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INTERMEDES
60, rue La Boëtie
75008 Paris
Tel. 01 45 61 90 90
Fax 01 45 61 90 09

Version 2008. La version 2009 de ce programme est en cours de préparation.

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Le Japon

De Tôkyô à Kyôtô

A L’occasion du Festival Jidai Matsuri a Kyoto

Circuit 11 jours

 

" Vivre seulement l’instant présent, savoir se donner tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, des cerisiers en fleurs et des érables rougeoyants, chanter, boire, se divertir juste en flottant comme la calebasse emportée par le courant: voilà ce que nous appelons le monde flottant." Asa Ryoi, Contes du Monde Flottant, 1661. Pendant la période Edo une société japonaise nouvelle, une "bourgeoisie" en quelque sorte, émerge mettant à l’honneur une certaine modernité de mœurs qui va à l’encontre de la société traditionnelle… ce contraste subsiste toujours dans le Japon actuel. C’est sans doute même l’une des caractéristiques majeures du Japon. Eprouver le calme des jardins au cœur des industrieuses mégalopoles, assister à la cérémonie du thé ou essayer le dernier appareil photo le plus hi-tech… Une volonté fébrile de travailler et de réussir côtoie la pratique de la méditation Zazen qui permet d’ "apaiser les troubles de l’âme"… Le pays du monde flottant, le Japon, est une civilisation à part entière où les codes sociaux ne sont pas les nôtres, où l’esthétique se fonde sur la contemplation de l’éphémère où tout peut exister comme son contraire…

 


Premier jour: Paris / Tôkyô.

Départ le soir à destination de Tôkyô sur un vol régulier. Dîner et nuit à bord.

 

Deuxième jour: Arrivée à Tôkyô.

Arrivée en début d’après-midi et transfert en ville.

Il est difficile d’évoquer Tôkyô tant cette ville, où plutôt cette mégalopole est contrastée. Un peu d’histoire… D’abord lieu de résidence d’un seigneur de la guerre à l’époque féodale, un Daimyô, en 1456, cette petite place forte attendra 150 ans pour que Ieyasu Tokugawa, fondateur du clan du même nom et premier shôgun, y installe son quartier général. Edo voit alors le jour, devient capitale de la dynastie et donne son nom à toute une période : celle d’Edo. Ce n’est qu’à l’ère Meiji, au XIXème siècle qu’Edo est rebaptisée Tôkyô « la capitale de l’Est » pour la distinguer de Kyôtô. Il faut garder à l’esprit qu’en 1840, Tôkyô était déjà la plus grande capitale au monde devant Londres. Aujourd’hui, des venelles de l’ancienne Edo aux gratte-ciel de la Tôkyô moderne, c’est une agglomération de près de 30 millions d’habitants que nous allons découvrir…

• Dès cet après midi, nous partirons à la découverte de Ueno Goyen. Investie dès la période Edo par les daimyôs, la colline d’Ueno est stratégique par sa situation dominante. Son parc recèle l’ensemble des Musées Nationaux du Japon dont le Musée National de Tokyo qui regroupe la plus grande collection d’art japonais et asiatique du pays : laques poudrées d’or, panneaux de Kanji, paravents et statues.

• Ensuite, nous nous dirigerons vers le cœur de la mégapole pour une courte promenade aux abords du Palais Impérial.

Transfert et installation à l’hôtel.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Troisième jour : Tôkyô, entre Tradition et Modernité.

• Découverte du quartier d’Asakusa qui nous fera goûter l’atmosphère de l’ancienne Edo et du Tôkyô populaire. Théâtres, petits bars, maisons basses en bois…vous déambulerez à travers Nakamise et les rues adjacentes jusqu’au temple Sensô-ji qui abrite la statue d’Asakusa Kannon, dédiée à la déesse Kannon en passant par des portes et des échoppes. Le contraste, lorsque l’on aperçoit l’immeuble Asahi, dont Starck assuré le design, est fulgurant : la tradition rattrapée par la modernité…

Déjeuner en cours de visites.

 

• En début d’après-midi, découverte du Musée Nézu connu pour sa très belle collection d’art traditionnel, notamment le sublime Paravent aux Iris d’Ogata Kôrin mais aussi pour son jardin.

