Au XVIIIe siècle, le fjord regorgeait de morues ; et il n’était pas rare non plus d’y prendre au harpon le requin et la baleine. Cette dernière fut autrefois chassée au-delà de toute raison ; et continue de l’être de nos jours, bien qu’à une moindre échelle.
Cette excursion est limitée à 360 participants.Excursion 2A : Vigur, l’île-Paradis (durée 3h)
Abandonnant quelques heures notre paquebot au profit de petits bateaux, nous ferons en 30 mn, le trajet entre Isafjord et Vigur. Une fois sur place, le tour de l’île s’effectue par la seule voie possible : un petit sentier pour moutons. Il faudra donc nous plier à l’exercice d’une découverte en toute discrétion. Car, si paradis il y a à Vigur, c’est celui de la faune, et avant tout celui des oiseaux. Avec un peu de chance, si la migration n’a pas débuté, nous apercevrons certaines espèces venues nicher ici : sternes, macareux, canards eiders. Le duvet de ces derniers était récolté pour garnir des couettes auxquelles il a donné un nom l’édredon en même temps que ses plumes… Ce commerce complétait avantageusement les revenus des familles de pêcheurs. Autre espèce à observer dans le plus grand respect : la sterne arctique. Hivernant en Antarctique, elle vient nidifier l’été dans le Grand Nord, faisant plus de 35 000 km à tire-d’aile, tous les ans.
Cette excursion est limitée à 172 participants.Appareillage pour Akureyri. Repas et nuit à bord.
- 4ème jour - Lundi 26 juillet : Akureyri
Escale de 08h00 à 18h00
Long et encaissé, le fjord d’Eyjafjördur ne bute, à son terme, contre la falaise d’une montagne mais se prolonge paisiblement par une vallée large et fertile, où l’on élève vaches et moutons. La rivière Eyafjardara au cours limoneux est responsable de l’envasement progressif du fond du fjord et de l’extension de la vallée. Ici, à la jonction entre mer et rivière, se dresse Akureyri.
Fondée par les Vikings en 890, elle ne crût véritablement qu’à partir de 1904, date à laquelle l’Islande obtint du Danemark la reconnaissance de son autonomie. En cent ans, la population passa de 1 000 à 15 000 habitants.
Surnommée la « capitale du nord », Akureyri n’a pourtant pas retenu du Nord les rigueurs du climat. Sa position abritée en ferait même plutôt un eldorado végétal, la ville possède d’ailleurs un jardin botanique.Excursion 3 : Lac de Myvatn Godafoss Namafjall (journée)
Tout près d’Akureyri, on atteint le site historique de Godafoss.
Mieux vaut renoncer à nos dieux que de nous déchirer dans les malheurs de la guerre !. Ainsi haranguait, un certain Thorgeir Thorkelson, à l’Allthing (parlement général) de Thingvellir, en juin 999. En Islande s’affrontaient alors le polythéisme ancestral d’Odin et de Thor et le christianisme nouvellement importé du continent. Thorgeir Thorkelson convainquit l’Allthing. En un vote unanime, la conversion de toute l’île au christianisme fut décidée. Sa sagesse valut à Thorgeir d’être désormais surnommé « Le Bon ». Il fut également chargé de faire disparaître les anciennes idoles, en les jetant à l’eau. Passant près de la ferme de Laufas, il avisa une cascade où il précipita les statues. Ainsi fut baptisée Godafoss, la « chute des Dieux ».
A une trentaine de kilomètres de là, on découvre les eaux sombres du Lac Myvatn. Son nom signifie « l’eau des moucherons », car les larves de mouches vivent au fond de ce lac peu profond (3 m) et prolifèrent durant l’été, nourrissant les poissons du lac et surtout les 150 000 canards qui nidifient sur ses bords.
Déjeuner au restaurant en cours de visite.Le pourtour du lac est un véritable catalogue des phénomènes volcaniques surprenants.
Les pseudo-cratères de Skutustadir furent formés par de la lave ayant coulé sur le lac. L’eau vaporisée et d’abord prise au piège, finit par exploser, creusant des cratères. Mais ce sont des cratères sans cheminée ou « sans racines ». Les solfatares de Namafjall sont des mares bouillonnant à 200°C, où le jaune et le blanc des dépôts soufrés et le rouge des oxydes de fer proposent une palette 100% naturelle.