• Puis, nous nous rendrons dans le quartier d’Harajuku, quartier essentiellement fréquenté par les adolescents qui jouent aux rockers avant de s’assagir et de devenir de braves Salarymen (salariés). Mais c’est également le quartier de la mode avec ses nombreux magasins de grandes marques internationales. A proximité, nous découvrirons le jardin et le sanctuaire Meiji Jingu, havre de paix dans le tumulte de la ville. Le sanctuaire fut achevé huit ans après la mort de l’empereur Meiji, en 1920, pour faire entrer le monarque au panthéon des divinités shintoïstes.

• Nous visiterons le Musée privé Ota qui abrite une collection d’estampes, dites Ukiyo-e qui sont littéralement les « images du Monde flottant »,  incomparable. Situé dans une maison de ville, ce petit musée propose des estampes des plus grands maîtres comme celles de Kitagawa Utamaro qui marqua l’apogée de cet art au XVIII ème siècle.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Quatrième jour: Tôkyô, Nikkô, Tôkyô.

(250 km)

Départ pour Nikkô.

"Qui n’a pas vu Nikko, n’a pas le droit d’employer le mot magnifique" (Proverbe japonais). A 150 km de Tokyo, Nikkô, site classé au Patrimoine mondial de l’humanité, nous permettra de découvrir l’un des plus beaux ensemble de temples au monde. Les sanctuaires et temples de Nikkô, ainsi que le cadre naturel qui les entoure, constituent depuis des siècles un lieu sacré où se sont élevés des chefs-d'œuvre d'architecture et de décoration artistique. Ils sont étroitement liés à l'histoire des shoguns Tokugawa. Associé à la perception shintoïste des rapports avec la nature, où les montagnes et les forêts ont une charge sacrée, ce lieu est un sujet de vénération.

Le Tôshô-gu est l’hommage d’un petit-fils à son grand-père le fondateur du shogunat des Tokugawa. Cette période correspond à notre XVIIème, baroque, et déploie la même emphase décorative et architecturale. Vous verrez notamment la célèbre Trinité simiesque : les Trois singes de la Sagesse « Ne pas écouter le mal, ne pas dire le mal, ne pas voir le mal ».

• Puis, nous nous rendrons au temple Shintô Futarasan en empruntant la fameuse route sinueuse nommée Irohazaka.

Déjeuner dans un restaurant.

• Départ par la route vers la cascade de Kegon et le lac Chuzenji. En partant, vous passerez par l’avenue des Cèdres qui fait environ 38 km de long, œuvre d’un seigneur, un daimyô, du Shogunat qui transplanta plus de 40 000 arbres de son fief comme tribut offert à son shôgun. La route qui monte vers le lac est escarpée. Ce lac de cratère a souvent la couleur sublime de l’Indigo et la cascade de Kegon qui en découle chute de 96m vers la rivière Daiya qui coule à Nikkô.

Retour à Tôkyô.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Cinquième jour: Tôkyô, Kamakura, Tôkyô. (100  km)

Départ à destination de Kamakura.

 

• Capitale autoproclamée du premier gouvernement militaire nippon, Kamakura est blottie au sein d’un amphithéâtre naturel de collines. Pendant plus de 150 ans, le bouddhisme Zen rayonnera sur le Japon transformant en profondeur le paysage religieux nippon. Souvent surnommée « Petite Kyôto » en raison de sa richesse patrimoniale et de la formidable continuité stylistique du site, nous débuterons les visites par le grand Bouddha ou Daibutsu, chef d’œuvre de la statuaire monumentale japonaise, en bronze fondu vers 1252, il atteint une hauteur de 12 m environ et pèse près de 124 T. C’est la représentation d’Amida le Miséricordieux. Le bâtiment qui abritait la statue aurait paraît-il été détruit par un tsunami, à la fin du XVIème siècle.

Déjeuner dans un restaurant.

• Les visites se poursuivront avec, entre autres, le Kencho ji et sa Cloche classée Trésor National ainsi que le temple Engaku ji, qui conserve une Dent de Siddharta Gautama, le Bouddha historique.

Retour vers Tôkyô dans l’après-midi.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Sixième jour: Tôkyô, Kyôto (en train).

Départ à destination de Kyoto par le train Shinkansen. Arrivée en fin de matinée.

Déjeuner dans un restaurant.

Kyôto, l’ancienne Heian-kyô, fut la deuxième capitale impériale du Japon. Fondée en 794, elle amorça l’une des périodes les plus brillantes de l’histoire japonaise. Une époque de culture raffinée, élégante, précieuse, éminemment aristocratique, qui vit l’essor de la littérature japonaise : poésies, journaux et même romans. La période de Heian prit fin en 1185. Le pouvoir politique passa alors aux mains des guerriers. Kyôto resta néanmoins la résidence de l’empereur et donc la capitale officielle jusqu’en 1868. A cette date, et pour marquer l’entrée du Japon dans l’ère moderne, l’empereur en transféra la capitale à Tôkyô.

Kyôto reste, aux yeux des japonais, l’écrin préservant les arts traditionnels des vicissitudes de l’Histoire. C’est la ville qui compte le plus de Trésors Nationaux, notamment dans le domaine de l’architecture et de l’art du jardin. D’autant que, à l’instar de Nara, la ville fut épargnée par les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale.

• Le Gingaku-ji ou « Temple du Pavillon d’argent », que nous visiterons en premier lieu, fut construit par le 8ème shogun Ashikaga Yoshimasa, à la fin du XVème siècle. Esthète à l’instar de son grand-père Yoshimisu, patron des arts, il voulut, lui aussi, édifier un pavillon aussi resplendissant que celui de son aïeul. Quant au pavillon, il voulut qu’il soit couvert de feuilles d’argent. Hélas, Yoshimasa mourut avant que les feuilles d’argent ne soient posées …et le pavillon ne fut jamais argenté mais en conserva néanmoins le nom. Cet esthète averti avait peu de goût pour la politique et laissa son pays sombrer dans la plus sanglante anarchie.

 

• Le Sanjusangendô est l’appellation familière d’un temple bouddhiste du XIIIème siècle. Il abrite une extraordinaire collection de statues de cette époque, dues à quelques-uns des plus grands maîtres japonais. Le clou de cette collection est un ensemble unique de mille et une statues de Kannon, le bodhisattva de la compassion, sculptées en laque sèche.

• Le Kiyomizu-dera, ou « Temple de l’Eau pure », est situé aux limites sud-est de Kyôto, au pied des montagnes qui entourent presque complètement l’ancienne capitale japonaise.  A l’extrémité d’une longue allée très achalandée,  bordée de boutiques d’artisans et surtout de céramistes, se dressent les nombreux pavillons du temple, dont le bâtiment principal, adossé à la colline, est soutenu par un ensemble impressionnant de pilotis. C’est peut-être, d’après la tradition, le plus ancien temple de Kyôto. Si le bâtiment le plus ancien ne remonte pas au-delà du XIIème siècle ; les plus récents furent édifiés au XVIIème siècle.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Septième jour: Kyôto.

• Voici une journée entière que nous allons consacrer à la découverte de la capitale culturelle du Japon. Kyôto a su conserver les manières courtoises et la langue châtiée d’un Japon quelque peu suranné. Toutefois, en-dehors d’être la première destination touristique du Japon, Kyôto est aussi son deuxième centre universitaire avec son lot de jeunes excentriques et cette ville reste très animée de jour comme de nuit. Ce matin, nous visiterons ce que l’on peut considérer comme les trois plus beaux monuments de Kyôto.

Nijô-jô ou le « Château de la Deuxième avenue » fut la résidence officielle des shogun ou dictateurs militaires de la famille Tokugawa qui gouvernèrent le Japon de 1603 à 1868. C’est le seul exemple qui subsiste d’une résidence des grands hommes politiques du Japon de cette époque. Les lignes maîtresses du Palais sont sobres et épurées et contrastent avec l’ostentation et la richesse de la décoration intérieure. Cette décoration illustre à merveille l’Ecole des Kano : parements métalliques ciselés, panneaux de bois ajourés et cloisons mobiles peintes avec une virtuosité tant dans la touche que dans le choix de la palette C’est dans l’une des salles de ce palais, qu’en 1867, le quinzième et dernier shogun Tokugawa abdiqua et remit symboliquement à l’empereur ses pouvoirs politiques. Un tournant dans l’histoire nippone car, de pays isolé et quasiment autarcique pendant trois cents ans, le Japon, vingt ans plus tard, devenait une des premières puissances mondiales...