A Dimmuborgir, les scories des quatre éruptions de 1980 créent un labyrinthe méphitique, fait d’arches, de grottes, de cônes, de fantômes noirs comme figés sous la lave. A l’issue de cette promenade, on comprend un peu mieux que l’Islande, si verte et aimable par ailleurs, ait parfois été confondue avec l’une des Portes des Enfers.Appareillage pour Grundafjord.
Repas et nuit à bord.- 5ème jour - Mardi 27 juillet : Grundafjord
Escale de 13h00 à 19h00
Le matin, conférence et présentation d’escale. Déjeuner à bord.En début d’après-midi, le bateau sera en rade de Grundafjord. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques)
Excursion 4 : La Péninsule de Snaefellsnes (½ journée)
Ces quelques heures seront l’occasion d’un voyage contrasté, de la raison à l’ésotérisme, de la quiétude à l’extravagance.
Les pêcheurs du village d’Arnarstapi, les oiseaux des falaises de Londrangar, la plage de sable jaune de Budir offrent d’abord l’image d’une Islande riante et prospère. Et ce n’est pas le volcan Snaefellnes, dormant depuis 1 800 ans, qui viendrait troubler une telle carte postale. Son glacier, Snaefellnesjökull, est même l’un des plus petits du pays, avec ses 11 km².
Peut-être est-ce cette modestie qui parut suspecte dans un pays où la nature disproportionne tous ses effets ? Les hommes ont, en tous cas, toutes civilisations confondues, voulu voir dans cette paisible péninsule le finis terrae de tous les possibles. Voyant la neige l’épargner en plein hiver, les Vikings la croyaient hantée de puissances occultes au souffle brûlant. Les mystiques d’aujourd’hui assurent que s’y tiennent des réunions d’entités extraterrestres !
Mais c’est à Jules Verne que l’on doit l’explication la plus raffinée du supposé mystère des lieux. En 1864, dans son quatrième Voyage extraordinaire, il suggère : Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels que l'ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de Juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la terre !!! Au cœur de notre planète, le romancier n’imagine pas de magma consumant les audacieux, mais la révélation du devenir des espèces préhistoriques disparues. Plutôt qu’éradiquées par un événement sidéral, elles se sont exilées sous l’écorce terrestre, dans de vastes cavernes où subsister en paix. La solution de l’auteur pourrait-elle nous inspirer quand l’amplification du réchauffement planétaire aura condamné notre survie ?Appareillage pour Narsaq. Repas et nuit à bord.
- 6ème jour - Mercredi 28 juillet : en mer
Journée de navigation. Conférences et présentations d’escale.
Repas et nuit à bord.- 7ème jour - Jeudi 29 juillet : Passage du Prins Christian Sund
Navigation dans le fjord (11h à 19h00)
Le matin, conférence.Navigation touristique dans ce fjord étroit qui coupe la pointe sud du Groenland. Ce cap Farewell fut doublé pour la première fois par un Européen à la fin du Xe siècle. Il s’agissait d’Erik le Rouge, un Viking islandais, qui donna son nom à l’île. Après quelques années sur place, il retourna en Islande pour entraîner d’autres colons dans son aventure. Il les convainquit en leur faisant valoir que, là-bas, les attendait une « terre verte », forgeant ainsi le nom de Groenland. Ce n’était d’ailleurs qu’un demi-mensonge : les littoraux du sud-ouest qu’il avait parcourus étaient en effet assez verdoyants. Mais, partout, à quelques dizaines de kilomètres des côtes, les glaces couvraient toute l’île.
Les Vikings ne résistèrent que quelques siècles à ces conditions de vie difficiles. Se seraient-ils maintenus plus longtemps en adoptant les modes de vie des Inuits ? Ceux-ci proposaient un haut degré d’adaptation à un environnement hostile. Les Vikings préférèrent conserver leurs coutumes d’immigrant et se condamnèrent eux-mêmes à l’extinction, vaincus par le climat et la famine.
Ce sont les baleines qui, au XVIe siècle, ramenèrent les Européens vers le Groenland. Mais il s’agit juste alors de chasser et de troquer peaux et fourrures contre armes et alcool. Se répandent, hélas, également l’influenza et la tuberculose.