 

Puis, nous assisterons au défilé du Jidai Matsuri ou Grand Festival de l’Histoire, moment fort du voyage. Il s’agit d’une procession somptueuse en costumes traditionnels représentant les époques historiques les plus importantes.

 

Déjeuner sous forme de pique nique.

 

• Le Ryôan-ji est un temple appartenant à la secte bouddhique zen. Il est situé dans les faubourgs nord-ouest de la ville de Kyôto, encadré par des montagnes boisées. Le temple fut fondé au XVème siècle. Il est surtout connu pour son jardin « sec », considéré comme le plus caractéristique et le plus équilibré du genre, qui a laissé et laisse encore des générations de visiteurs recueillis dans une contemplation silencieuse à la recherche d’un message abstrait que dissimulerait l’agencement des graviers et des roches immuables du jardin.

• Le Kinkaku-ji ou « Pavillon d’Or » est situé non loin du Ryôan-ji. Ce fut, à la fin du XIVème siècle la résidence du 3ème shogun de la famille Ashikaga, laquelle gouverna le Japon du XIVème au XVIème siècle. Esthète raffiné, le shogun Ashikaga Yoshimitsu fit construire au bord d’un étang un somptueux pavillon de réception. Edifié sur trois étages, chacun d’un style différent, il fit recouvrir les deux étages supérieurs de feuilles d’or. Le pavillon doré se mirait ainsi dans les eaux de l’étang parsemé de roches et d’îlots boisés de pin. A sa mort, en 1408, il légua sa résidence à la secte zen Rinzai. Le merveilleux pavillon d’or, seul vestige intact au XXème siècle de ce que fut la résidence du shogun Yoshimitsu, donna au temple son surnom familier. L’écrivain japonais contemporain Mishima Yukio, le rendit célèbre dans son roman homonyme.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Huitième jour: Kyôto, Nara, Kyôto.(80  km)

• Notre première visite ce matin, sera pour l’Hôryû-ji, situé un peu au-delà de la ville de Nara. Le Hôryû-ji est le plus ancien temple conservé au Japon. Sa fondation remonte au VIIème siècle de notre ère. Deux des édifices du monastère, la pagode et le Kondô, seraient les plus anciens édifices en bois existant dans le monde. Ils auraient été construits vers 620. Dans la pénombre du Kondô, on peut également admirer les plus anciens exemples de la statuaire en bronze japonaise qui remontent à la même époque, objets de dévotion placés dans cette salle de prières depuis près de mille quatre cents ans. D’autres objets d’art précieux, remontant aux VII et VIIIèmes siècles, sont également conservés dans le musée du monastère. L’Hôryû-ji est attaché à la mémoire d’un des plus célèbres personnages historiques, devenu semi-légendaire, connu sous son nom posthume de Shôtoku-taishi. Régent du Japon à l’aube de son histoire, il protégea le bouddhisme, entama les premières liaisons directes avec la Chine et s’efforça par ses édits de moraliser, d’organiser et de centraliser l’Etat. Il fut le fondateur de ce monastère. La partie orientale du Hôryû-ji fut édifiée au début du VIIIème siècle sur l’emplacement même du palais du prince Shôtoku.

• La deuxième partie de nos visites sera consacrée à la ville de Nara proprement dite dans laquelle nous admirerons trois monuments parmi les plus connus. Nara fut la première capitale fixe du Japon, fondée en 711. Elle perdit ce rôle assez rapidement toutefois, dès la fin du VIIIème siècle, au profit, quelques temps plus tard, de Heian-kyô, l’actuelle Kyôto.

• Le Tôdai-ji ou « Grand Temple de l’Est » fut édifié en 752 par l’empereur Shômu et son épouse, l’impératrice  Kôken, qui lui succéda sur le trône. Son érection avait pour but d’affirmer en quelque sorte le pouvoir de l’empereur sur l’ensemble du pays. C’est en fait un vaste ensemble d’édifices et de pavillons divers, éparpillés dans un parc peuplé de daims, espèce particulière au site. L’édifice le plus impressionnant  est sans conteste la salle de prières principale, appelée aussi la Salle du Grand Bouddha. Elle renferme un énorme bouddha de bronze de 16 m. de haut. Le bâtiment est à l’avenant… et les Japonais affirment qu’il s’agit du plus grand bâtiment en bois du monde. Or, bouddha et bâtiment, depuis le VIIIème siècle, ont subit les aléas du temps : guerres, incendies, séismes, foudre prélevèrent leur tribut… Du grand bouddha d’origine et du bâtiment qui l’abritait, il ne reste plus grand-chose et ils durent être restaurés à plusieurs reprises. La statue conserva néanmoins ses proportions (gigantesques pour l’époque), et fut sans conteste, jusqu’à nos jours, la plus grande statue de bronze jamais fondue par la main de l’homme. Objet propitiatoire, l’empereur avait ordonné son érection en vue de conjurer les calamités que connaissait alors la nation. Quant au bâtiment qui l’abrite, considéré encore aujourd’hui comme la plus grande construction en bois du monde, sa longueur actuelle ne représente que 40% de celle du bâtiment original. Qui plus est, au VIIIèmesiècle, deux pagodes mesurant respectivement 100m de hauteur l’entouraient de part et d’autre…

 

Déjeuner en cours de visites.

• Le Kofuku-ji appartenait à la grande famille des Fujiwara. Des structures originelles du VIIIème, il ne reste rien. Les plus anciens pavillons du Kofuku-ji ne remontent pas au-delà du XIIème siècle. En revanche, le monastère a conservé un remarquable ensemble de statues, donations des grands personnages de ces époques lointaines ; la plupart, les plus belles, datent des VII / VIIIèmes siècles.

• Non loin de là, au milieu de la forêt, au pied de la colline sacrée, le sanctuaire Kasuga est dédié aux ancêtres divins et mythiques de cette même famille Fujiwara. On le surnomme le « sanctuaire des 3000 lanternes » ; la coutume veut que l’on offre en ex-voto aux divinités tutélaires, une lanterne, qu’elle soit de pierre ou de bronze.

Retour à Kyôto.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Neuvième jour: Kyôto, Shigaraki (musée Miho), Uji, Kyôto. (70  km)

Ce matin, nous quitterons Kyôto et son passé pour aborder le Japon contemporain. Le Musée Miho, perdu dans les montagnes de Shigaraki au centre du Japon, est dû à une fondation privée japonaise. La fondatrice, Mihoko Koyama, avait, aux cours des ans, assemblé une riche collection d’ustensiles liés à la cérémonie du thé. Enrichie plus tard d’œuvres d’arts les plus diverses, elle décida de créer un musée en pleine nature, au-milieu des montagnes du centre du Japon. Elle en confia la réalisation au célèbre architecte sino-américain I. M. Pei. Le musée fut terminé en 1996. Il se compose essentiellement de deux parties bien distinctes. Une aile Nord qui abrite des œuvres d’art japonaises. Et une aile Sud dans laquelle a été rassemblée une collection assez hétérogène qui va de l’art égyptien à celui de la Chine.  Déjeuner en cours de visites.

L’autre étape de ce jour sera Uji ; une ville située au sud de Kyôto, à mi-chemin entre Kyôto et Nara. C’est à Uji que furent créées, vers les VII et VIIIème siècles, les premières plantations de théiers du Japon. Encore aujourd’hui, le thé d’Uji est considéré le meilleur du pays. C’est là, au bord du fleuve, que Fujiwara Michinaga, à la fin du Xème siècle, fit construire sa résidence dans laquelle il pensait se retirer. Les Fujiwara à l’époque de Heian, et plus spécifiquement du IXème au XIIème siècle, furent la famille la plus influente du Japon. Ils avaient, au nom de l’empereur, accaparé les rênes du pouvoir et se partageaient les postes gouvernementaux. Michinaga fut le plus éminent d’entre eux. Un demi-siècle après la construction de sa résidence, le fils de Michinaga, Yorimichi, en fit un temple bouddhique : le Byôdô-in. Dans la salle de prières principale, le Pavillon du Phénix, on installa une statue de bois doré représentant Amitabha, Amida en japonais, le Bouddha de l’Ouest, dans le paradis duquel ses pieux fidèles aspirent à renaître en béatitude au terme de leur cycle transmigratoire. La statue fut commandée à Jôchô, l’un des premiers grands maîtres de la sculpture japonaise, fondateur, à Nara, d’un célèbre atelier. La sérénité de la composition et l’équilibre des formes en fait l’un des chefs-d’œuvre de l’art plastique japonais. En outre, le Pavillon du Phénix, appellation tardive,  est l’un des rares exemples qui subsistent de l’architecture de cette époque.