En juin 2009, le droit de regard du Danemark sur l’utilisation des ressources minières et pétrolières est abrogé : le Groenland décidera seul de l’équilibre à instaurer entre exploitation industrielle et préservation écologique.
L’Ultima Thulé des Anciens, le « Pays vert » des Vikings est désormais la « Terre du peuple groenlandais » : bienvenue, donc, au Kalaalit Nunaat.
Repas et nuit à bord.- 8ème jour - Vendredi 30 juillet : Narsaq
Escale de 08h00 à 13h00
Le matin, le bateau sera en rade de Narsaq. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques)Escale libre
Au fond du fjord Erik, d’après Erik le Rouge, Narsaq fut fondée en 1830 pour servir de point de rencontre entre les chasseurs Inuits venus du nord et les marchands en provenance d’Europe. Aujourd’hui, sa position méridionale en fait une des rares régions d’élevage du pays. La viande produite est essentiellement destinée au marché local. La typicité des maisons aux couleurs vives donne du cachet à la promenade en terrain vallonné, à la découverte, pour ceux qui le souhaitent, du musée local de culture Inuit.
Déjeuner à bord. Appareillage pour Nuuk.
Conférence et présentation d’escale. Dîner et nuit à bord.- 9ème jour - Samedi 31 juillet : Nuuk
Escale de 15h00 à 20h00
Le matin, conférences et présentation d’escale. Déjeuner à bord.Comme toutes les villes du Groenland, la capitale a deux noms. L’un danois, Godthab (« bon port ») qui date de la colonisation ; l’autre Inuit, Nuuk (« promontoire »), le seul qu’il convient désormais d’utiliser.
Les Vikings implantèrent l’un de leurs deux grands centres de peuplement, Vesterbygden, Etablissement de l’Ouest, dans le Godthab Fjord. C’est en 1728, que le missionnaire Hans Egede s’installa sur le site actuel de Nuuk, déterminant l’emplacement du centre de pouvoir danois. La capitale coloniale devint plus tard celle du Groenland autonome, se dotant des institutions nécessaires à son nouveau statut : un Parlement, où siègent 31 membres, des consulats…Vous aurez le choix entre 2 excursions
Excursion 5 : Nuuk et son musée national (durée 2 h)
Départ en autocar pour un tour panoramique, afin de prendre le pouls de cette modeste capitale. Les étapes de sa modernisation se lisent à travers de récentes infrastructures : hôpital, université, hôtels, centres commerciaux. Le point d’orgue de la promenade est la visite du Musée National du Groenland, qui abrite de rares momies du XVe siècle, les plus vieux restes humains Inuits retrouvés dans tout l’Arctique. Elles furent découvertes par hasard en 1972. Deux tombes livrèrent les dépouilles de 6 femmes et de 2 enfants, ainsi que des dizaines d’artefacts et de vêtements, particulièrement bien conservés par le climat froid et sec. Ont pu ainsi être précisées les connaissances sur l’alimentation, le niveau de santé, l’habillement des peuples de la culture de Thulé. Cette civilisation a rayonné dans le sud-ouest du Groenland de 1200 à 1800. Les momies de Qilakitsaq nous la restituent dans sa vérité, avant que les effets de la colonisation ne l’aient définitivement altérée.
Cette excursion est limitée à 280 participants.Excursion 5A : Navette offerte pour ceux qui souhaitent visiter librement.
Suivant le port d’ancrage de votre navire, un service de navette sera mis à votre disposition pour vous rendre au cœur de la capitale du Groenland, pour une découverte à votre rythme et selon vos envies. (réservation obligatoire)- 10ème jour - Dimanche 1er août : en mer
Journée de navigation. Conférences et présentation d’escale. Repas et nuit à bord.
- 11ème jour - Lundi 2 août : Ilulissat
Escale de 01h00 à 20h00
Le matin, le bateau sera en rade de Ilulissat. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques)Nous entrerons en baie de Disko, le point le plus septentrional de notre voyage, par 67° de latitude nord. Le monde des glaces nous attend à l’escale d’Ilulissat, dont le nom signifie justement « les icebergs ».