Nous aurons l’occasion d’assister à une cérémonie du thé.

 

La cérémonie du Thé : Quintessence de l’âme japonaise.

 

Cette cérémonie nécessite calme et concentration. Elle est intrinsèquement liée à l’art floral, Ikebana et à la calligraphie. L’amertume du thé vert préparé en émulsion était l’occasion d’organiser des concours dans les plus hautes sphères de la société. Les prix étaient des porcelaines de grande qualité. La cérémonie du thé fut très vite associée à l’appréciation des œuvres d’art et élevée à la hauteur de la méditation Zen en tant que discipline spirituelle. L’ostentation  et le luxe, apanages de la haute société, furent totalement écartés de la cérémonie au profit des notions de « l’humble beauté » et du dépouillement.  La codification de la cérémonie date de la fin du XVIème siècle. Sous l’impulsion de Sen no Rikyû (à l’origine de la poterie Rakû), c’est une tentative d’harmonie entre l’Homme et la Nature qui est recherchée.  Après un parcours à l’esthétique initiatique (symboles des espèces végétales et de leur emplacement) à travers un parc, on arrive au pavillon du thé. On se purifie la bouche et les mains à l’aide d’une louche rituelle en bois puis on ôte ses chaussures et signes extérieurs de richesse ; puis on pénètre dans le pavillon en se baissant, symbole d’humilité. Tout est à sa place, les gestes du maître de cérémonie sont étudiés et en cohésion totale avec son environnement esthétique.   «  Chacun des actes a été déterminé par un rituel élégant et inflexible à quoi l’exécutant n’ajoute qu’un élément impondérable de grâce et de dignité. » Paul Claudel. Une expérience unique…

 

Après la visite du Byôdô-in, nous remonterons vers Kyôto, en nous arrêtant dans les faubourgs méridionaux de l’ancienne capitale impériale pour découvrir le Fushimi Inari Taisha ou « le Grand Sanctuaire d’Inari du Fushimi ». Il s’agît d’un très ancien sanctuaire shintô dédié à Inari, le dieu du riz, des « cinq céréales », du saké et, enfin, de la prospérité. Son messager est le renard, Kitsune. La couleur des sanctuaires d’Inari, très populaire au Japon, dont celui de Fushimi est le principal, est le vermillon, couleur de bon augure et vivifiante. Au cours des âges, les fidèles prirent l’habitude d’offrir au sanctuaire en ex-voto, des torii miniatures, ces portiques traditionnels qui précèdent les sanctuaires shintô. Ainsi, à Fushimi, il vous faudra, pour arriver jusqu’au sanctuaire, passer sous la voûte de milliers de ces torii d’un vermillon éclatant, du plus bel effet photogénique.

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Dixième jour: Kyôto, Himeji, Ôsaka, en train.

• Nous quittons désormais Kyôto en train pour nous rendre en premier lieu à Himeji, situé au-delà de l’immense agglomération formée par Ôsaka, Kobé et les villes annexes. Himeji se trouve sur la côte de la Mer Intérieure du Japon. Son monument le plus remarquable est son château fort, un des rares châteaux fortifiés qui ait survécu et qui est incontestablement le plus beau et le plus complet d’entre eux. Construit au tout début du XVIIème siècle, on le surnomme le « Château du Héron blanc », car donjon et  bastions aux multiples toits recourbés, s’élançant avec élégance du sommet d’une colline, dominent la ville de leur blancheur immaculée.

 

Déjeuner en cours de visite.

• Puis départ en train vers Ôsaka, le deuxième centre économique du Japon. Ville au rythme de vie effréné, en constant changement, osant toutes les audaces architecturales, vouée au travail et aux plaisirs. Du passé d’Ôsaka, qui fut très riche, il ne reste rien, disparu pendant la Deuxième Guerre mondiale ou englouti par le développement moderne intempestif. C’est donc un Japon très contemporain que nous abordons avec Ôsaka. Visite de la ville en transport en commun, ce qui nous permettra de nous plonger dans la vie trépidante de cette mégalopole. 

Dîner. Nuit à l’hôtel.

 

Onzième jour: Ôsaka / Paris.

Tôt le matin, transfert à l’aéroport. Envol pour Paris sur compagnie régulière. Arrivé à Paris dans l’après-midi.


 

Le programme culturel proposé peut être susceptible de légères modifications en fonction des changements de jours et heures d’ouverture de certains sites. Si tel était le cas, tout serait mis en œuvre pour vous proposer des prestations de remplacement équivalentes en qualité.


 

Ce voyage vous est proposé du 16 au 26 Octobre 2008,

Accompagné par Bernard SOHET, conférencier Intermèdes

 

Petit groupe de 22 personnes maximum

 

Les vols : compagnie japonaise, Japan Airlines, au départ de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. A ce jour, les horaires sont les suivants :

Paris CDG / Tokyo:      JL406                                      17h45 / 12h35 le lendemain

Osaka / Tokyo:                         JL3002                                    08h30 / 09h50

Tokyo / Paris CDG :     JL405                                       11h05 / 15h45

 

Suite à des alliances passées entre certaines compagnies aériennes, il est possible que vos vols s'effectuent sur l’appareil d’une compagnie partenaire (dite alors transporteur de fait). Dans ce cas, l’identité du transporteur de fait vous serait communiquée au plus tard 8 jours avant le départ. Il est d’usage, dans ces cas, de voir les deux numéros de vols affichés à l'aéroport. Les horaires des vols mentionnés ci-dessus correspondent à nos réservations à ce jour. La gestion dynamique des réservations par les compagnies aériennes peut nous amener dans certains cas, lorsque nous nous approchons de la date de départ, à modifier nos réservations et à proposer des vols différents. Ces vols différents seraient ou bien sur la même compagnie  (cette information vous serait alors communiquée dès que cela est connu), ou bien sur l’une des compagnies suivantes : Air France, ANA, Lufthansa, Austrian Airlines (Cette information vous serait communiquée au plus tard 8 jours avant le départ).

 

L’hébergement (classification en normes locales) :

A Tokyo, Grand Prince Hotel Takanawa Tower Tokyo 4*, à Kyoto, Hôtel Fujita Kyoto 3*; A Osaka: Sheraton Miyako Hotel Osaka 4*.

Si certains d’entre eux devaient être changés, ils le seraient pour des hôtels de même catégorie.

 

Le prix :

 3 980 Euros par personne en chambre double,

    340  Euros de supplément en chambre individuelle.

 

Ce prix est garanti pour un nombre de participants compris entre 15 et 22 personnes. Entre 10 et 14 personnes, nous nous réservons le droit de demander un supplément de prix de 95 Euros par personne. Cet éventuel supplément vous serait demandé plus de 30 jours avant le départ. Vous auriez alors la possibilité de le refuser en annulant votre inscription sans frais. Prix basé sur un Euro =  150 yens Japonais. Les réajustements de prix pour variations de change sont bien sûr calculés en fonction de la part du prix qui dépend du cours de la devise. Cette part représente environ de 30% à 60% de ce prix.

 

Ce prix comprend :

· Les vols internationaux,

· Les taxes d’aéroport ainsi que la surtaxe pour hausse du carburant à hauteur de ce qui est annoncé par les compagnies aériennes en juillet 2007, d’un montant de 200 Euros. Une éventuelle hausse ou baisse de ces taxes et surtaxes serait répercutée sur le prix au plus tard 30 jours avant le départ,

· La pension complète comme indiqué dans le programme, hors boissons,

· L’hébergement dans les hôtels mentionnés ci-dessus,

· Les trajets en autocar et en train,

· L’accompagnement culturel du conférencier Intermèdes et d’un guide local francophone,

· Les entrées dans les sites mentionnés au programme,

· L’assistance rapatriement,

· Le port des bagages.

 

Ce prix ne comprend pas :

· Les boissons,

· Le déjeuner du premier jour,

· Les dépenses d’ordre personnel,

· L’assurance complémentaire annulation, bagages et interruption de séjour. Elle est facultative et correspond à 2,9 % du montant du voyage. Vous pouvez y souscrire au moment de l’inscription.