La petite cité (4 000 habitants) a été fondée sous le nom de Jacobhavn, en 1741, par l’un des fils du pasteur Hans Egede. Mais le but premier était déjà moins l’évangélisation que le commerce avec les Inuits de Sermermiut, situé à 2 km de là. Aujourd’hui, Ilulissat est la 3e ville du pays et sa première destination touristique. Il est vrai que le contraste est saisissant entre la colline aux maisons vivement colorées et la baie blanche de glaces, où les paquebots doivent composer avec les icebergs pour parvenir au mouillage.Vous aurez le choix entre 2 excursions :
Excursion 6 : Sermermiut et le fjord de glaces (durée 2h30)
Un débarquement en chaloupes nous amènera au port, d’où commence une promenade menant, en traversant à pied une toundra fleurie, à un point de vue unique qui domine le fjord d’Ilulissat. Ici se trouvait l’établissement Inuit de Sermermiut. Des fouilles archéologiques ont révélé la présence successive des trois civilisations du Groenland pré-colonial : culture de Saqqaq (2000 à 700 av. J.-C.), culture de Dorset (900 av. J.-C. à 1500) et culture de Thulé (1200-1800). Le village fut abandonné en 1850 car les mouvements du glacier tout proche menaçaient sa sécurité. Ses habitants furent rapatriés vers Ilulissat, cessant d’être « le peuple sur la glace », traduction littérale du terme Sermermiut.
Cette excursion nécessite environ 2 heures de marche, elle est limitée à 180 participants.Excursion 6A : Le fjord de glaces par la mer (durée 2h)
Seuls de petits bateaux de pêche peuvent circuler là où le fjord Ilulisat Kangerlua s’ouvre dans la baie de Disko. Ici, la mer est barrée d’icebergs monumentaux. Pour parvenir à cette embouchure, ils ont déjà parcouru les 40 km du fjord, au fond duquel se trouve leur glacier d’origine, Sermeq Kajjaleq. C’est l’un des plus gros producteurs de glace de l’hémisphère nord. Avançant de 20 à 35 m par jour, il déverse dans le fjord des tonnes de glace chaque jour !
La promenade s’effectue dans un silence ouaté de neige. Seul élément vivant, les mouettes postées ça et là en vigies impassibles. Parfois, le calme est troublé par une détonation, un grincement. Les Inuits pensent que c’est « la glace qui chante ». Les glaciologues disent que c’est « le glacier vêle ses icebergs » dans la mer.
Cette excursion est limitée à 400 participants.Appareillage pour Sisimiut. Repas et nuit à bord.
- 12ème jour - Mardi 3 août : Sisimiut
Escale de 12h00 à 19h00.
Le bateau sera en rade de Sisimiut. Le débarquement se fera en chaloupes (sous réserve des conditions météorologiques).
Le matin, conférence, présentation d'escale. Déjeuner à bord.Escale libre
Johann Ludwig Holstein, proche conseiller du roi danois, donna son nom à l’établissement danois qui s’installa ici en 1756. Sssimiut (« le peuple dans les cavernes au renard ») devint pour deux siècles Holsteinborg. Bénéficiant d’un port libre de glace toute l’année, la ville devint un grand centre de pêche et, avec 6 000 habitants, la deuxième ville du pays.
Les collines dominant le port accueillent encore un quartier ancien, où l’on peut voir par une Eglise bleue remontant à 1771-1775, le plus ancien sanctuaire luthérien du pays ; et une église rouge, datant de 1926.
En remontant vers le plateau où se prolonge la ville moderne, on croise diverses fabriques artisanales, où sont construits des kayaks et produits des tupilait. Dans la culture traditionnelle inuit, un tupilak était l’instrument d’un rituel de mauvais sort. Hybride d’homme et d’animal, aux proportions déformées, la figurine était taillée dans de l’ivoire, une dent, un os. Seul un chaman pouvait la manier sans danger. L’efficacité magique exigeait autrefois le secret le plus absolu, sur le créateur comme sur la victime.Appareillage pour Kangerlussuaq. Repas et nuit à bord.
- 13ème jour - Mercredi 4 août : Kangerlussuaq/Paris
Le matin, le bateau sera en rade de Kangerlussuaq. Le débarquement se fera en chaloupes.
Débarquement et transfert pour l’aéroport de Kangerlussuaq. Envol pour Paris.
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Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites ou de modification des horaires des vols domestiques. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour limiter cela à des modifications dans l'ordre des visites, ou, éventuellement, à vous proposer des prestations de remplacement de qualité équivalente.