 

Formalités pour les ressortissants français : Un passeport valide 6 mois après le retour du voyage est nécessaire. A compter du 20 novembre 2007, les ressortissants étrangers se rendant sur le territoire japonais seront soumis à la prise de données biométriques. A cet effet, ils devront, avant de franchir la frontière, au moment des formalités d’immigration, se livrer à la prise d’empreintes digitales et d’une photographie de face avant d’être interrogés par un officier d’immigration.

© Ministère des Affaires étrangères et européennes

Si vous devez prendre des engagements (pré acheminements, hôtels d'aéroports, etc.) dont les paramètres dépendent des lieux et horaires mentionnés dans ce document, et si vous ne passez pas par Intermèdes pour les organiser, nous vous invitons à prendre contact avec notre « service clients » au 01 45 61 90 90 pour vérifier qu'il n'y a pas eu de modifications de ces lieux et horaires.

 

BON A SAVOIR

Train Shinkansen : l’accès à bord de ce train se fait sans bagages. Vos bagages seront pris en charge par une société de transport de bagages et les bagages vous seront livrés le lendemain à votre hôtel. Il faut prévoir un petit sac avec quelques affaires de base pour la nuit.

 

QUELQUES INFORMATIONS PRATIQUES

 

Décalage horaire : + 8 heures par rapport à Paris. Quand il est midi à Paris, il est 20 heures à Tokyo.

 

Climat : En hiver, il fait sec et ensoleillé, la température descend rarement en dessous de zéro. En été, c’est le début de la saison des pluies, qui dure environ 3 semaines, suivie d’une période très chaude et humide. La température varie entre 20°C (Sapporo) et 30C° (Nara) selon la ville en été, et 3° à 18C° en hiver. Les saisons idéales sont le printemps et l’automne. Nous vous conseillons de consulter les prévisions météorologiques la veille de votre départ soit par Internet sur le site de TV5 Monde www.tv5.org  ou sur le site de météo123.com http://fr.weather.com soit par téléphone, Météo Consult au 08 99 70 12 34 (service payant 1,35 € l’appel puis 0.34 €/minute)

 

Santé : Aucune recommandation spécifique.

 

Change : La monnaie est le yen japonais. Vous pourrez changer vos euros sur place après la douane à l’aéroport, ou au départ de France. Le taux de change fluctue selon le marché des changes. 1 € = 162 yens (août 2007).

 

Quelques règles de savoir vivre : Le Japon reste un pays méconnu mais très attachant. Il n’y a pas de problèmes d’insécurité. Les Japonais sont extrêmement courtois, très ancrés dans leurs traditions. Ils sont travailleurs et précis, mais un peu lents. A table, évitez de planter vos baguettes dans le bol de riz à la fin d’un repas, c’est signe de mort. De même qu’il est préférable de se retirer de table pour se moucher…

En outre, sachez que les Japonais sont sensibles aux gestes amicaux. On se salue en permanence, pour cela, on s’incline souvent, les mains contre les cuisses, et souvent plusieurs fois !

 

Pourboires : La coutume du pourboire n’existe pas au Japon.

 

Electricité : 100 Volts au Japon. Munissez-vous d’un adaptateur universel.

 

Téléphone : Pour appeler de France vers le Japon, composez le 00 suivi du code du pays : 81 puis le n° d’appel.On peut téléphoner directement à partir des téléphones publics sur lesquels est inscrit "International and Domestic Telephone " avec des pièces de 100 yens et des télécartes. Mais il y a peu de téléphones publics qui acceptent la télécarte prépayée pour des communications internationales. Onpeut téléphoner à l'étranger en utilisant une compagnie téléphonique. Nous vous conseillons de vérifier les tarifs et les systèmes qui sont différents et qui varient auprès de chaque compagnie de téléphone.

 

Conseil aux voyageurs :

Pour chaque pays, le ministère des Affaires Etrangères publie des fiches « conseils aux voyageurs » sur son site Internet : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils_voyageurs_909/index.html. Vous y trouverez les dernières recommandations notamment en matière de sécurité, formalités et sant&eac